Archive for the ‘Photographie’ Category

Une autre photo encore plus obscène (série de 2 photos, 2/2)

vendredi, octobre 26th, 2018

Qu’il est bon de parler et d’écrire, n’est-ce pas?
Dans les infra des trous de lapins, on ne se modèle pas.
La femelle n’est peut-être finalement pas si maline que ça, en plus de son handicap physiologique… 🙁
Heureusement, la vie n’apporte qu’espoirs. Et désillusions cruelles ^^.
N’empêche…

 

Le premier volet et la photo 1/2: http://www.lornet-design.net/une-photo-obscene-serie-de-2-photos-1-2/

L’ion.

mercredi, octobre 24th, 2018

L’écho (des bushes) poignait

mardi, octobre 16th, 2018

Outre ce bon mot titulaire pour qui saisit l’humour forcément franco-anglais qui m’assaille…
🙂

Il semblerait que quelques échos poignent (ndla: ya pas de subjonctif, j’utilise un bête indicatif).
Et là, je me rends compte à quel poing, si j’ose siquer de la sorte 🙂 , j’ai sous-estimé le doux mot de S…bip concernant mon étude de nu.
Mais cependant, on peut noter, outre le propos d’icelle quelque peu convenu, qu’une certaine circonspection est toutefois de mise.

C’est heureux.

Soyons d’autant plus patient que le temps s’écoule aussi lentement qu’il n’existe évidemment pas…

Fuck the world as we know it.

samedi, octobre 6th, 2018

NRA

vendredi, septembre 28th, 2018

On disait que la nuit, on n’y voyait que pouic.
On y voit simplement d’autres choses, invisibles le jour.

Et ça vaut pour un NRA comme pour tout le reste.

Mastering portraits /2 Ilford HP5+

vendredi, septembre 28th, 2018

As a thank for being at my side when my mother passed away, i’ve send some black and white portraits printed with ultrachrome inks on pure aquarel cotton paper to some old friends. Those have been scanned from Ilford HP5+ negative film and printed on Epson.
I hadn’t all the portraits taken back in 1999, so, sorry for the ones missing.
All of them get a medium sized own portrait and small size portraits of the others.
Quite a bit of work, as I’m really lazy when climate is way too hot, but a promise is a promise.

Nus 2018 onwards

vendredi, septembre 21st, 2018

http://www.lornet-design.net/nus-2018-onwards/

Des femmes désobligeantes.

lundi, septembre 17th, 2018

Je connais trois femmes désobligeantes. Au moins 🙂
L’une que j’ai connue et avec qui j’ai eu une relation amoureuse autant que sexuelle. Une autre, dont la relation amicale pourtant déjà longue s’est faite uniquement sur le web. Et enfin une troisième récemment rencontrée IRL.
Ces trois femmes ont pour trait commun d’avoir été assez chanceuses, fortunées, et laissées en liberté par une éducation dont elles ne semblent penser que du bien.
Ces trois femmes se refusent à présent à tout dialogue.
Une fois éliminé un contexte peut-être peu propice (un moment inopportun, de maladie ou de menstrues, que sais-je encore?), il semble quand même qu’une mauvaise foi les habite, si j’ose dire, et qu’il est assez difficile de l’en déloger.
A défaut de sphincter vaginal, ces individus ferment leur esprit et leur capacité de communication, pensant trouver ailleurs, à plus soumis ou plus névrosé, le plaisir d’une discussion qu’elles n’auront évidemment jamais avec ce type d’interlocuteurs.
Quel est donc le ressort de ce mécanisme?
Il est semble-t-il assez simple. Le développement infantile s’est en général bien passé, bien que de légères névroses soient forcément apparues, et le confort de vie, ainsi que quelques « facilités » (prenons-les plutôt comme la résultante de cette vie facile et confortable, sans être celle de pacha-tes ) ont permis l’accession à quelques fonctions dont elles se contentent.
Un salaire décent, ou une rente, un travail menant l’illusion d’une fonction sociale, bref, le petit bonheur – sans la chance.
Car la chance n’est pas de naquire avec une cuiller en argent dans le bec, même si l’argent est un puissant anti infectieux, ce qui aide bien, comparativement à ceux qui bouffent des PCB et autres dérivés chimiques du pétrole dès leur plus jeune âge, mais de s’émanciper du triste sort que réserve l’humanité à chacune de ses composantes.
Et c’est là que le BB… *

 

 

* (bât blesse)

 

 

It’s all up to you, women.

lundi, septembre 17th, 2018

Freedom is choice.
You can choose to have ‘a’ man, raise some children, and work like a slave. Have some affairs, like your ‘perfect’ husband does too… and hashtag ‘me too’, too!
You can choose not to talk too.
You can also choose some’ different.

UP TO YA’LL! 🙂

Am! put’ à tion

lundi, septembre 17th, 2018

La complexité du pied humain – sans lequel la main de l’homme, etc – dévoilée lors d’une dissection.

 

La mangeuse de mâles grillée au soleil.

jeudi, septembre 13th, 2018

Un plat excellent, bien qu’un peu fade.
J’ai quelques oothèques millésimées dans le coin. Hélas, jamais le spectacle si vivifiant de l’accouplement des mantes religieuses suivi de sa phagie ne m’a été donné de voir.
Voici donc ce qu’il advient avec les cars du gérontophile précipitant le chaos climatique.
A toutes mes copines… 😉

 

Du corps.

mercredi, septembre 12th, 2018

Le corps lui aussi peut être très douloureux, j’en sais foutre quelque chose et la plupart des toubibs me font doucement rigoler. Leur approche de ‘physicians’, comme on dit en anglais, est fort réductrice. Cela concerne surtout et bien sûr la médecine occidentale, concentrée sur l’argent, et dont la pharmacopée repose essentiellement sur ce but ultime de la connerie.

Mais passons puisqu’avec un cerveau qui fonctionne, à présent, à la vitesse de la lumière (le débridage fait des envieux et des circonspects ^^) et avec la base de données déjà conséquente disponible rien que sur le web public, on parvient facilement à s’occuper de son petit corps d’amour.

