Lapin au foin

janvier 11th, 2018

Lapin au foin, colibri à l’eau de vie, et entonnoirs fumés. C’est le menu.
La voix est rouillée de n’avoir pas servi comme telle depuis vingt ans, les doigts aussi, mais ça fera un marqueur (autant dire une un-nécessité).
F.H.P. Lornet (lyrics et sing) sur Taylor 410, DeArmond 210, Røde NT-2, Acus OneforAll et carte son pas faite pour ça, mais bon 🙂

Conte concis tout public.

Le plein des sens

janvier 8th, 2018

A l’heure où les médias, c’est à dire la presse en général (sauf le diplo et surtout le Canard), s’échinent à prouver que leur place systémique est indispensable en faisant appel à des noms ronflants de soi-disant personnages illustres d’un passé évidemment fini, il est bon de penser le « pourquoi », au lieu de se faire avoir comme des bleus (de minions) en écoutant les sornettes sur le Kompotisme 🙂

Alfredo Gomez-Muller : « Le capitalisme enferme la vie humaine dans un monde qui n’a pas de sens »

lamor

décembre 9th, 2017

Un p’tit billet d’humeur? Tiens, pourquoi pas.
Finalement, pourquoi ne pas écrire sans relire, sans scrupule, ce qu’on a là-dedans.
Je regarde avec navritude cette bande de privilégiés qui, même dans leurs bonnes œuvres qui ne sont que fraudes fiscales à peine déguisées, viennent se recueillir sur la dépouille d’une marionnette.
Ah oui, il avait une voix. Mais il n’a rien créé. Il a été le pantin de cet après guerre qui n’a sourit qu’à bien peu, laissant sur le carreau une partie toujours grandissante de cette société mainte fois dénoncée par ceux qui avaient la rage et qui, aujourd’hui, vieux et affaiblis, retournent leur veste en embrassant des poulets pour des prétextes futiles.
Comme pour toute chose, le minimum syndical c’est qu’il y a au moins plusieurs faces. Bien sûr.
Mais comment ne pas voir la facilité du remue-foules par l’émotion simple de ceux qui y croient, de ceux qui, sensibles, sont finalement dupés par les rupins profiteurs gentils pourvoyeurs d’emplois qui ont absolument tous les moyens de le faire?
En ces périodes de deuil, marques du passage de la vie que chacun, avant de s’éteindre, espère traverser, il faut plus que jamais s’étreindre de la moindre vanité.
Respecter la souffrance des proches et des amis, mais sans jamais être dupe de la malveillance d’une humanité qui fout le camp.

Voilà pourquoi la mort est le moment privilégié de l’amor.
Le temps est alors propice à la résurgence d’une conscience, d’un combat, d’une lutte, après l’accablement et la douleur.

Un logo sur une vapoteuse?

décembre 2nd, 2017

Rien de plus facile pour un pro de l’image d’insérer son logo sur sa box de vapoteuse (déjà datée de 2016, car aujourd’hui les box ont un écran 256 couleurs au moins, et une interface tactile hyper chiante à utiliser vu que c’est minuscule).

Ma tête en vrac

novembre 8th, 2017

Une pointe de sarcasme à propos de la computation, mouhaha. Effectivement, stoumoua.

Pour Anne, ma maman

octobre 24th, 2017

En remerciement à tous ceux qui ont eu une pensée pour elle et tous ses proches, à tous ceux qui nous ont témoigné tant d’affection par leur simple présence et leur compassion, voici le texte que j’ai lu aux funérailles de ma maman, le 11 octobre 2017 en l’église Saint-Bernard de Fontaine-lès-Dijon:

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« Quand on n’a que l’amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour »

(Jacques Brel)

 

Maman,

Tu t’es éteinte le jour de la Saint-François d’Assises, le jour de ma fête, que je n’aimais plus trop fêter parce que je trouvais ça… trop hasardeux, et que j’oubliais souvent.
Tu peux être sûre que dorénavant ce jour aura une importance toute autre que celle d’avant.
Ce sera le jour des comptes que tu faisais pour ma modeste activité et pourtant avec un soin tout particulier, professionnelle comme tu l’étais, comme s’il s’agissait d’une question essentielle.
Ce sera le jour des chants accompagnés de guitares, qu’ils chantent la joie ou la tristesse, le bonheur ou la vanité, qu’ils glorifient la vie ou damnent la mort, comme tu le faisais à la chorale de l’Eau Vive.
Ce sera le jour des images et des voyages au bord de l’eau que la cruelle maladie t’interdisait déjà, il y a si peu, ne serait-ce que d’envisager.
Ce sera le jour de ripailles et d’enivrement pour que la mémoire, à la pierre de touche de l’oubli, rappelle à chacun ta présence et ta douceur.
Tu voulais que ces funérailles soient à ton image, sérieuses, pieuses, et finalement joyeuses.
Mais aussi porteuses d’un bonheur qui t’est désormais offert dans l’éternité et dans les âmes de ceux qui restent et qui se souviendront toujours de ce que tu as été pour eux, qui t’appelaient Nanou.

