Archive for the ‘Prose’ Category

Vrac

lundi, juillet 25th, 2022

gnian

samedi, juillet 23rd, 2022

J’allais au pub (que j’ai trouvé fermé) quand, en revenant, le long de la place cheminant, j’aperçus jeune femelle bien portant, tout au plus vingt-cinq ans.
Sortant de sa petite fiat cinq cent, elle s’attardait, tous feux clignotants, à sortir quelques condoms pour son argent!
Repartant alors que j’arrivais à sa hauteur, elle fit volte-face me regardant, mais se dit que j’étais trop nonchalant, tout en conduisant.
J’étais bien de cet avis, point ce soir je ne voulais tourments 🙂
Va! jeune et vivant, trouver ton remontant! 😉

La civilisation?

samedi, juillet 16th, 2022

La civilisation occidentale est finie. Sa tête tombe, son capital s’effondre…
Chaque saison que l’on appelait auparavant belle est devenue source de souffrances intimes et terribles, de celles auxquelles, même en s’écorchant vif, on ne peut échapper.
La souffrance de la chaleur extrême de l’air, des eaux, et de la terre qui s’enflamme en brasiers immenses et indestructibles.
Cette chaleur qui vous rappelle que l’enfer, c’est vous, que l’enfer c’est cette vie sur cette terre, mère, que vous incestuez sans cesse depuis des millénaires.
Comme si elle vous l’avait demandé, n’est-ce pas?
Mais voilà que le cœur vaillant, brûlant, rayonnant… puissant, ne peut contrôler ce qu’il n’est définitivement PAS.
Nous sommes des animaux. La fuite est notre but. La mort est cependant l’option la plus statistiquement viable.
On est là. Las. Et là-bas?
On ne sait rien. On badine tels des chimpanzés en rut.
Quelle belle fin que celle des maladies assurément mortelles, confondues avec celles qui ne sont rien.
Quelle insouciance de voir la vie se flétrir sans savoir ce qu’elle devient.
Alors l’hybris… passe-temps fugace? maladie infertilisante? moquerie, peut-être…
Chaque lettre écrite, chaque mot, chaque nano seconde est l’essence même de cette fuite mortelle.

L’air

jeudi, juin 30th, 2022

L’ennemi du pilote est évidemment son meilleur allié
cet air qui te porte mais qui, invisible, se retourne en mille éclats
faisant vaciller tous les instruments
faisant sien le vol plané,
passager.
Mais quand on le sait,
jamais on ne l’est.

Aux cailloux femmes

mercredi, mai 4th, 2022

A ceux qui comme moi, peu nombreux, ont traversé l’humus et senti le désert.
A ceux qui n’ont jamais vu de main tendue, pour de vrai.
A ceux dont le cœur, brûlé de la folie, a souvent rompu avec la réalité.
A ceux qui aiment sans jamais recevoir.
A ceux dont la beauté flétrit au vent.
A ceux qui viendront recoudre les êtres.
A ceux qui aiment, pour de vrai.