Pour entretenir le corps, il faut le faire bouger et faire du sport. J’ai décidé de m’y remettre, après une bonne vingtaine d’années de repos.
On s’aperçoit alors que le corps rouille 🙂
Après seulement une heure trente d’entraînement fort jouissif, je me retrouvai deux jours après avec un déplacement léger (une petite fracture maybe?) au niveau de la jonction de la C9 avec l’arc costal. Probablement le résultat soit d’un forçage volontaire au sac, soit conséquence d’une prise au sol ou de l’attaque pour faire tomber l’adversaire avec un coup d’épaule dans le ventre suivi d’un plaquage frontal. On ne saura jamais puisque lorsqu’on est échauffé, on ne sent absolument rien.
Rien de grave, mais ça empêche de tousser et de dormir sur le côté concerné, et cela pendant au moins une semaine. Prescription d’antalgiques et de très forts anti-inflammatoires.
La trauma léger mais sensible de la partie proximale du sterno-cleido-mastoïdien droit est traitée en même temps (suite à étranglement au sol).

Bon, rien que de très normal lorsque l’on est assez motivé et que l’on est bien échauffé. Oui, je me répète.

Déchirure des ligaments deltoïdiens du pied gauche avec tuméfaction. On note le gonflement de la cheville comparativement à celle restée saine. Les cicatrices de piqûres de puces sont récentes.

Le problème vient ensuite et rouvre des plaies bien plus anciennes.
Par exemple lorsqu’on ramasse une pièce de monnaie tombée à terre, en pliant bien les genoux, et que subitement, le disque intervertébral L5/S1 se déplace pour faire hernie, comme il y a 10 ans (et qu’on soulevait 80 kilo dans la même position).
Bonheur!
Je pense que j’ai dû effrayer les deux personnes présentes tellement j’ai souffert. C’est une douleur violente de nature électrique (le nerf) qui prend toute la jambe, on ne sait pas si on pourra se relever… on y arrive avec les mains 🙂
Et donc on boîte. Un ptit tour chez ma rebouteuse préférée et le tour est joué, le nucléus n’étant pas sorti du disque.
Mais voilà! une douleur du nerf sciatique engendre une faiblesse… on marche avec un pied en canard… et lorsqu’on veut filer répondre au téléphone qui sonne, qu’on prend un faux appui bien mâle… On se déchire carrément les ligaments de la cheville.
Tout s’enchaîne 🙂

Alors, plutôt immobilisé, on se rappelle le bistouri qui s’enfonçait dans le pectoral pour y enfoncer un drain de belle taille (1 cm de diamètre extérieur environ) jusqu’à ce qu’il touche la parois dorsale interne, afin de mettre en route la pompe à vide… que cette connasse d’infirmière n’a mis en route que 24 heures après la pose du drain… ya des gourdasses, non? Mmmm!
Heureusement que c’était une jolie blonde à qui j’ai pu écraser la main pendant le coup de bistouri sous anesthésie très locale. On sent rien, en fait… juste le sang qui coule sur le côté du tronc 😉
On se rappelle la pleurectomie, suite à la récidive de l’hémipneumothorax, mais surtout la douleur incroyable (la plèvre est fort bien innervée, alors que les poumons, aucunement) en salle de réveil. Le bonheur des quelques gouttes de morphine SEULEMENT une fois la journée (les salopards!) qui éteignaient la douleur pour une heure ou deux… Et ces antalgiques de merde qui ne faisaient aucun effet sur une douleur saignante, pour le reste de la journée.
La médecine française et la gestion de la douleur par des médecins qui sont souvent des personnes qui ne tombent jamais malades (j’ai connu un prof angiologue qui était terrassé et apeuré car pour la première fois, à 50 ans, il avait dû passer une journée au lit, mal de gorge, tête, bon une bonne crève quoi… mdr, la tafiole 🙂 ).
Le souci, c’est que ces médecins sont persuadés d’être dominants et de mieux savoir que les autres, puisqu’ils gagnent beaucoup d’argent et qu’il faut les révérer.
Oui, la connerie s’immisce dans tous les domaines de l’humanité, comme je le disais, elle en est hélas consubstancielle.

L’arsenal de Sun Tsu.

mercredi, septembre 5th, 2018

L’élite de la connerie, l’état de merde.

samedi, septembre 1st, 2018

Women’s thrill…

samedi, septembre 1st, 2018

Asian Vespa Velutina.
I am a very attractive guy… 😉

Just like oysters… YUM! ;)

vendredi, août 31st, 2018

Many people that wouldn’t never ever be ostracised for any reason are playing the oyster game nonetheless.
It’s quite A condition for human restlessness.

Don’t be shy, mates 🙂

Ask me the recipe 😉

Porto

vendredi, août 31st, 2018

Mes doux agneaux…

jeudi, août 30th, 2018

Guidés ou pas par je ne sais quel foutre de berger… ne vous attendez à rien d’autre…

Come prima… lacrima.

Next performance when kids at school.

mardi, août 28th, 2018

Of course it’s gonna be music and vid, or maybe pics… who knows?
Maybe it’s gonna be a complete fail… who knows?


Not for me at least 😉

U-Turn

mardi, août 28th, 2018

That’s a dead end, baby. Ain’t it sad?
Come over, we’ll make it happier.

La chatte à mémère

lundi, août 27th, 2018

Babe on Prenois’ former F1 racetrack at Dijon

jeudi, août 23rd, 2018

http://www.julietonelli.com/fr/fondation

Fighting domination.

mercredi, août 22nd, 2018

 

To all girls and women I know that have suffered in any way and/or may still suffer.
This one’s dedicated especially to Nina, with love.

PS: they can all ask for a free signed print 😉

Hommage à Louise

mercredi, août 22nd, 2018

Til min kære. 😉

PS: https://en.wikipedia.org/wiki/Louise_Bourgeois

Who is Arachné in greek mythology (in french 😉 )?

