Archive for mars, 2019

Nude again.

lundi, mars 25th, 2019

Streisand et Macron, deux têtes de gonds

lundi, mars 25th, 2019

Je viens de lire les propos du gérontophile marital à propos de la femme septuagénaire gravement blessée au crâne par la police à Nice.
D’une part, on peut dire que sa gérontophilie s’arrête à ses petits intérêts personnel (sa vieille à lui), étant donné avec quelle suffisance et quel mépris il traite une concitoyenne blessée gravement par le bras armé de sa politique inconsciente.
Je cite le cuistre: « Elle s’est mise en situation d’aller dans un endroit interdit (…) Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse. »
Petit rien du tout vantard, comme si tu étais sage, toi! Tu te sens plus pisser, hein? Et si on te faisait rentrer la sagesse à coups de plots, qu’en dirais-tu, toi?
Tu rejoins ainsi, médiocre, les propos fous de Streisand qui affirme que les violences psychologiques et sexuelles qu’a infligées Michael Jackson à de nombreux enfants « ne les ont pas tués ».
Je vous dirais bien d’aller au diable, mais vous y êtes déjà, et ça suinte, ça dégouline. Vous êtes des salauds.

A touch of Japan

vendredi, mars 22nd, 2019

For sale 50 grands each 🙂

Hemispheric touch of japan.

Les 7 erreurs

vendredi, mars 22nd, 2019

Et il manque queuwoua?

Be RITE ^^

Mapplethorpe, mon amour.

jeudi, mars 21st, 2019

Well, ok, now it’s time to confess.
( 🙂 @froggies playing with words’ sounds)
I am very aware I’m still in the beginning of my art, as, watching some websites about the great photographer Mapplethorpe (like this one, this one, or that one) I was stuned about the way I follow, unconsciously, quite the same path. Making it short: flowers and penises.
Do not focus on those. The best part is always the one you don’t notice at first sight.
Let the flow goes.

robert-mapplethorpe-self-portrait-with-a-polaroid-automatic-360.jpg

Dessin de ma presse

mardi, mars 19th, 2019

De l’incompréhension choisie… En veux-tu, en voilà!

NSFW: froggies!

lundi, mars 18th, 2019
A bit of a french touch in a coarse world!

A bit of a french touch in a coarse world!

On sunday, we do the chores, the housework.
Le dimanche, on fait du ménage, les corvées.
On monday, we do the froggy be.
Le lundi…

Kiss my ass @ OK Corral

dimanche, mars 17th, 2019

This is what you can call a cold revenge.
Some like 20 years ago I’ve been part of a pseudo artist work that ended in a bad manner (not for him of course), thanks to the pseudo artist himself, a bit like the story with Roberta de Clitoris.
Let’s make clear the very end: a 100 box instead of the 10% of the 6K previously promised (which is 600 box) for quite some amount of work with quite some hardware and at any time of day and night.
What reminded me about this story is the picture of some graph play on words tagged in a Cartier shop in Paris last saturday, during the 18th week of ‘yellow jackets’ protest (with some great destruction of riches’ symbols): it says « Pas de Cartier pour les bourgeois » which actually means « no mercy for the bourgeois » in with ‘mercy’ is ‘quartier’ in french which is pronuonced just like the famous luxury trademark ‘Cartier’.
The déchu artist I won’t name him (but you’ll easily find who he is…) was- as an ‘artist’ I mean-so, was at the time, early 2000’s, making me work on my computer to scan and develop photos and make some graphic artwork for him, of course as ‘tests’ (meaning non payed or ‘for the fun’ of it, for the most part of it …).

I’ve been through some pages about the guy’s new work as a gallery manager, after he left his pseudo artwork. I quote him:
« Deux ans plus tard, il raccroche ses ambitions artistiques. “J’ai eu un moment de lucidité, dit-il. Parfois, il est bon de persévérer, et parfois, non.” « ( in  )
« À l’origine il y a un changement brusque, existentiel : arrêter d’être artiste, faire les choses autrement, changer de vie. C’est un choix égoïste, pas politique. Je l’ai fait pour moi, pas contre le système. Et ça n’a rien à voir non plus avec le marché dont je ne connais alors rien, et dont je ne me soucie pas. Cela a plus simplement à voir avec une crise de lucidité un peu plus aiguë et longue que d’habitude : je ne suis pas un grand artiste, je ne vais pas le devenir et je vais crever de désespoir et d’amertume si je m’entête une minute de plus dans cette voie. » ( in  )

