Archive for the ‘art stuff’ Category

Happy fucking shitty new year! (grins @ Dennis ^^)

mardi, janvier 10th, 2017

That’s how a song reminds me of Dennis and Françoise.
Seen that Dennis? I’ve subscribed to a god damn ‘competition’ eheh. I know you were aware before me that competitions ain’t art nor part of it, really. But I also know you would have encourage me to do so, whatever bad experiences were by the past. So be it. I took a look at what’s been publicly shared, some few submissions are great, they tell. Don’t know much about mine although I made them to tell, too. I had to keep the exif inside, you know. I hate that. I like when the solely image tells. Well, let’s hope they’re as smart as one of the judge. We’ll see in few weeks, that’s the good thing in well organized stuff: you know it quick.
Oh yeah, I read the rules, and to be honest I don’t like them. Basically, what the rules say is: you will take all the shit if there is to take, there’ll be none for us 😀 Typical of anglo-saxon law, making individuals a bit more responsible than in  latin law.
Not much to worry about anyway.

Anyway, all this reminds me I have a new series of pics to work on, the London series. Can’t really tell the name of it, secret.

No, we made shit trying to make it too perfect at the Japan Touch. I was about to write tons about cosplay, young females with less clothes, merchandizing and the feeling of it, but actually… What bothers me for real is that we’ve missed a sale. Do you know why? We had no FBM (fucking bank machine). Ok, we did not work it good, there was a cash machine near by… Well, shit happens 🙂

Otherwise it was great, it seems that people like the work I’ve done (someone told me it’s away from ‘cliché’ I appreciated that much), but to be honest (damn, I’m much honest today ^^) the public was not really into art. You know what I mean. Well, that’s how it is. Miss ya two, guys.

Hope you’re both well in my memories 😉 See you soon!

 

PS: I give you some pics I stole on instagram and so on about these crazy two days at the Japan Touch ( the deadpool one is from japan Touch Haru earlier last year 😉 ). You’ll see part of my show behind.

I add a vid too, maybe you can feel the dreamy substance behind those costumes. The first vid is fun, young girls fond of cosplay just near by us, one of them making a nice pussy dance standing front of 4 of my ‘variations’ 😉

Enjoy! And maybe I’ll give some pics of mine later.

 

Update Japan Touch 2016

vendredi, décembre 9th, 2016

Une série minimale de variations sera proposée lors de la Japan Touch 2016, en plus de la mostra de la dernière série des 18 vues de Kyoto intitulée META.

Grand format, beauté du travail graphique, accessibilité… et en exclusivité, bien sûr!

Ces œuvres seront signées sur place lors de la vente (une sorte de dédicace, mais surtout un échappatoire au manque de temps ^^).
A dans quelques heures!

Interdiction d’export aux USA et UK

mardi, décembre 6th, 2016

 

Exposition des 18 vues de Kyoto / Japan Touch 10 et 11 décembre 2016 à Lyon

vendredi, octobre 28th, 2016
Flou de nô (Kyoto 2015, F.H.P. Lornet)

Flou de nô (Kyoto 2015, F.H.P. Lornet)

Japan Touch 2016A l’occasion du week-end consacré au Japon et aux cultures d’Asie les samedi et dimanche 10 et 11 décembre 2016, vous pourrez admirer, en plus des deux séries déjà publiées, une troisième série inédite qui sera dévoilée en exclusivité lors de l’exposition des « 18 vues de Kyoto » à la Japan Touch 2016 à Lyon.

Vous pourrez, bien sûr, faire l’acquisition d’œuvres originales ou de reproductions (toutefois en nombre limité) proposées à cette occasion (pour une envie particulière, un support, un format, il faut bien sûr passer commande).

Deux œuvres originales sont d’ores et déjà réservées.

#18Vues

alcools
La réalisation sculpturale monumentale prévue initialement est reportée à plus loin, étant donné le triste agenda estival de l’artiste et la léthargie industrielle due à cette même période.

