Archive for the ‘Conseil d’ami’ Category

ForMarx

mercredi, juillet 1st, 2020

Bueno, buenas 🙂
Il s’agit lĂ  d’un maquereau (deux exactement), forcĂ©ment acquis chez un meilleur ouvrier de France, marinĂ© au mirin, au vinaigre de riz et Ă  la vinaigrette Ă  sushis (tous de haute obĂ©dience, forcĂ©mentÂČ) et dĂ©coupĂ© avec un couteau acquis chez Aritsugu, frappĂ© au nom du maĂźtre sushi, moi, fouranssisseu :).

Transféro-contretransférentiel

vendredi, avril 17th, 2020

https://www.spp.asso.fr/message-de-la-presidente-de-la-spp-concernant-la-crise-du-coronavirus-16-mars-2020/

Ça va, j’ai de la lecture avec Alice Miller.
Mais quel gĂąchis de temps et de santĂ©, quel gĂąchis social qu’implique l’incurie des dominants qui, fats de leur confortables richesses exacerbĂ©es, se foutaient d’ĂȘtre prĂ©parĂ©s selon l’amusante ritournelle de la chanson du bouc:

“prĂ©parĂ©, prĂ©parĂ©, c’conseil doit s’partager,
c’conseil doit s’partager pour s’prĂ©parer
prĂ©parĂ©, prĂ©parĂ©, exceptĂ© si t’es blindĂ©
t’as qu’une seule vie, il faut la mĂ©nager”

 

Interlude

vendredi, août 2nd, 2019

“Dans les treize portfolios que nous avons rĂ©unis, la complexitĂ© et la variĂ©tĂ© du dĂ©sir sont Ă  l’Ɠuvre, Ă  travers les sujets abordĂ©s mais aussi dans les maniĂšres de photographier. Nos obsessions et celles des photographes sont les mĂȘmes. DĂ©sir de rencontrer l’autre et de dĂ©couvrir les corps ; dĂ©sir de braver les interdits, d’ĂȘtre libre et sans tabous ; dĂ©sir inassouvissable de retrouver l’ĂȘtre cher disparu ou de remonter le temps ; dĂ©sir de vivre autrement et d’ĂȘtre soi-mĂȘme, dĂ©sir de nature, d’horizon et de lumiĂšre
”

http://www.purpose.fr/purpose10-fr.html

Enfiler un manche

dimanche, avril 14th, 2019

S’il est une partie dĂ©licate concernant la lutherie des instruments Ă  cordes, c’est bien l’association du manche avec le corps de l’instrument.
Dans le cas prĂ©cis qui m’occupe Ă  prĂ©sent, il s’avĂšre que la dĂ©coupe de la caisse a Ă©tĂ© faite trop profondĂ©ment pour que l’inclinaison du manche corresponde au plan des cordes et permette un rĂ©glage de leur hauteur (par rapport Ă  la touche) seulement via celle du pontet.
Afin de corriger ce dĂ©faut, j’ai dĂ©couvert que le manche avait Ă©tĂ© calĂ© avec un bout de bois ridicule (Ă©paisseur 2 mm) qui ne permettait pas une symbiose suffisante entre les deux Ă©lĂ©ments que sont le corps et le manche. De plus, le manque de rĂ©sistance du vide ainsi crĂ©Ă© entre le talon du manche et le corps n’a pas arrangĂ© le vissage et le filetage intĂ©rieur en a pris un coup…
Je ne sais pas s’il s’agit du rĂ©glage du manche d’origine, mais le travail a Ă©tĂ© vĂ©ritablement salopĂ© 🙂

Le meilleur systÚme connu pour régler un manche est celui des guitares acoustiques Taylor qui consiste à insérer de trÚs fines lamelles de bois entre la caisse et le manche afin que celui-ci soit parfaitement aligné. Ce réglage est permis grùce au fait que les manches Taylor sont démontables SANS devoir démonter la caisse.
Chez Taylor, ça se joue au nanomÚtre mesuré au laser, ce sont des guitares créées et fabriquées industriellement et numériquement.
Et ça marche carrĂ©ment bien, quand mĂȘme 😉
Le systĂšme de cale utilisĂ© chez Taylor permet donc un rĂ©glage ultra prĂ©cis de l’angle du manche, afin de le positionner sur le point d’Ă©quilibre qui donnera le son parfait de l’ensemble Ă  cordes.
Voyez la chose expliquée par Bob Taylor : https://www.youtube.com/watch?v=-2XnmKePcUE
C’est ce qui est appelĂ© le NT neck: https://www.youtube.com/watch?v=sguFTS-Fruc
Pour les fans, toute la fabrication est expliquĂ©e en vidĂ©o… n’oubliez pas d’aller voir celles de LarrivĂ©e et autres Martin too 😉

C’est donc en m’inspirant du systĂšme de Taylor que je vais caler ce manche de façon propre et efficace quant Ă  la transmission du son entre le manche et le corps et tĂącher de remĂ©dier Ă  ce dĂ©faut grossier indigne d’une Mosrite (quand bien mĂȘme c’est une Avenger MiJ) 🙂
Ayant conservĂ© les chutes de contreplaquĂ© de mon modĂšle en bois du drakar d’Oseberg, je vais pouvoir les utiliser.
Trouver du contreplaquĂ© de 1,5 mm doit ĂȘtre possible, mais baste, pourquoi ne pas recycler?