As an art historian with quite some background, as an artist myself, and as an ex acquaintance, I can say: AT LAST!
But that’s not really my point here. He owes me 500 plus the 100 of interests. I don’t care much about such a money, but now, he will know that the past is NEVER forgotten, however people can live through some high difficulties. Furthermore, I know HE likes much money though… « I mean, we’re across the street from the Carlyle!” ( in  )
What I care about is not being taken for an idiot.
Having passed by a quarter analysis doesn’t make you someone. Knowing you’re bad and making profit out of it using people’s weaknesses is really common.
That’s not a character trait. It’s just going deeper into the ‘sickness’ of humanity.

I wish him good luck in ‘la petitesse’ of his life. It’ll all end like ‘petits fours dans les raouts’: shit.
Plus, you can also give back the money and stop manipulating people with a stupid smile, thanks!

Farewell!

Complice

dimanche, mars 17th, 2019

C’est vrai ça,quoi! La réjouissance n’est que pour lui! [‘ré’ parce qu’il n’en a jamais assez, le cuistre]

Quel plaisir de voir le Fouquet’s attaqué, démoli, saccagé, en feu!
Il aurait bien aimé que ce soit la Rotonde, en fait. Haha. Le jaloux qui trépigne.

C’est égal, c’est inadmissible, cela ne doit plus advenir, il en décide ainsi – l’impuissance est terrible pour qui ne la supporte pas.

Qui sont donc ceux-là qui, vivant d’expédients, osent emmerder sa majesté qui prend quelque menu repos sur les hauteurs enneigées, après avoir vendu sans répit armes et bagages aux banques et aux dictatures? Il se donne tant de mal afin que ruisselle sa majestueuse fiente qu’il prend pour de l’or, et que les gueux devraient prendre pour argent comptant… Alors, contents?

Comme le dit Lordon (et d’autres) nous sommes dans le 1984 d’Orwell, où les mots n’ont plus prise avec la réalité tout en disant leur exact contraire: « la guerre, c’est la paix », etc.
Pour que tout cela cesse, les causes, comme les conséquences, le psychopathe (et tous ses sbires) doit se retirer, et l’on aura, avec quelque chance, une opportunité de retrouver une marche saine. A tout le moins on aura l’espace de penser sans devoir subir les hérésies stériles des moulins et des venteux (avec un ‘a’ si vous voulez).
Qu’il persiste dans la fatuité de sa folie et un funeste destin ne peut que lui être promis, sans même qu’il soit souhaité pas plus que souhaitable.

Fin du grand débat, début du grand débarras ! Frédéric LORDON Bourse du Travail Paris 14/03/2019:
https://www.youtube.com/watch?v=wjYwlNN0DlI

De l’art manipulatoire en politique

jeudi, mars 14th, 2019

On peut dire aujourd’hui que l’essence même de la politique est la manipulation des dominants sur la masse des populations, « aujourd’hui » signifiant probablement au moins quelques millénaires.
D’aucuns diront que plus personne n’est dupe… sauf une écrasante majorité qui, hélas, continue de croire aux bobards et élit conséquemment ses bourreaux.

Deux exemples du jour:
– un combat de manipulation entre un syndicats de gynécologues, qui menace de ne plus pratiquer d’interruption volontaire de grossesse s’il n’est pas reçu par la ministre de la santé Buzin, et celle-là qui leur répond que c’est « une prise en otage » des femmes. On ne sait pas vraiment pourquoi ce combat de coquelets, on se doute qu’il s’agit d’argent, forcément, mais on note que dans l’histoire, les sujets -à savoir les patientes, mais aussi le système de sécurité sociale- sont évincés dès le départ. Les dindes de la farce ne servent qu’à servir les intérêts de ceux qui les utilisent tels de simples instruments.
On s’aperçoit par ailleurs que seuls les dominants aux émoluments conséquents aiment à travailler cet art de la manipulation aux fins de profits exclusifs, et que d’altérités ils croient ne pas avoir.
– la réponse « ne soyez pas impatients » du président macron (je ne l’aime vraiment pas, il n’aura pas de majuscule, s’il est chef, c’est pour prendre pour tous les autres , bien fait) aux demandes de justice climatique d’une jeunesse qui aimerait bien vivre sa vie sans avoir à souffrir ni mourir trop précocement en raison des multiples pollutions toxiques. On note ici que la réponse n’en est pas une puisqu’il s’agit d’un jugement sur la partie adverse afin d’éviter de répondre aux attentes bien concrètes et au sujet bien précis de la requête des nouvelles générations. Cette technique de l’évitement ainsi que l’attention portée sur un trait de la partie adverse est typique de la manipulation. Elle montre en outre la ferme volonté de ne prêter aucune attention aux demandes faites et encore moins d’y faire suite.