Extrait du « Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine », Pierre Grimal, PUF (Presses Universitaires de France), 1951,  ISBN 2 13 050359 4

Lo que vale, claro.

lundi, août 20th, 2018

Cette année, comme l’année dernière j’ai effectué un sauvetage d’oiseau d’une espèce protégée.
Le CDC, comme je l’appelle, et qui n’a rien à voir avec le « chœur des andouilles » de SZarah, est un Choucas Des Chiottes.  🙂
Ce crétin de volatile est parvenu à entrer par la porte de la cuisine et à atterrir dans le trou des chiottes (pas propre, en plus, avec une trace de pneu et un peu de pisse 🙂 … faut faire des économies) probablement apeuré par le passage d’un habitant.
La mère, je suppose, était curieusement perchée sur la marquise, ce qui n’arrive absolument jamais.
Du coup, à l’aide d’une serviette, j’ai mis les mains dans la pisse pour retirer le bestiaux et le mettre au chaud dans une boîte avec des serviettes et une bouteille d’eau chaude afin que ses plumes sèchent.
Je ne vous dis qu’une seule chose, le choucas pue. Et ce n’était pas l’odeur délicate de mon urine, mais bien celle d’une bête sauvage. Pestilentielle.
Bref, CDC n’étant point blessé, je l’ai laissé cuire dans sa boîte à chaussures percée de trous d’aération une bonne après-midi en partie au cagnard. C’était début juin dernier, il faisait déjà chaud.
Pendant toute cette durée, la mère survolait l’endroit et appelait son CDC.
Mais, il faut qu’il soit bien sec pour pouvoir s’envoler (j’ai obtenu quelques infos sur le web et chez l’asso à laquelle j’avais amené un trocon martinet blessé l’année dernière).
Au final, je l’ai déposé en fin d’après-midi sur le toit du garage, afin qu’il puisse avoir de l’élan pour s’envoler. D’abord circonspect, il fît quelques pas en sautant, puis sa mère est venu le voir et ils sont finalement partis ensemble.
Ouf! pas besoin de faire 160 bornes!

Bonus: la photo des toutes jeunes rondelles qui en foutent plein le trottoir… des crottes noires et blanches comme elles… à moins que ce ne soit plutôt les parents, ces gros dégueulasses! 😀

Le cul de ma caisse

vendredi, août 17th, 2018

Ne vous excitez pas, c’est pas une Cupra. Mais ya quand même de l’alcantara pour que je puisse poser mon p’tit cul sur du velours ^^.
Sympa, non? comme photo inutile? 😉

Sarah

jeudi, août 16th, 2018

Voici ma poupée japonaise Sarah 🙂
Elle est très docile et se contente d’aimer plutôt que de contrôler 😉

C’est une figure du shintoïsme, mais je ne pense pas que vous puissiez comprendre.
Vous y verrez bien ce que vous voudrez.

Bises @Sarah 😉

Le frondeur

jeudi, août 16th, 2018

Réveillé à 4 heures 30 du matin, je décidai de faire quelques clichés vers 6 heures.
Cette superbe photographie sera tirée à quelques exemplaires seulement, sur un papier aquarelle de très haute qualité, au format plus ou moins A2, avec des encres pigmentaires dont Epson assure que la durée de vie minimale est d’un siècle. L’exemplaire vaudra 4000 euros.
Bande de veinards, vous la voyez avant 🙂
Le message est très clair: « on vous attend et on sait se défendre ».
Le sujet représenté est un jeune enfant qui tient non pas une fronde, tel David ou un Palestinien, mais bien un lance-pierre. Il est situé à l’entrée du village de Plogoff ou Plougon.
L’avertissement est sévère, mais ce n’est qu’une statue 🙂
Ne tentez pas le diable… quand même 😉

Le frondeur, F.H.P. Lornet 2018.

 

On va s’en mettre un au fond…

samedi, août 11th, 2018


Jambonneau de porc dit « biologique », et comme absolument TOUTES les autres productions de M. Peuziat, sont la marque réelle de l’excellence.
Si vous faites un tour en Cap-Sizun, c’est l’étape gastronomique à ne pas manquer.
Gorré 29780 Plouhinec.

Oui, hein, faire du cochon à Gorré, c’est rigolo 😉

La stop-Roadeuse

lundi, août 6th, 2018

Branches out the trunk

dimanche, août 5th, 2018

 

Regardez bien, on y voit quelque chose.

Etude de nu

samedi, août 4th, 2018

Bon, je l’ai promis aux Berszerkers, je ne peux pas me défiler 🙂
Et vous allez tous en bénéficier, gratuitement, bande de rapias.

Ah? Parce que vous croyiez que l’émission « Palettes » sur Arte était faite de manière gratuite? Ah ah!

Aller. N’essayez pas d’être aussi con que vous l’êtes vraiment 🙂 [ la moitié de l’audience part]

Le sujet d’aujourd’hui est une photographie de l’artiste F. H. P. Lornet, intitulée « autoportrait au sortir de la douche ».
Il s’agit d’une photographie prise à travers un miroir, représentant partiellement le corps de l’auteur ainsi que son appareil photographique.
Oui, l’appareil génital (le pénis) est également au centre de toute l’attention qu’aura le regardeur. 🙂
La prise de vue n’étant pas satisfaisante, un recadrage droit et gauche a été effectué. C’est le seul recadrage. Il n’y a pas eu de rotation afin de rétablir d’éventuels défauts de parallaxe.
On notera donc que les lignes horizontales qui passent par l’appareil photographique et le bas du t-shirt sont telles quelles sur le négatif original, et parfaitement horizontales, soulignant ainsi la maîtrise de l’artiste quant à la prise de vue manuelle.
De même pour les lignes verticales de la sangle de l’appareil.
Ces lignes forment un quadrillage et quelques diagonales et sont une obturation au regard qui se porte naturellement sur l’objet central et l’arrière plan formant un fond. C’est inévitable, le regard évite le blanc inconsciemment quadrillé du t-shirt.
Le regard est porté vers les lignes naturelles du corps plutôt que vers des lignes géométriques.

Le corps de l’artiste, au premier plan, est le sujet principal de la photo. Le cliché coupe juste sous la poitrine et sous les genoux.
Le sujet est vêtu d’un t-shirt blanc Hanes et est équipé d’un Fuji X100 édition limitée.
Le bas du corps de l’artiste est nu et son pénis est décalotté, laissant apparaître le gland.

En arrière-plan, se trouvent une chaise et un bureau sur un sol de planches rustiques en bois. Ces éléments font évidemment penser à la « chambre de Vincent » peinte par Van Gogh. Un tissu semble être posé sur le petit bureau derrière le sujet (en fait il s’agit d’un sac EastPack).
La photo a été prise (arrêtez de voir dans les mots des tas de choses, SVP 🙂 ) face à la glace centrale d’un armoire à double portes. Le recadrage a donc été fait de manière à ce que l’on ne voit pas ce qu’il y avait dans l’armoire, les portes étant ouvertes au moment de la prise de vue.
Le bois qui fait cadre autour de la glace verticale fait également cadre pour le cliché lui-même. On note que ce cadre n’est pas parallèle mais plutôt en forme de V, ce qui vient contredire le V inversé du mouvement des jambes, et bien sûr, ramène le regard au croisement de ces V, comme pour le lover (ce regard).