Chiendent, in memoriam

samedi, octobre 15th, 2016

Royal Academy of Arts, London 2016. Lornet-Design.

Chiendent… chiendent, même, sans majuscule.
Je me suis toujours demandé pourquoi ce pseudo, et il me semble bien, même si ma mémoire est faillible, que tu m’avais expliqué que c’était le premier mot qui t’était venu à l’esprit.
Oh bien sûr, à force de se connaître, je pourrais imaginer les dessous d’un tel mot. Mais cela restera entre nous quatre, pour le moment.
Vois-tu, quelques jours avant ton départ de ce monde qui te rendait presque malade par ses injustices et ses trop nombreuses faiblesses, je t’avais apporté un tirage d’art de mon cru, un portrait de Dennis. On avait les larmes aux yeux tous les deux à ce moment-là, mais tu étais heureuse de le retrouver tel qu’il était vraiment pour tous ceux qui l’ont vraiment connu.
Je t’avais dit « c’est une photo magique », car, pour moi, elle représente paradoxalement plusieurs états d’esprit en une seule image. De prime abord, il y a ce regard taquin, en coin, qui semble dire « on ne me la fait pas », tout en étant complice du photographe. Ensuite, il y a la liberté qui respire: « see ya’ll, je vous ai bien eu! » car oui, la liberté, c’est aussi et hélas celle de se faire la malle au moment le plus inopportun. Il y a aussi une certaine assurance et le plaisir à peine masqué d’avoir vécu un moment de complicité, alors que, couvre-chef en place, on s’apprête à partir pour regagner ses pénates après un repas qui a plus réjoui par la communion des esprits que par les mets toutefois excellemment cuisinés!

Il y a tant de choses dans cette image magique! Tant de choses… et pourtant elle n’est maintenant qu’un souvenir. La Vie s’est échappé d’elle, elle ne subsiste que par ceux qui restent et sont capables d’en parler, même avec beaucoup de mal.

Je ne savais pas, alors, que tu tentais désespérément d’apprendre à communiquer avec ce que Dennis pouvait bien vouloir te dire depuis cette sorte d’au-delà toujours innommable.
Je ne savais pas que je t’apportais, peut-être, ce moyen que tu recherchais ailleurs, alors que le désarroi t’envahissait, comme il est facile de le comprendre pour peu qu’on ait un soupçon d’humanité.
Alors, j’aime à penser que cette photo t’a permis d’exaucer ton vœu, qu’elle t’a ouvert les portes qui te restaient désespérément fermées et qu’elle t’a fait le plus grand bien.
L’esprit gamberge facilement lorsqu’il est pris dans les tourments de la douleur, et, parfois, j’ai peur de me tromper. Mais je me rappelle ton esprit enjoué et enthousiaste me disant « oui, c’est vraiment lui ». Alors, maintenant, et bien que tu manques cruellement à ceux qui te connaissaient, je souhaite que tous les deux, toi et Dennis, soyez heureux dans la mémoire de tous ceux qui ont fait un bout de chemin avec vous.

Tant il est vrai que, pas plus que le fond et la forme, l’esprit et le corps sont inséparables, l’affection de l’un se reporte toujours sur l’autre.
Il me faut donc alors penser, malgré la souffrance, que vous êtes tous deux continuellement amoureux et heureux d’avoir parcouru le chemin qui vous a lié.

Pour moi, et pour d’autres que tu connaissais bien, ton départ et celui de Dennis sont synonymes d’une profonde affliction… qu’il va falloir mettre à profit, si je puis dire sans ambages.
Il en est ainsi de la vie, et, comme disait Georg Cantor: « Je le vois, mais je ne le crois pas ». Non, vraiment, il est si difficile de le croire.

Faut-il que je me fasse à l’utilisation des systèmes de réécriture d’expressions fonctionnelles comme outil de transformation de programmes itératifs pour que l’on puisse à nouveau parler absolument de tout, sans s’encombrer de quelconques précautions oratoires, comme nous le faisions à l’envie lorsque tu étais encore avec nous?