Il faut se rendre compte que la manipulation ne fonctionne que s’il y a un public, car c’est le public, la population en l’occurrence, qui est directement visée par ces mouvements stratégiques. C’est bien la population (ou certaines de ses parties) qui est concernée au premier chef par ces sujets, et c’est encore elle qui pâtit directement du petit jeu dominatoire délétère de ces gens qui se disent élite.

En politique, cette manipulation est relayée aux foules par les médias qui, eux aussi, s’échinent à obtenir une partie du gâteau en faisant montre de leur soumission aux manipulateurs tout en essayant de faire croire à la fois et en même temps aux deux parties -les dominants manipulateurs et leur population manipulée- qu’ils voient très bien ce qui se trame. Cette posture est censée leur permettre de se positionner en arbitres, mais en arbitres partiaux, car ils ont bien sûr choisi le camp des dominants.

La machine est bien rodée.

Que les dominants aiment à dominer, c’est d’une logique imparable. Mais alors pourquoi diable les dominés se laissent-ils faire? Aimeraient-ils être dominés, au final?
L’ordre est-il à ce prix? Et surtout de quel ordre, justement, s’agit-il?
« Chacun à sa place »? Quelle folie!
Quelle peur micte donc de cet adage?

Moi, je sèche 🙂

Before the cut.

mardi, mars 12th, 2019

Maîtrise de la composition, sublimation du monochrome et une chafouinerie d’effet.
🙂

On vient te chercher chez toi

vendredi, mars 8th, 2019

C’est l’une des chansonnettes poussées gaiement dans les manifestations politiques des gilets jaunes contre toutes les injustices: « emmanuel macron, ô tête de con, on vient te chercher chez toi ». Le bon sens populaire près de chez vous 🙂

Pour peaufiner ma petite analyse présidentielle je voudrais citer un passage du livre « La Manipulation affective dans le couple: Faire face à un pervers narcissique » de Pascal Couderc et Pascale Chapaux-Morelli paru aux éditions Albin Michel.
On y découvre un portrait saisissant et fort ressemblant aux profils psychologiques des hommes de pouvoir -tous les dominants, en fait, en particulier de certains des premiers magistrats français, et qui sied à merveille à l’actuel président français.
Attention, ce genre de lecture n’est pas à conseiller aux consensuels de tous poils 🙂

 

« Le Tout-Puissant

Le Tout-Puissant (son envergure vaut bien des majuscules…), que nous choisissons de peindre sous les traits d’un homme bien que nombre de femmes aient ce type de personnalité, est celui qui pense être le centre du monde et croit pouvoir agir sur ce dernier en monarque suprême. Ne dit-on pas : « Dieu Tout-Puissant » ?

Le Tout-Puissant est resté dans ce que l’on nomme le « Moi idéal », soit le Moi narcissique du petit enfant pour qui le monde, c’est lui-même, et son modèle, également. Les autres ne sont pas pris en compte ; il reste centré sur lui et se nourrit de lui-même, contrairement au pervers narcissique qui cherche l’autre pour s’en nourrir. Le Tout-Puissant n’a que faire de l’autre et ne saurait s’en nourrir : il est déjà plein de lui-même et se considère comme étant riche de toute la substance du monde ! Il a en commun avec le pervers narcissique cette constatation : l’autre ne peut avoir le même statut que lui à ses yeux. Tous deux se considèrent comme supérieurs…