On note que les lignes diagonales des jambes légèrement écartées focalisent le regard sur le pénis, tel le mouvement de fuite d’une pyramide, lui-même parfaitement (bien que fortuitement, mais c’est là qu’on reconnaît un grand artiste) aligné au centre des deux lignes verticales que forment les pieds de la chaise et du bureau, eux-mêmes se prolongeant parfaitement dans les droites du plancher.

La partie gauche du miroir étant dégradée, le tain n’étant plus de la première jeunesse, un effet de profondeur de champs factice s’exerce sans que la mise au point ait quoi que ce soit avoir avec. C’est une technique très chafouine de l’artiste qui sait profiter des défauts du monde pour parvenir à un cliché parfait.

Un traitement colorimétrique et de tirage a été appliqué au négatif et donne à la photographie un effet de noir et blanc vieilli mâtiné de colorisation légère.

Passons maintenant à l’analyse du dessein de ce cliché.
L’article l’accompagnant est une réponse à Déborah de Robertis, artiste performeuse avec laquelle l’artiste a travaillé un moment.
Une dispute artistique et philosophique a éclaté en raison de l’attitude dominatrice et irrespectueuse de Roberta envers F.H.P. Cela a directement induit le cliché, en réponse à la mostre de ce que Déborah appelle elle-même « sa chatte ».
Le texte délivre les éléments présentés par F.H.P. afin d’expliciter la situation qui a amené à cette prise de vue politique et philosophique.
En effet, alors que F.H.P. était admiratif du travail de Déborah, mais qu’il lui faisait remarquer que le respect et l’amour de l’autre (ainsi que de soi-même) était l’essentiel de l’art et de la vie en général, elle a rétorqué (dans des écrits non publiés par respect pour leurs auteurs) en gros: « va te faire foutre! » en focalisant sur la relation financière de peccadilles prise pour prétexte. 🙂

Si vous savez lire, le reste est dans le texte artistique lié au cliché.
On ne s’attardera donc pas là-dessus.

Addendum: Il faut la lire et le voir pour le croire, mais Roberta s’arroge le droit de s’approprier des œuvres qu’elle n’a jamais créées par le simple fait de les souiller, par exemple avec son sang menstruel, comme elle l’a fait avec les photos de Bettina Rheims (voir ici: https://twitter.com/D_derobertis/status/1003320542462709761 ).
Bien sûr le propos est plaisant, mais la geste artistique n’est pas suffisante. Une pensée philosophique idoine est également indispensable.

 

Femme à sa toilette

samedi, août 4th, 2018

F.H.P. Lornet (2018)
Femme à sa toilette

 

On m’a demandé de mettre (^^) une photo sexy de mon épouse, alors je m’exécute 🙂
Il faudra, lorsque je n’aurai plus à me préoccuper de faire moi-même les tirages (haha) qu’elle soit exposée en très grand format.
6 x 3,4 … mètres.
Ça reste raisonnable tout en montrant que le fameux « 4 par 3 » n’est rien de plus qu’une invention de publicitaires débiles pour des consommateurs crétins.
L’art ne s’accoquine pas avec le caniveau des « élites ».

Heart ‘s not bad

jeudi, août 2nd, 2018

Heart not bad, baie des trépassé(e)s, 2018. F.H.P. LORNET 2018

To all my heart and sex girlfriends. They will know who they are (ain’t it @Nina and @Gaëlle? 😉 ). Sorry I’ve made an ordering… can’t do else with words 🙁 sorry to keep secret other names too 😉
Added ‘before’:
Sorry, I cannot give a list, as it would make a first and a last (at least ^^), and that’s not possible for me.
🙂

Naked dick in a women’s land

jeudi, août 2nd, 2018

EDIT: Le titre initial, comme on peut s’en apercevoir dans le nom de fichier était « wandering dick in women’s land ».
Mais ça change rien au fait que c’est une PUTAIN DE PHOTO 🙂 ( de F.H.P. Lornet).

Une photo obscène (série de 2 photos, 1/2)

mercredi, août 1st, 2018

Cette photo représente le monument aux morts (terminologie de propagande administrative) de Plogoff, ville rebelle.
Le sculpteur est celui qui a immortalisé la résistance à la domination, en l’occurrence à ce moment-là, un pouvoir central décisionnaire de conneries plus grosses queue (sic 🙂 ) lui.
Il est atypique car il ne représente pas les traditionnels soldats morts et leurs femmes éplorées.

Ce monument est en fait un hymne à la vie. On y voit une femme tenant un enfant par la main, lui même tenant un oiseau contre son torse (bird is the word) de l’autre main.
On voit ici un hommage à la création de la vie. Tout comme l’œuvre de Courbet, « L’origine du monde », que bien peu encore parviennent à comprendre, c’est un hommage à la création, à la vie, à l’amour… plutôt qu’à la mort, à la haine, et à la domination.

Le monument à la vie est déjà à lui seul un sujet photographique tant il doit inconsciemment faire réfléchir le passant de la place publique, de la place des fêtes et des soirées organisées l’été (on y déguste une soupe de poisson préparée par les matrones du coin carrément ex-cel-lente).

Mais une petite fille est venue au moment de la prise de vue, de façon impromptue.
Une très jolie petite fille au sourire promettant d’être ravageur lorsqu’elle aura grandi.
Et voilà 🙂
Là, c’est de l’art parce que c’est l’expression de la vie et de l’amour, de la spontanéité et de l’action. Crois-tu que c’est un hasard si cette jeune humaine est venue devant l’objectif, piètre résistance à la condition qui est la nôtre?
Il faut bien voir que l’envie d’être photographiée (plus par ses parents que par moi?) devant un monument représentant une allégorie de la vie est un signe de ce que les vieux cons appellent « l’innocence » de l’enfance.

Pourquoi donc aller vers une sculpture d’enfant tenant un oiseau? Dites-moi!
Pourquoi vouloir le toucher? Pourquoi vouloir le montrer, l’air de dire « il a raison! il est bon! faites donc comme lui! » ?

… je vous laisse à vos réflexions 🙂

Concluons toutefois en remarquant que le socle maître de la ronde-bosse présente l’inscription épigraphique en langue bretonne, s’assumant ainsi comme la terre locale. [limite c’est bouddhique]
L’inscription en français est inscrite, elle, sur un bloc de granit en forme de pierre tombale rapporté au pied du couple sculpté.