Je ne sais trop que penser, mais tu seras toujours là, tant que nous y serons aussi.

Réponse anticipée à Michel Thomas

jeudi, septembre 8th, 2016

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Sacrée loana, va.

Le discours d’introduction de l’exposition « 18 vues de Kyoto »

mercredi, juin 29th, 2016
Le love fiorentino.

Le love fiorentino.

L’artiste par sa seule volonté change le monde. Bien sûr, c’est d’abord SON monde qu’il transforme, mais c’est aussi celui de tous les autres. Quelles que soient les réactions suscitées, ou l’absence de réactions, il y a forcément une nouveauté qui métamorphose le présent.

Il en va donc de l’art comme de toute autre activité humaine ou cosmique : c’est à chaque fois une venue au monde et une transformation du monde, aussi utile qu’artificielle.

J’ai horreur des artistes qui s’expriment à propos de leurs créations. J’aime laisser le spectateur se laisser emporter par ce que l’œuvre lui donne à penser.

Toutefois, il me faut donner quelques clés concernant l’exposition que je vous présente aujourd’hui.

La plupart d’entre vous auront compris dans le titre « 18 vues de Kyoto » le clin d’œil à Hokusai et à ses 36 vues du mont Fuji ou encore à Hiroshige et ses 100 vues  d’Edo. Il est vrai que j’apprécie beaucoup l’art de l’estampe japonaise, spécialement les représentations de paysages, dont rien que le nom d’images du monde flottant (ukiyo-e) est à lui seul un point de départ fertile pour l’imagination.

Pour l’instant, ces 18 vues regroupent deux séries, dont la première est exposée ici dans son intégralité. Une troisième série viendra compléter l’exposition et sera visible probablement à la japan Expo 2016, en décembre prochain à Lyon.

La première série, donc, est celle que j’ai nommée « Le temps n’existe pas », en référence à un ouvrage de Nelly Delay intitulé « Le jeu de l’éternel et de l’éphémère ».
Pour moi, la découverte de l’histoire du Japon à travers ses temples et ses palais a été l’occasion de saisir une partie de la pensée philosophique du shintoïsme.

Du peu que j’en connais, elle semble convenir à ma façon de regarder le monde, à travers chaque phénomène que la vie nous permet de ressentir.
C’est aussi pour cela que je l’ai appelée série verte, car elle donne à voir la célébration de la nature, de ses beautés et de ses bienfaits plutôt que son pouvoir parfois dévastateur.

Cette série inscrit l’Homme dans le monde et rappelle que sa place doit être mesurée.

La seconde série, intitulée « À temps » est une vision du Kyoto contemporain, du Kyoto de notre temps. C’est une vision prosaïque traitée selon un angle plus graphique, d’où son titre de série multicolore. Elle montre à la fois un certain désordre dans l’enchevêtrement des réseaux, qu’ils soient ferrés ou électriques et un ordre artificiel dans la volonté de régulation du monde à travers la domination du commerce marchand.

La réalité est évidemment toute autre puisque derrière un luxe affiché, le bien-être n’est souvent que de façade, au Japon comme dans bien d’autres sociétés dites occidentales.

Je n’en dirai pas plus, et pour terminer, je tiens à rappeler que cette série des 18 vues de Kyoto n’est qu’une illusion de la réalité, mais que par le choix que j’ai effectué, j’espère avoir artificiellement créé une vision de cette ville qui donnera sinon l’envie de s’y rendre, au moins un intérêt pour la culture et l’histoire du Japon, mais encore plus pour l’indicible qui l’anime.

La perte. Oraison funèbre pour Denis.

lundi, juin 20th, 2016
Denis_Hokusai

Aquarelle de Denis Webb (lac de Saint-Point) dans un autre univers, au même niveau que le lac Hakone d’Hokusai. Watercolor from Dennis Webb (lake of Saint-Point) in another universe, at the same level of the « hakone Lake » from Hokusai.