Si le pervers narcissique manipule par l’envahissement, la dépréciation, l’isolement et la destruction, le Tout-Puissant manipule, lui, par la tyrannie. Très exigeant non seulement envers lui-même, mais aussi envers les autres, son entourage, ses collègues, il peut ressembler au pervers narcissique. Toutefois, le Tout-Puissant n’est pas pervers, il n’a pas l’intention ou le besoin de détruire. Il anticipe donc moins par rapport à l’autre : ce qui l’intéresse, c’est dominer. Il est donc aussi plus conscient et plus stratège. La destruction de l’autre est présente malgré tout, mais en tant que conséquence de ses agissements plus que comme objectif. La destruction intervient « de surcroît » car elle est nécessaire pour asseoir la tyrannie.

Toute cette force qui se dégage du Tout-Puissant laisse évidemment penser que justement il est profondément vulnérable sur ce point. C’est un grand impuissant et son comportement exprime une attitude défensive : il domine par peur d’être dominé… On ne critique pas le Roi : il règne, et l’homme Tout-Puissant veut rester intouchable. Il est dans l’angoisse de la perte de son pouvoir (et en cela il se différencie du pervers narcissique, lequel, rempli de néant, est avide d’acquérir de la substance par « objet » interposé).

Le Tout-Puissant manipule donc pour installer son pouvoir et rendre sa tyrannie « opérationnelle ». Il passe ainsi le plus clair de son temps à prouver aux autres que ce qu’il accomplit est mieux fait, que ses idées sont les meilleures. Par essence, il est ambitieux, souvent hyperactif. Il déteste évidemment être pris en faute ou en flagrant délit d’imperfection. Son orgueil, alors blessé au plus haut point, l’amène à réagir par l’attaque : il accuse en retour (éventuellement de tout autre chose) pour détourner l’attention de sa propre culpabilité. Si, par exemple, on lui fait remarquer qu’il laisse traîner ses vêtements, il répond : « J’ai, moi, rangé tes chaussures de tennis pas plus tard qu’hier ! ». Comme personne n’est parfait, il trouve toujours comment « déplacer » le reproche et le faire translater vers l’autre.

« Mon mari est un homme intelligent, et il se met en quatre pour la famille… mais il nous écrase un peu ; je trouve qu’il s’impose trop, confie Ghislaine, 48 ans, employée de bureau. Auparavant, je ne m’en rendais pas compte, mais maintenant ses reproches m’étouffent ; il n’arrête pas de critiquer. D’après lui, ce que font les autres est toujours mal fait. Il est trop perfectionniste. Il a tout le temps de quoi redire. J’ai l’impression d’être constamment prise en défaut, comme coincée contre un mur. Avant, j’essayais de le contenter et de lui faire plaisir. Depuis quelques mois, je ne le supporte plus. Pourtant je l’aime… mais il exa gère. Il dirige tout, fait la loi sur tout. Quand nous partons en vacances, il prépare d’abord une liste de ce que chacun doit faire : moi, mon fils, sa sœur. On dirait qu’il dirige sa petite armée. Après, il fait un “check” de tous les points de sa liste pour vérifier que tout a été fait dans les règles – vous savez, comme les pilotes à bord des avions avec leur check-list. Notre fils, Vincent, est en général chargé de changer les piles des boîtiers d’arrosage automatique, pour le jardin, de préparer les vélos que nous chargerons ensuite derrière la caravane, ainsi que le matériel à emporter pour les éventuelles réparations. Eh bien, je crois que depuis cinq ans qu’il a cette haute responsabilité, il n’a jamais réussi à faire ce que son père lui demandait. Mon mari repasse derrière et pointe du doigt les “erreurs” ou ce qu’il juge comme tel. Les bicyclettes ne sont jamais assez bien nettoyées, les pneus pas assez ou trop gonflés. Les boîtiers d’arrosage sont mal réglés et Vincent oublie – selon mon époux – les trois quarts de ce qu’il faut emmener : trois paires de rustines au lieu de cinq, une huile spéciale, etc. Cette année, Vincent s’est soustrait à ces contraintes. Mon mari l’a traité de fils ingrat, de dégénéré… »

Ce genre d’homme (ou de femme) agit d’égale façon avec son conjoint. Le Tout-Puissant se comporte ainsi avec toutes celles et tous ceux qui l’approchent.