Bonne journée 🙂

 

Chanson du groupe Storlok sur la guerre des Bretons contre une centrale nucléaire que les Parisiens voulaient installer sur la Pointe du Raz dans le Finistère. C’était en 1980. Images « super 8 » d’Eric Lenoir. Keleier Plogoff Diouzh ar mintin pa zav ar glizh E sav an ed hag ar gwinizh E sav an ed diouzh an douar Na pa vez c’hoazh an heol klouar Ouzhpenn an heol a zav abred Ouzhpenn ar gwinizh hag an ed Keleier fall dre ar c’hontre A zav abretoc’h vit an de Ha tud Plogoff a lavare E traoñ an tour an eil d’egile Livirit din e gwirionez Petra zo nevez er barrez Petra zo nevez e Plogoff Har ar parrezioù tro-war-dro Na pa welan war ar blasenn Jañ-Mari Kerloc’h teñval e benn Ar pezh a glevan a zo spontus Ouzhpenn m’eo trist ha glac’harus Gwerzhet eo Plogoff da Baris Ur sañtral vras ‘plas ar gwinizh Plas an ed ur mekanik foll A vije gouest da lac’han an holl Peotramant c’hoazh a-nebeudoù D’hor c’has er-maez eus hon douaroù ‘Vit hor c’has ‘maez ne raio ket Warlec’h an had e teuio an ed Hag en ed ranker da zormañ Araok ma chomje da vreinañ Hag amañ e parrez Plogoff An aotrou bras hag e gof teo Pa deuio gant e roched gwenn A zesko bale er vouilhenn Bez e tesko gant e ardoù Piv eo ar mestr war an douaroù Na pa ranko mont war e giz Don er vouilhenn betek Paris Ha bremañ p’eo echu va son M’ho peus ket soñj vat deus an ton Kanit anezhi war un ton all Ha kanit, kanit, ‘vel gwechall Traduction du breton: Les nouvelles de Plogoff Le matin quand se lève la rosée Se lèvent le blé et le froment Le blé lève de terre Quand le soleil est encore tiède Il n’y a pas que le soleil qui se lève tôt Il n’y a pas que le blé et le froment De mauvaises nouvelles de par la contrée Se lèvent plus tôt que le jour Et les gens de Plogoff se disaient Au pied du clocher Dites-moi en vérité Ce qu’il y a de neuf dans la paroisse Qu’y-a-t’il de nouveau à Plogoff Et dans les paroisses alentours Quand je vois sur la place Jean-Marie Kerloc’h la tête sombre Ce que j’entends est épouvantable Et triste en plus Plogoff est vendu à Paris Une grande centrale à la place du blé A la place du blé une machine folle Qui serait capable de tuer tout le monde Ou bien encore, petit à petit De nous chasser de nos terres Nous chasser elle ne le fera pas Après le grain viendra le blé Et on doit le moissonner Avant qu’il ne pourrisse Et ici dans la paroisse de Plogoff Le grand monsieur et son gros ventre Quand il viendra avec sa chemise blanche Il apprendra à marcher dans la boue Il apprendra avec ses manières Qu’il est le maître sur les terres Quand il devra retourner Profond dans la boue jusqu’à Paris Et maintenant que ma chanson est finie Si vous ne vous rappelez plus de l’air Chantez-là sur un autre Et chantez, chantez comme autrefois.

Mon vit, mon droit d’auteur

vendredi, juillet 27th, 2018
Autoportrait au sortir de la douche / Self-portrait after the shower. F.H.P. Lornet 2018.

Autoportrait au sortir de la douche / Self-portrait after the shower. F.H.P. Lornet 2018.

AS: attention, violence verbale.

Ma cocotte,

[que j’aime ce doux et affectieux sobriquet dont les papas gâteux et sans imagination affublent leur progéniture femelle]

Ma cocotte, donc.

J’ai pour principe de garder ce qui est de l’ordre de la sphère professionnelle confidentiel.
Cependant, le « Merci de ne plus me répondre. » final de ta dernière missive me pousse irrésistiblement dans le besoin vital et non moins artistique du célèbre droit de réponse.
Alors que j’essayais de profiter sournoisement de ta petite notoriété en écrivant un article sur mon travail technique à ton profit, et alors qu’il avait toujours été convenu qu’il devait bénéficier d’une obole de 100 balles, tu as osé réécrire l’histoire en te défaussant et en prétendant le contraire.
[aparté: tu peux garder ton obole, passée de 100 à 50, je m’en bats les couilles, comme tu peux le voir, moi, j’en ai]
Je ne te rappellerais pas que c’est là une méthode que certaines victimes des atrocités de l’humanité qualifient de révisionnisme.
Du point de vue du droit, ce serait une arnaque, mais on s’en fout, ya pas de contrat légal en bonne et due forme.
Par contre, du point de vue humain, cela s’appelle être irrespectueuse.
Tu as même eu le culot de me proposer de travailler à nouveau pour toi (ta grandeur) sans rémunération, tout en me reprochant d’avoir fait un lien entre l’esclavagisme et le fait d’utiliser gratuitement le travail des autres.
Elle est bonne celle-là, non?
Car c’est ainsi que tu oses prétendre faire ton métier, n’est-ce pas?

Je parlais plus haut d’irrespect, mais ce qui est bien plus cocasse, si l’on ose dire, c’est que c’est également une forme de domination, appliquée à un travail censé dénoncer la domination.
Le pire, c’est que, dans cet acte fou, dont tu as tellement de mal à prendre conscience, tu t’enfonces littéralement.

Je le prends avec sagesse et te retourne, je l’espère, vers un chemin plus respectueux.

Je ne suis évidemment pas au courant de tout, j’ai déjà bien assez à faire avec ma petite personne, mais j’espère que tu laisseras le mobilier qui ne t’appartient pas en bon état. J’ai ouï dire que l’hystérie n’avait pas été vaincue par Sigmund.

A propos de ton travail, dont j’ai mine de rien fait la publicité gratuitement, j’aimerais ajouter quelques précisions à la va-vite.
– « Ma chatte, mon copyright ». Es-tu seulement au fait que le droit d’auteur, en plus d’impliquer une notion (dite évidente) d’argent, est aussi, et c’est plus important, une logique de respect envers l’artiste (et l’Autre en général, qui s’applique d’ailleurs pour toutes les tâches, mais différemment)?
– « Ma go pro, mon clito » (rime donnée gratos). Penses-tu sérieusement que filmer son organe génital, du moins ses parties externes, dans-le-but-de-dénoncer-la-pseudo-domination-de-l’homme-aux-dépens-de-la-femme-dans-l’art, te permettra , via l’utilisation des médias de masse (les réseaux sociaux en sont l’expression ultime), d’atteindre quoi que ce soit de notoriété et de sagesse?