Il va s’agir de coller deux parties entre elles, de les percer aux endroits destinĂ©s Ă  recevoir les vis, puis de poncer la piĂšce selon un angle allant de 2 mm environ Ă  0 d’un bout Ă  l’autre de la piĂšce.
La continuité de cette planitude inclinée (shim = tapered wedge) de la cale en coin assurera la solidité du montage tout autant que son efficacité mécanique et acoustique.

Une fois le collage effectuĂ© avec une colle Ă  bois vinylique sous presse (deux planches et un gros serre-joint, un vieux Canard pour la macule), on ponce selon l’angle dĂ©sirĂ©, commandĂ© par l’angle fourni par les deux plaques de dimensions diffĂ©rentes.
Le marquage des trous Ă  percer est aisĂ©ment fait Ă  l’aide d’une cartouche de stylo Ă  bille rĂ©cupĂ©rĂ©e dans un stylo palstique cassĂ© et qui passe facilement dans les trous du corps.
On perce Ă  l’aide d’un pointeau pour avant-trous, doucement pour tĂącher de ne pas Ă©clater le contreplaquĂ©, on finit Ă  l’aide d’une pointe abrasive conique (meule Ă  rectifier…) sur un Dremmel, afin d’arriver au 4,5 mm de diamĂštre des vis bois.
Un essai est indispensable, et un ponçage de rĂ©glage fin vient terminer le travail 🙂
L’avantage du contreplaquĂ©, c’est Ă©videmment la visualisation facile des Ă©paisseurs lors du ponçage grĂące aux couches. l’inconvĂ©nient, c’est le risque d’Ă©clatement comme on le voit du cĂŽtĂ© fin.

Si les vis ont un jeu ou tournent Ă  vide dans le manche, on dĂ©coupe de fines cales de bois que l’on placera dans les trous afin que les vis retrouvent leur effet de serrage et pour s’assurer de la solidaritĂ© effective des Ă©lĂ©ments.

Pour ceux qui aiment le travail bien fait et l’ingĂ©niositĂ© requise pour se dĂ©pĂȘtrer de situations inextricables en matiĂšre de lutherie…
https://www.youtube.com/channel/UCdr6rJVSSx54ByuY5U2ohTQ
Pour vendre le matĂ©riel de lutherie que Stewart-MacDonald crĂ©e et fabrique, la meilleure solution, c’est de former gratuitement Ă  leur utilisation. Bravo et merci pour toutes ces vidĂ©os 🙂

Prendre la lumiĂšre

jeudi, mars 28th, 2019

Ah, voilĂ  que l’on recauserait de photographie, avec un tel titre?
Point! nenni! 🙂
On va causer chromes. Et le chrome pour briller, c’est un peu comme pour ces piteux ĂȘtres humains, il lui faut de la lumiĂšre et mĂȘme du soleil, dis donc 🙂
Et pour avoir du soleil, il faut Ă©liminer tout ce qui peut faire de l’ombre… A bons entendeurs… Et ils sont nombreux les nezdbeux (voir post prĂ©cĂ©dent, tiens).
🙂
Donc, pour redonner une jeunesse relative aux piĂšces d’accastillage d’une guitare Ă©lectrique vintage, il faut la dĂ©monter entiĂšrement et tout nettoyer.
Outre l’utilitĂ© d’un dĂ©montage pour s’assurer de la vintagitĂ© de l’objet et d’Ă©ventuelles modifications ainsi que de la bonne santĂ© de tous les Ă©lĂ©ments, cela permet de trouver de tout aussi Ă©ventuels numĂ©ros de sĂ©rie ou autre marquages gage de… gage de rien du tout, en fait 🙂
MĂȘme la signature d’un artiste est falsifiable, c’est tout dire 😉