Ce type de personnalité provoque dans l’entourage, soit un réflexe de rejet et de rébellion, soit un état de dépendance et d’assujettissement, selon les circonstances et le caractère des individus. Le Tout-Puissant choisit généralement un conjoint qui l’admirera et saura lui obéir mais, comme il aime flatter son ego et exhiber une compagne de choix, il peut aussi s’attacher à une personne « remarquable », dotée d’une certaine personnalité, auquel cas il s’expose à des obstacles dans l’affirmation de sa tyrannie… »

Auteur: Pascal Couderc.
Source: https://www.pervers-narcissique.com/episode-11-la-manipulation-ordinaire/

 

Le psychopathe manipulateur

vendredi, mars 8th, 2019

Un témoignage éloquent et frais du jour à écouter sur France Culture:
https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/dans-deux-heures-je-te-defonce-0

Celui-là dont la victime parle est un genre psychopathe (il passe à l’acte violent) manipulateur (il retourne contre sa victime les effets de sa manipulation) et présente un léger nappage de perversion narcissique pour couronner le tout (bien qu’en général le pervers narcissique soit un psychopathe qui ne sait que trop bien se cacher et échapper ainsi à toute découverte).

Une lecture sérieuse pour les plus courageux: https://www.cairn.info/revue-francaise-de-psychanalyse-2003-3-page-925.htm

Il y a ceux-là.

mercredi, mars 6th, 2019

Il y a ceux et celles qui, jamais ennuyés d’une quelconque façon qui dépasserait une démangeaison légère ou une poussière dans l’œil, se targuent de ne pas être des intellectuels.
C’est encore heureux!
Rechignant à la lecture d’un Lordon, expliquant fort bien, avec son biais inimitable, la philosophie -indigeste pour moi- de Spinoza à sa sauce, ils préfèrent se plonger dans les lectures viciées d’un prix à l’accession au monde des millionaires tels les Houelbec à sa mémère, les Piketti à son Duce, prêts même à défendre d’indéfendables idéologues tels que Finkelkraut à sa choucroute, Onfray mieux d’se barrer (à la Vogonstyr) ou encore des bhl aux initiales finalement fort proches de celles de magasins fourre-tout pour consommateurs décérébrés.
Il y a ces gens-là, mais parmi eux, on peut encore affiner les catégories.
Certains sont véritablement des cuistres. En dehors des apparences, ils ne désirent absolument rien. Une pseudo culture rassasiée d’Inrockuptibles banquiers, aux ordres d’une bienséance trash-chic tragique, de magazines en vogue leur faisant dégouliner un soupçon de ce qu’il faut absolument savoir pour remplir le vide de leurs vies et les soirées sociales obligatoires.
D’autres s’épuisent à la conquête d’apparences strictement vidéo-sociales, comme si ce qu’on voyait était l’unique et vrai reflet d’une vérité partagée, enviée, et finalement absolue.
D’autres encore, et ceux-là sont peut-être sauvables, s’accommodent d’un saupoudrage des précédents vices pour masquer quelques questionnements dont ils repoussent l’idée même jusqu’à un hypothétique plus tard. Plus tard.
Pourtant tous ces gens-là ont une chance dont ils ne seront jamais pleinement conscients.
Est-ce, au final, une chance que d’être et de rester aveuglé tels les imbéciles heureux que l’on rencontre parfois -au détour d’un coin de rue, au hasard, pendant une manifestation des gilets jaunes, telle une peste vicelarde- en se persuadant qu’il n’y a pas plus grand bonheur?
Ceux qui profitent éhontément de la masse de ces ignorants savent bien, quelquefois inconsciemment – en témoignent leurs lapsus- que leur salut à eux est dans cette masse informe que revêt la bêtise, si commune à l’humanité. Ceux-là sont les dominants, quels que soient leurs moyens.
Et pourtant!
Et pourtant il existe une sorte de force qui poussent les malchanceux à se dépêtrer de l’ignorance qui caractérise le plus grand nombre.
Cette force c’est la souffrance et la douleur, dans leur infinité de formes et de chemins. Cette force, c’est l’unique chose admirable concernant l’humanité.
Cette force, c’est le majeur tendu sur un poing fermé, seul dépassant de la surface où l’Être se noie.