Tout cela n’est hélas qu’une preuve criante que tu n’as rien compris à ce qu’est l’ART.

Faire une école dite d’art, vivre des subsides d’un paradis fiscal, faire un travail passable, tout en exploitant ses semblables. C’est là un projet politique et artistique que j’abhorre.

Pour conclure, je pense que tu es victime de l’air de notre temps. Si l’intoxication à la pollution atmosphérique et nucléaire y est pour quelque chose? je n’en sais rien.
Tu t’engouffres malgré toi, et c’est pour cela que j’apprécie également ton courage et l’ardeur que tu mets dans tes productions artistiques, dans le jeu truqué de notre monde.
Continue. Mais cesse à tout jamais d’exploiter ton prochain.
L’amour de soi et des autres, le respect de la vie, si courte, c’est cela qui compte.

Ajout:
Il y a 15 ans, un pseudo artiste m’avait déjà fait le coup de la promesse. Après que la tête lui a tourné à Paris, il s’est rangé sous l’aile d’un riche propriétaire de galerie… pour gérer la boutique splittée entre N.Y.C. et Bruxelles.
On a les paradis fiscaux qu’on peut…

Shame is cretiness

jeudi, juin 28th, 2018

Go! go! faster! pussycat 😉  ( Faster, Pussycat! Kill! Kill! (1965) )

Behind one kind of a great photography is often a woman:

https://www.marisapapen.com/stories

Great work from all part. One could say what some call ‘god’ exists! ^^ And that’s NOT because of the pictures, damn religious ones!

Photography by Marisa Papen.

Je fais délibérément l’éloge de ce modèle féminin (je m’en fais l’apôtre bien volontiers ^^)  spécialisé dans le nu photographique car une de ses photos crée actuellement le scandale auprès des idiots de tous poils 🙂
Or, cette photo ci-dessous ne mérite qu’un seul titre, sachant qu’elle a été prise au cœur de la plus grande cause de guerre et de conflits au monde: un soi-disant « centre » religieux.

The wall of shame. Photo by Mathias Lambrecht.

Le titre? faites l’amour, pas la guerre / make love, not war.
La meilleure chose qui peut arriver à l’homme, c’est la femme, et toutes les tentatives  d’organisation ou de légifération ne sont au final qu’un essai stupide de domination sous couvert de bienveillance. Mais tant il est vrai que seuls certains esprits plus ouverts ou plus capables que d’autres sont à même de comprendre un tel discours…

Incrustation de sous-titres sur une vidéo d’art performance de Déborah de Robertis. Capture d’écran du travail de F.H.P. Lornet.

Dans l’hiver froid et triste de l’an 2017-2018, une artiste (que j’aime appeler Roberta de Clitoris, n’y voyez aucune malice 🙂 ) m’avait demandé par personne interposée d’incruster des sous-titres sur une vidéo revendicative (peut-être même vindicative et vengeresse 🙂 qui sait?). Mon incrustation de sous-titres façon cinéma 1, c’est à dire sur la partie vidéo et pas sur les bandes noires, n’avait pas été acceptée bien que, une fois intégrée à un player, le positionnement des sous-titres permettait de continuer à les lire, même en ayant présente à l’écran l’interface de lecture du player vidéo ( voir sur viméo que si l’on essaye de faire une avance rapide ou de changer le niveau du volume sonore, on perd la visibilité des sous-titres…).

On regardera donc cette vidéo sur vimeo et l’on saluera le geste artistique de Deborah de Robertis et la citation de Genevière Fraisse en toute fin du clip : « c’est l’illisibilité de la domination qui compte dans la domination ».
Pour ma part, et en tant qu’historien d’art et critique naissant, sans complaisance ni subventions, et encore moins pourvu d’un banquier éditeur de pseudo magazine populo-culturel (tel les inrocks), je pense que la première qualité de ce travail est la dénonciation de la domination, QUELLE QU’ELLE SOIT.
Partir de celle qu’a le mâle sur la femelle est un bon début, mais on peut objecter que c’est déjà accepter la domination que de la réduire à telle ou telle type, genre, communauté, secte ou groupe. Bref, une sacrée histoire de l’humanité.

Ma Chatte Mon Copyright from Deborah De Robertis.

Des-cons-venus, faut-il un prétexte à l’art?

mardi, mai 22nd, 2018

regard-sur-l'art-marcigny-2018Voilà une question qui a jailli des tanins anti-hémorroïdaires.
Alors que je m’apprêtais à participer à une biennale 2018 du coin, celle de Marcigny, que j’avais apporté le dossier en main propre en juin 2017, que je n’avais cessé d’envoyer des liens vers mes articles et mon catalogue par mail, en juillet et décembre 2017, que je réitérais en février 2018, sans jamais avoir de réponse, mais en n’ayant pas non plus de message de non distribution de mes courriels, je m’attendais à ne pas être sélectionné.
Quelle surprise donc de voir mon nom sur le site de l’association organisatrice! Je m’enquérais alors du pourqwakesse puisqu’il était stipulé que les sélectionnés étaient tenu au courant. On me demandait alors de renvoyer mes missives, ce que j’exécutais avec promptitude, accompagnées de photos de définition correcte destinées au catalogue de l’expo. Hélas, quelle ne fût pas mon désappointement en lisant la réponse du commissaire d’exposition: on se plaignait en creux de ne recevoir que tardivement les photos et, outre le fait que mes séries photographiques sur le Japon ne correspondaient pas au thème (« transformation et métamorphoses », ce genre de thème est limite un cliché pour absolument tout ce qui concerne le Japon, lieu d’acculturation et de symbiose des temps et des cultures), on me disait avec une méchanceté dont seuls les crétins sont capables que l’on ne « décelait pas de portée artistique » dans mes œuvres…
De la part d’un commissaire d’exposition également exposant… on pourrait gloser à l’infini et publier dans le Canard ce confit d’intérêt notoire 😀

Que ma proposition ne corresponde pas au thème et à l’esprit de la biennale, je m’en serais fort bien acquitté.
Par contre, que l’on vienne me donner une leçon d’art, en se revendiquant de l’art contemporain, c’est une belle preuve d’incompétence et de manque de connaissances, à tout le moins, de ce qu’est l’art contemporain – que dire de quelques cailloux posés les uns sur les autres au somment d’un piédestal parallélépipédique rectangle blanc des plus banals, présenté au palais de Tokyo à Paris, par exemple? Doit-on y chercher une « portée artistique »?
L’art contemporain n’est rien d’autre que vaine tentative de réponse à la question épineuse (et forcément elliptique): qu’est-ce que l’art? Evidemment, ces considérations doivent manquer à ceux qui n’ont ni l’esprit universitaire ni la curiosité de s’instruire ni la liberté de pensée nécessaire à une certaine conscience.