Le couac. Anneaux de calcaire en ronde-bosse, taillés dans la masse. Symbole de l'amitié qui liait mes grand-parents paternels avec un ouvrier portugais, tailleur de pierre de son état, venu rénover la bâtiment ecclésiastique du coin, et à qui ils ont offert le gîte et le couvert. Reproductions des statuettes de Cernavodă (Roumanie) datant de l'époque néolithique. / Jarring note (=couac in french, pronounced like Kwak/quack). Chalky rings sculpted in the round cut from solid. Symbol of the friendship between my grand-parents (father's side) and a portuguese worker, stone carver working on the repair of the church near by, to whom they offered board and lodging. Reproduction of Cernavodă figures (Romania) dating from neolithic and known as "the thinker".

Le couac (voir le title ou le alt).

J’ai perdu un ami avec qui nous avions décidé d’un commun accord de nous perdre nous-mêmes. C’était un être sensible et engagé, en colère parfois et souvent intransigeant sur la manière de faire et l’art de bien-faire (des fois c’était too much, quand même, hein).
C’était un artiste. Pas de ceux qui promènent leur chien pour se faire des amis, non. Evidemment issu d’une génération avec ses travers, il avait la douloureuse conscience de tous ceux qui ont traversé les époques d’un siècle tumultueux dont les promesses n’ont jamais été tenues.
Il m’a fait découvrir quel intérêt il y avait à aimer le papier, sa texture, la façon dont il reflète ou pas la lumière, la chaleur qu’il dégage… les possibilités qu’il engendre. C’est grandement en partie grâce à lui que j’ai finalement compris que le travail de la photo prenait du temps, que la prise de vue était la clé de l’expression d’une sensation possiblement jamais comprise par personne d’autre que l’artiste lui-même… mais qu’il fallait, qu’il faut la faire. Qu’il faut se donner le mal nécessaire pour la montrer, la partager avec d’autres, quitte à n’en jamais avoir aucun retour, aucune récompense, carrément pas de reward.

C’est le lot de tous, bien que peu le sachent: souffrir.

Ce qu’il y a de plus important dans l’art, c’est le moment où s’agitent les relations qu’il procure, les rencontres vraies et où occurre ce bout de chemin qu’on fait parfois côte à côte, pour le meilleur et pour le pire, bien sûr.

See ya, Denis, you’ll be forever in my soul.

 

Translation for Debbie (not to say a translation is always a treason)

The loss. Funeral oration for Dennis.

I’ve lost a friend with whom we both agreed to lose ourselves. He was a sensitive and engaged being, sometimes angry and often uncompromising on the approach and on the art of the do good (sometimes, that was a bit « too much », though).
He was an artist. Not one of those walking the dog to socialize, no. Of course, from a generation with its peculiarities, he had the painful consciousness of all those who’ve been through the times of a rough century which promises were never kept.
He made me discover the good in loving paper, its texture, the way it reflects the light or not, the warm out of it… possibilities it brings. It’s much thanks to him that I’ve finally understood photography work take some time to be done, that shooting was the key of the expression of a sensation possibly never understood by any other people than the artist himself… but that it has to be done, that it is to be done. That one has to make a necessary big effort to show it, to share it with people, even if no return has to be expected, no recompense, no reward at all.

That’s the lot of everyone, while a few got it: suffer.

What is most important in art, is the moment when true relationships are shaking, the real relationships and where happens this part of the road we do side by side, for the best and the worst, of course.

See ya, Dennis, you’ll be forever in my soul.

Broth

dimanche, avril 24th, 2016

resistance7428 de l’ère d’Orione. Dernier câble avant terminaison finale.
Les tentatives d’évacuation vers d’autres systèmes ont toutes échouées.

La logique de feeding à basse consommation  est à bout.

vietataLes seuls survivants sont les hautes classes. Leur espérance de vie est de 3 années et 18 mois à plus ou moins 6 mois calibrés. Les descendants n’auront aucun espoir de survie.