Le manche:
– une fois dĂ©montĂ©, le manche doit ĂȘtre examinĂ© de prĂšs. Il est possible qu’il faille recoller de petits Ă©lĂ©ments comme les marquages de cases, incrustĂ©es façon marqueterie sur la touche du manche. Une bonne colle forte, de la dextĂ©ritĂ© (je ne le rĂ©pĂ©terai plus), Ă©ventuellement une presse pour les marquages bombĂ©s de grande taille. Prendre soin de faire un essai Ă  blanc et de calculer la quantitĂ© de colle nĂ©cessaire pour qu’elle ne bave pas hors du logement.
– les parties vernies du manche, le dos, la tĂȘte, le talon peuvent ĂȘtre dĂ©graissĂ©es, avec grand soin, Ă  l’aide d’une Ă©ponge et de produit vaisselle que l’on Ă©liminera avec un chiffon humide puis un chiffon sec.
Si la touche n’est pas vernie:
– utiliser de la laine de fer 000 (triple zĂ©ro) ou 0000 (quadruple zĂ©ro) pour nettoyer les frets ainsi que la touche elle-mĂȘme, en y allant trĂšs doucement.
Ces laines de fer ne rayent pas (sauf au microscope Ă  balayage Ă©lectronique, of course), ce sont les plus fines qui existent dans l’univers. Mais il ne faut pas en abuser et suivre la veine du bois lors du nettoyage.
S’il y a beaucoup de saletĂ©s accumulĂ©es sur la touche, on peut enlever d’abord le surplus avec un morceau de bois tendre de type balsa, qui fera office de raclette.
Le tout en douceur. Mettre au rebut ces restes de sucres de biĂšre, crotte de nez et autres peaux mortes et poussiĂšres diverses dĂ©licatement engluĂ©s dans l’acide urique faisant liant…
Nourrir la touche avec quelques gouttes d’huile de pĂ©pins de citron ou plus simplement avec une excellente huile d’olive premiĂšre pression Ă  froid (certains aiment lĂ©cher leur manche, voire jouer leurs cordes avec les dents, tel le fameux Jimmy Hendrix) dont on imbibera un chiffon en coton et que l’on appliquera dans le sens de la veine du bois.

Les mécaniques:
– les mĂ©caniques semi fermĂ©es sont dĂ©montables. Un dĂ©graissage Ă©ventuel est nĂ©cessaire, on utilisera du liquide vaisselle et/ou du liquide nettoyant frein (anciennement trichlorĂ©thylĂšne) qui dissout les graisses. On prend soin de bien sĂ©cher toutes les parties.
Les saletés (vieille graisse collée, par exemple) seront éliminées avec des cure-dents dans les engrenages et autres parties inaccessibles. Le coton-tige est aussi un outil fort pratique.
– les parties chromĂ©es peuvent ĂȘtre nettoyĂ©es avec du bicarbonate de soude (ne raye pas) que l’on utilise avec une brosse Ă  dent prĂ©alablement plongĂ©e dans du vinaigre blanc (petit effet effervescent rigolo). On fignole avec de la laine de fer 000 ou 0000. On termine avec un soin pour chrome de type Belgom, que l’on ne rince pas (c’est la partie dĂ©licate) mais qu’on Ă©limine avec un chiffon doux, qui nourrit et protĂšge les chromes en mĂȘme temps qu’il les nettoie.
Cure-dents et coton-tige pour rendre parfaitement propres tous les recoins.
– en cas de rouille sur des Ă©lĂ©ments en acier, plonger les Ă©lĂ©ments dans de l’huile mĂ©canique, brosser.
– si les engrenages laitons prĂ©sentent une usure trop grande et que les mĂ©caniques prĂ©sentent un jeu nĂ©faste pour l’accordage, il faut se rĂ©soudre Ă  changer les mĂ©caniques complĂštes. Les meilleures sont les Grover et les Schaller, qui ont une gamme vintage autant que moderne.
Ou travailler son oreille et savoir accorder toujours en tension 🙂

Le tremolo/vibrato et le pontet:
– en gĂ©nĂ©ral chromĂ©es, ces piĂšces recevront le mĂȘme traitement que les parties chromĂ©es des mĂ©caniques. Il faut noter que les vibratos moulĂ©s en aluminium puis chromĂ©s, s’ils ont cloquĂ©, retrouveront leur Ă©clat mais pas le lissĂ© parfait d’un chromage original. De mĂȘme, l’attaque acide de la sueur (acide urique) peut dĂ©colorer certains mĂ©taux… [on est forts, hein?]
C’est le petit cĂŽtĂ© vieillerie/vintage qui fera tout le charme de la belle, qui brillera cependant de mille feux sous les projos [coucou les copines] 😉

Les consommables:
– bien que certaines marques vendent de la visserie dite vintage, avec fausse rouille etc, je conseillerais de renouveler toute la visserie de la plaque en neuf, nickelĂ© ou zinguĂ© ou inox (du moment que ça brille ^^), ainsi que celle des micros et du pontet/vibrato. La visserie Fender est grosse (3 mm de diamĂštre), celle de Gibson plus petite (2,5 ou 2,8 mm de diamĂštre). Evidemment, pour trouver de la visserie identique Ă  celle vintage (2 mm de diamĂštre par 12 de long, tĂȘte fraisĂ©e/bombĂ©e Phillips, tu peux courir…).
La visserie Gibson ira donc parfaitement, malgré ses 8 à 10 mm seulement de longueur, on visse dans du bois.
– certains vibratos de type Bigsby sont montĂ©s sur roulements. Si ceux-ci prĂ©sentent un jeu et une usure trop importante, on les changera par des neufs type SKF assurant une qualitĂ© largement suffisante et un prix raisonnable (toujours Ă©viter les plus bas prix des marques gĂ©nĂ©riques).

Les plastiques:
– la plaque (pickguard), les boutons de potentiomĂštres et autres parties plastiques sont lavables et dĂ©graissables avec du produit vaisselle et une Ă©ponge. Rincer, sĂ©cher 🙂