Archive for novembre, 2015

La liberté confisquée

vendredi, novembre 20th, 2015

... mais non! ce sont de fiers républicains et de fieffés démocrates!

« La vie devient un actif économique dont on peut dériver de l’argent à condition de la surveiller ».

Evgeny Morozov

A l’heure où, en France, l’état de siège de la Liberté prend la forme d’un état d’urgence accepté par tous ceux qui bavent devant le pouvoir, je tiens à féliciter les rares consciences politiques qui ont osé se tenir debout devant ce que l’Humanité a de plus imbécile.
On lira avec attention ce qu’ils en disent eux-mêmes, en tant que représentants du peuple français:

1- http://gerardsebaoun.fr/2015/11/pourquoi-jai-vote-contre-le-projet-de-loi-sur-la-prorogation-de-letat-durgence/
2- http://www.barbararomagnan.eu/attentats-du-13-novembre-lurgence-dapaiser-5597
3- http://www.pouriaamirshahi.fr/2015/11/19/pour-la-democratie-ne-pas-perdre-son-sang-froid/
4- http://isabelleattard.fr/blog/2015/11/nul-par-la-guerre-ne-devient-grand/
5- http://sergiocoronado.fr/2015/11/nul-besoin-detat-durgence-pour-lutter-contre-les-terroristes/
6- http://noelmamere.eelv.fr/noel-mamere-face-a-une-telle-menace-des-soldats-du-fascisme-religieux-il-etait-necessaire-que-nous-nous-dotions-de-moyens-renforces-pour-les-empecher-de-nuire-a-nouveau-mais-pas-nimport/

De blanc-seing, je ne donne pas aux six députés qui ont eu un sursaut d’humanité, évidemment, mais la décision des 551 députés du peuple qui ont voté pour la mise à l’écart de la justice et de la liberté des citoyens sera jugée, comme disent les idiots, « par l’Histoire ».
Tu parles! « C’est nous qu’on paye », bien plutôt, comme disait Coluche.

And now, the news…

vendredi, novembre 20th, 2015
The Shock Doctrine

Le retour en prison (dorée?)

mercredi, novembre 18th, 2015

De retour d’un pays extra-européen, à la discipline sociale (disons plutôt relationnelle) fort communément acceptée et dont je dois dire qu’elle est fort efficace à tous points de vue, je me retrouvai face (ou plutôt à côté, par une vile et odieuse tentative de dépassement) à des Suisses Allemands dépourvus de l’art de faire la queue.
Absolument tous ceux qui étaient là avaient une correspondance urgente et devaient faire la queue dans un grand hall dépourvu de « chemins de queue », matérialisés habituellement par des poteaux entre lesquels sont tendues des sangles.
J’avais eu le loisir de voir combien la discipline de la queue permettait, lorsque chacun s’y soumettait, d’accélérer les attentes dans ce paradoxe qui allie ennui et urgence.
Je m’y étais fait rapidement, n’y voyant qu’avantages et sérénité, tout en étant bien conscient que ce principe ne devait absolument pas être transposé dans un quelconque autre domaine que celui de l’attente commune.
Attendre le bus? C’est très simple: deux ou trois personnes en file perpendiculaire à la chaussée, puis le reste de la file parallèlement disposée à cette même chaussée, évitant ainsi de bloquer le passage des passants sur le trottoir. Systématique, automatique, simplistique.
Allez donc trouver cela ailleurs que dans les contrées scandinaves, ici, en Europe.

Voilà donc que je séparai une vieille bourgeoise de son mari, qui, lui, avait eu l’audace de me dépasser fort impoliment dans la file, prétextant rejoindre, ostensiblement, un quelconque camarade.
Alors que j’avançai, le parapet disparaissant ne me permettait plus de bloquer cette harpie -qui, fort désobligeamment tâchait de pousser mon sac à dos (je dus lui faire remarquer que ce bagage contenait des choses fragiles pour qu’elle cessât)- et je dus me résoudre à laisser cette peau flétrie passer, par égard à mes quelques manières.

Qu’advint-il? Au final, passée la vérification des passeports, avions-nous plus de quelques secondes de distance?