C’est à coup sûr une terrible méconnaissance de l’art photographique.

Mais bref, venant de ceux qui critiquent aisément le centre d’art contemporain du même patelin, probablement avec raison, les subventions n’étant pas vraiment le but ultime de l’art, le fait est vraiment truculent.

Cependant, ayant accepté le refus qui m’était fait par retour de mail en précisant que j’étais seul juge de la « portée artistique » de mes œuvres, je demandais le retrait de mon nom de la liste des participants, ce qui, aujourd’hui, n’est toujours pas fait.

Au reste, la mort de Denis, il y a deux ans, avec qui j’avais des discussions enflammées sur l’art et le zeitgeist qu’on avait tout deux en horreur, suivie de celle de Françoise, esprit curieux, intelligent et victime de la place qu’on faisait et qu’on fait encore à ceux qui sont vraiment différents, puis celle de ma mère qui, en plus d’oblitérer un interlocuteur de plus, ramène sur le devant de la conscience la souffrance qui fait la vie et la mort qui la termine, l’écart pleutre que font les individus un temps connectés, tout cela crée une ambiance des plus dégueulasses.

Alors, cher commissaire d’expo, je vous merde, votre avis personnel n’a pas lieu d’être, qui plus est lorsqu’on n’est pas capable de s’atteler aux tâches administratives élémentaires de l’organisation d’une telle manifestation, à savoir utiliser une boîte à courriels, y répondre dans un délai raisonnable et surtout… LIRE le contenu des missives.
J’ai failli me retenir, mais comme on dit: « c’est toujours mieux dehors que dedans ».

Sauvetage

jeudi, juillet 6th, 2017

Trokon Martinet se repose.

130 kms aller-retour pour confier ce jeune con tombé du nid des Martinets à l’association csol.
C’est Micro, devançant Puckett, qui l’a choppé lui infligeant du même coup quelques blessures à l’abdomen et au dos. Rien de trop grave cependant, les fonctions d’évacuation et d’ingestion semblant toujours bien fonctionner.
Les martinets doivent s’élancer d’une hauteur conséquente lors de leur premier envol, sans quoi, une fois à terre, et n’ayant pas de fonction décollage, ils restent à la merci des prédateurs.
Leur poids idéal pour l’envol (sachant qu’ils sont gavés comme de gros porcs par leurs parents) doit être d’environ 45 grammes, et les ailes doivent dépasser de la queue de 15 mm.
Sinon, pouic.
Certains martinets, en voulant imiter ces crétins d’hommes, veulent sortir avant les autres pour tout un tas de raisons: manque de place au nid, chaleur insupportable (encore qu’un 34 degrés leur convienne parfaitement) ou encore simplement pour voir comment ça fait d’être con 🙂
Sachant que le repas quotidien des jeunes martinets est constitué d’une centaine de mouches, il faut confier les membres de cette espèce protégée à des connaisseurs.
Avec les hirondelles, les martinets sont une espèce protégée et il peut en coûter jusqu’à 10000 euros et 6 mois de prison quoi qu’on fasse avec ces bestioles.

Plus de renseignements sur les bestioles en tout genre sur La Hulotte qui, par ailleurs organise un concours de dessin pendant l’été 2017 pour les enfants de 6 à 15 ans: à vos crayons!

PS: baptisé Trokon Martinet, le cuistre a bénéficié d’un traitement antibiotique dès son arrivée à l’association CSOL. On demandera des nouvelles dans quelques temps.

Exposition des 18 vues de Kyoto du 10 mai au 29 juin 2017 – ECB Chauffailles

mercredi, mai 3rd, 2017

La saison s’y prête: le printemps, qu’il s’agisse de lumière ou de climat, est LA saison où il fait bon visiter les bocages du sud Brionnais et se rendre compte que, parmi la ruralité herbeuse et terreuse, la contemplation du silence fait ressortir, outre l’odeur du bétail, la renaissance de la nature que d’aucuns, même du cru, s’évertuent à oublier le regard fixé sur leur bête écran de téléphone.
Car oui, sur cette terre d’élevage bovin, la ruralité est aussi bou(s)euse, et pas qu’au sens de la nomenklatura parigote, et gribouilleuse; et elle sent.
Elle sent la culture du wasabi (le vrai hein, la plante, pas cet infâme jus de raifort vendu à prix d’or), la seule d’hexagonie sis à Oyé. Elle sent aussi l’élaboration du miso et du saké façon ‘comme il faut’, et dire que ça se passe à Poisson, c’est vrai que c’est vraiment drôle pour un nippophile amateur de sashimis 🙂
Bref, il y a autant de ravissements que dans l’atelier d’un Hokusaï.

C’est donc aux confins de la Saône-et-Loire, de la Loire et du Rhône que la prochaine exposition des « 18 vues de Kyoto » se tiendra du 10 mai au 29 juin 2017, à l’Espace Culturel du Brionnais (ECB) de Chauffailles.
Bien sûr, et outre la possibilité de se plonger du regard dans les œuvres, on peut également se les procurer directement (attention certaines n’existent plus qu’en un seul exemplaire, sur les deux uniquement produits au format choisi par l’artiste). D’éventuelles commandes personnelles sont toutefois les bienvenues.
A côté des œuvres dites ‘originelles’ se trouveront les ‘variations’ à un tarif plus abordable et à l’apparence plus contemporaine, dirons-nous.

Les visiteurs sont les bienvenus de 14h à 17h30 du lundi au jeudi et de 8h30 à 12h et de 14h à 17h30 le vendredi.

Un vernissage aura lieu le jeudi 11 mai de 18h à 20h, avec une dégustation de crackers japonais accompagnés de quelques breuvage plus locaux, mais choisis avec soin. Si les planètes sont bien alignées, une surprise peut survenir.