Maman, tu as été plus courageuse que je ne le serai jamais devant une maladie dont tu savais par avance qu’elle te serait fatale.
Parce que tu avais côtoyé et aidé de nombreux malades au sein de la Ligue contre le cancer, parce que tu avais vu ta propre maman, Emmanuelle, succomber aussi trop jeune à ce vil destin qui fait hélas notre humanité, parce que tu aimais aider ceux qui en avaient besoin, tu as trouvé la force de faire face, combative, à la douloureuse résolution de tes souffrances.

Adieu, maman, pour toi je crois au paradis, car comme disait Jacques Brel :

« Parce que c’est tellement beau [tout cela] / Quand on croit que c’est vrai. »

 

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Lecture

octobre 5th, 2017

La race humaine est décevante : d’un côté, il y a ceux qui, peut-être par instinct de survie, sont bêtes, et de l’autre, il y a ceux qui qui préfèrent choisir de ne jamais réfléchir.
Deux faces de la même et sempiternelle pièce. Il semblerait que tout l’allant de l’humanité soit dirigé vers un gaspillage en règle de ce dont la vie lui a fait don.
Chacun badine avec ses petites facultés, se contente de jouir de sa propre bêtise, en pensant que finalement, si le monde est tel qu’il est, c’est certainement pour une bonne raison, et que c’est bien comme ça, que c’est bien comme c’est.
L’optimisme politique béat, qui pense rassembler une communauté, est un autre trait de l’absence quasi totale de conscience de ceux qui toutefois en profitent à leur avantage.
On s’affaire à ses petites affaires, comme emporté par une énergie trop violente pour qu’on lui résiste. Et on est médiocre.
On s’accommode de tout sans même y penser, on aime être dirigé, consciemment ou pas, on raffole du prêt-à-penser qui n’a absolument aucune saveur ni goût, mais qui, si l’on y croit très fort et très bêtement, devient le summum de l’hypothénuse.
Il y a un massacre invisible.

Voilà pourquoi je regrette parfois d’avoir une positronite adventice.

Bonne fête

octobre 4th, 2017

Aujourd’hui, c’est ma fête, la saint François d’Assise, un sacré gland devant l’éternel 🙂 . Pas de hasard avec le dernier post sur Trokon Martinet.
Pour ma fête, ma maman a décidé que plus de 4 mois de souffrance et de combat contre une AT/RT étaient suffisants. Elle a eu bien raison.

Sauvetage

juillet 6th, 2017

Trokon Martinet se repose.

130 kms aller-retour pour confier ce jeune con tombé du nid des Martinets à l’association csol.
C’est Micro, devançant Puckett, qui l’a choppé lui infligeant du même coup quelques blessures à l’abdomen et au dos. Rien de trop grave cependant, les fonctions d’évacuation et d’ingestion semblant toujours bien fonctionner.
Les martinets doivent s’élancer d’une hauteur conséquente lors de leur premier envol, sans quoi, une fois à terre, et n’ayant pas de fonction décollage, ils restent à la merci des prédateurs.
Leur poids idéal pour l’envol (sachant qu’ils sont gavés comme de gros porcs par leurs parents) doit être d’environ 45 grammes, et les ailes doivent dépasser de la queue de 15 mm.
Sinon, pouic.
Certains martinets, en voulant imiter ces crétins d’hommes, veulent sortir avant les autres pour tout un tas de raisons: manque de place au nid, chaleur insupportable (encore qu’un 34 degrés leur convienne parfaitement) ou encore simplement pour voir comment ça fait d’être con 🙂
Sachant que le repas quotidien des jeunes martinets est constitué d’une centaine de mouches, il faut confier les membres de cette espèce protégée à des connaisseurs.
Avec les hirondelles, les martinets sont une espèce protégée et il peut en coûter jusqu’à 10000 euros et 6 mois de prison quoi qu’on fasse avec ces bestioles.

Plus de renseignements sur les bestioles en tout genre sur La Hulotte qui, par ailleurs organise un concours de dessin pendant l’été 2017 pour les enfants de 6 à 15 ans: à vos crayons!

PS: baptisé Trokon Martinet, le cuistre a bénéficié d’un traitement antibiotique dès son arrivée à l’association CSOL. On demandera des nouvelles dans quelques temps.