Fates et fats! Tout une germanophonie que je permets de mettre dans le même sac, celui d’Angela, et que j’exècre. Suffisance et bourgeois importunisme.

Mais là n’était pas mon propos initial.

Oui, lorsqu’on revient en Europe, et bien que doté d’une nationalité toute fictive (elle l’est, de facto, quand on s’aperçoit comme on est considéré dans ces transits), il faut se soumettre, sans garantie d’aucune sorte quant à ses conséquences, à un scanner corporel. Cela dure 3 secondes, jambes légèrement écartées, bras levés en V, pieds posés sur les marques au sol; hop un petit coup de radioactivité bodyfiante.
« C’est pour votre bien ».

C’est à ce moment-là, lors de ces vérifications douanières, que l’on se rend compte que l’on revient dans une prison. Je vous épargne les traditionnels portiques détecteurs de métaux, la séance de quasi déshabillage où vous devez mettre absolument tout ce qui contient du métal dans des bacs à fin d’inspection.
Frivoleries communes!

On se sent à peu près comme une vache à qui on demanderait d’ôter sa cloche avant de rentrer à l’étable, des fois qu’elle contienne je ne sais quel souci désagréable.

Oui, du bétail. Pour le coup, le hall était bien délimité en files d’attentes dûment matérialisées, ce qui revenait à parcourir à peu près soixante mètres au lieu des cinq qui vous séparaient de cette limite fictive entre un continent et un autre.

Un groupe de punks (ou pounks suivant comment on prononce) s’est vu obligé d’ôter ses souliers (ou godasses suivant comment on prononce) car l’épaisseur de la semelle était supérieure à 1,5 cm. Une directive probablement établie suite à la vaine tentative d’un imbécile heureux de faire exploser en vol un avion à l’aide d’explosifs contenus dans ses talons.

Il n’est pas besoin d’être très futé pour se rendre compte, témoignages à l’appui, que la plupart des espions passent sans difficulté tous ces pseudo-barrages avec armes et bagages.

Oui, ces petits tests, ces humiliations, sont destinés à vous faire croire, à nous faire croire que la sécurité est un bien commun.

Et cela ne suffit pas! Voilà maintenant qu’il faudrait s’en remettre à la sagesse fictive d’un balourd mou du gras qui, demandant qu’on revienne sur certains principes, s’octroierait les pleins pouvoirs? Quelle pièce! Et qu’il est bienvenu que par centaines les marionnettes tombent sous les balles des assassins!

Ah vraiment, le pouvoir est une jouissance et chaque jour apporte son lot de réjouissances!

La teinture Yuzen

mercredi, novembre 11th, 2015
Kakejiku (Kakemono) réalisé à l'atelier Yuzen de M. Nishimura Yoshio (Kyoto 2015). Technique du pochoir.

Kakejiku (Kakemono) réalisé à l’atelier Yuzen de M. Nishimura Yoshio (Kyoto 2015). Technique du pochoir.

Kyoto Yuzen Dyeing Nishimuraya workshop.

Kyoto Yuzen Dyeing Nishimuraya workshop.

 

 

 

 

 

 

 

 

La teinture Yuzen est un procédé de décoration des tissus inventé à Kyoto au XVIIème siècle.
A partir du XIXème siècle la méthode du pochoir s’est répandue.

Petite histoire de la teinture Yuzen (en anglais)

 

Cinéma japonais et d’Asie top 10 de l’amateur – 2

mardi, novembre 3rd, 2015

Battle Royaletotoro de Fukasaku Kinji (2000). film
Appleseed de Aramaki Shinji (2004). animation
Mon Voisin Totoro de Miyazaki Hayao (1988). animation
Le Royaume des Chats de Morita Hiroyuki (2002). animation
Audition de Miike Takashi (1999). film
Wonderful Days de Kim Moon-Saeng (2004). animation
Paprika de Kon Satoshi (2006). animation
Le Voyage de Chihiro de Miyazaki Hayao (2002). animation
Le Festin chinois de Tsui Hark (1995). film
La Blue Girl de Maeda Toshio (manga). animation (série) !! Hentaï=Not Safe For Work!!