Le sens ou l’indifférence, esthétique du regard

dimanche, avril 2nd, 2017

Pride… and its cost. Sanjo Dori, Kyoto 2015. F.H.P. Lornet.

Il m’arrive d’avoir envie de remplir d’un signifiant personnel, d’un point de vue individué, une image. Mais quelquefois non. Quelquefois la simplicité de l’œuvre, la plastique de la composition ou la dynamique colorifère suffisent à l’expression d’un ineffable partagé.
Pourtant, la plupart du temps, j’aime signifier.
Je vais donc tâcher d’insérer un signifié dans une image qui s’y prête: « Pride… and its cost » série « META » œuvre « 18 vues de Kyoto » par F.H.P. Lornet.

Le cliché est la capture d’un endroit tout à fait banal, un morceau de mur de l’un des nombreux passages couverts de Kyoto servant de galerie commerçante et de lieu de rencontre où sont disposés de nombreux restaurants et boutiques. Celui-ci est la rue Sanjo-dori et se trouve excentré par rapport aux très populaires allées couvertes du véritable centre historique de Kyoto, telles que le marché Nishiki.
Par cette position décalée, on peut y trouver ce qui est plus ou moins caché aux yeux des touristes bon teint.

Sur le pan de mur photographié sont disposées des affiches en papier: l’une concerne le club local de football, Kyoto Sanga, et les deux autres font la propagande de l’armée japonaise censée être la fierté du pays. Le slogan qui illustre ces deux affiches, l’une pour l’aviation, l’autre pour l’infanterie, est éloquent: Japan pride, la fierté du Japon.
En plus petit est inscrit qu’il s’agit des forces d’auto-défense japonaises (‘Japan air self-defense force’ et ‘Japan ground self-defense force’).
Il faut remettre ces affiches dans leur contexte historique de mai 2015. A l’époque, ce qui est aujourd’hui devenu une loi autorisant le Japon à intervenir militairement outre-mer n’était qu’un projet suggéré par les colonisateurs états-uniens.

L’œuvre est ici non pas une approbation de l’artiste à la glorification d’une société martiale mais un moyen de dénoncer la militarisation des sociétés, fussent-elles les plus pacifistes, ainsi que leurs dérives impérialistes généralement contingentes des rapports de forces internationaux.

Il faut, hélas, aller chercher à l’étranger un article de la presse indépendante et pourtant dominante pour se faire une idée assez globale de ce que le concept même d’engagement militaire peut créer comme confusion dans la société, en mettant également au jour le fait que de démocraties modernes il n’est pas, puisque seuls les souverains décident.

Pour approfondir ce débat éminemment politique, un film qui ne l’est pas moins: Shin Godzilla (l’humour n’y est pas absent) qui reprend la notion d’armée d’auto-défense et les débats qu’elle engendre, dans une situation toutefois bien différente de la réalité que nous vivons.

 

Shortlist failure

lundi, mars 6th, 2017

Tristement, de place il a manqué pour que les clichés des « 18 vues de Kyoto » soient retenus dans l’écrémage du jury de la WPO 2017.
C’est donc un ‘almost fail’ qu’auront subis ces clichés pourtant fort pourvus de sens, mais peut-être pas assez « en eux-mêmes » à en juger par les résultats de la compétition.

A voir toutefois cette page concernant les clichés dits recommandés  sur le sujet culture de la compétition dite ouverte. A mon avis, certains des meilleurs clichés sont là. Vous apprécierez ou pas la navigation anti-ergonomique du site fashion-like de WOP qui vous permettra de vite en avoir marre de ne plus savoir où vous en êtes de votre visionnage… et de, hélas, finalement aller voir ailleurs 🙁

Voici donc l’aperçu, certainement critiquable, de ma contribution. J’essayerai de faire moins bien une prochaine fois; des concours, même gratuits, y en a plein 😉

Man troubles ( part of « 18 views of Kyoto » 2015)

Those images are part of the 25 photos from the work « 18 views of Kyoto » (18 vues de Kyoto) by F.H.P. Lornet.
They’re taken out from series 2 (A temps / On time)  and 3 (META) out of the 3 series ( http://www.lornet-design.comhttp://www.lornet-design.net/category/photographie/ ).

These 6 pictures mainly focus on Man ‘initial problem’: Woman and war, through a depiction of contemporary Japan.
It focuses on the need of real communications, as vain as it can be, to banish most extreme social apartheid as well as to keep cultural moves and freedom.
This series shows also the weakness of men, through their futilities, compared to the real need of the humanity to live in peace in a ‘given’ world.
Finally, the signature photo « Pause » is a wish for all mankind to take the time to rethink the vanity of its own existence and try to accomplish its real but still vain aim.
It means: make a pause in the darkness of life.

Those pictures were shot in Kyoto, Japan, in 2015 and published in january 2016 for the first 2 series, december 2016 for the third series.
They are the remains of a 15 years wait to feel how’s life in Japan and a mean to share a different vision of the world.
There was no disappointment: it’s very different, it’s much beautiful, it’s really lovable, but it stays human and has quirks.

Japan Touch 2016 compte-rendu et impressions

mercredi, mars 1st, 2017

Alors que la brume de pollution s’étendait depuis une bonne semaine sur l’hexagonie, il a fallu s’enquérir de la possibilité de se mouvoir en automobile jusqu’à l’emplacement d’eurexpo dans la banlieue de Lyon. Heureusement, le contournement par les autoroutes était autorisé aux plaques comportant un numéro pair, dont hélas mon carrosse fait partie.
L’arrivée le vendredi soir fut heureuse, mais après avoir commencé par installer un début d’exposition, afin d’être bien sûr que les crochets et le système de suspension faisaient leur office sur les parois bon marché du stand, l’absence de chauffage et la possibilité d’installer le lendemain matin finirent de nous convaincre qu’il était temps de remballer pour bénéficier d’un repos bien mérité.
C’est donc autour de huit heures le samedi matin, et bénéficiant du chauffage à air pulsé (horreur par ces temps de particules fines), que nous pûmes installer les 25 œuvres originales constituant l’exposition des « 18 vues de Kyoto » ainsi que les « variations », des formats vectorisationnés (tagl), plus grands et imprimés sur forex.
Un très grand tissu permit de recouvrir la table et de cacher les cartons de récupération qui avaient servi au transport des œuvres.
Evidemment, c’est toujours après coup qu’on se dit qu’une moquette aurait donné un cachet plus cosy au stand, mais cela aurait certainement occasionné la location d’un véhicule plus adapté au transport de gros cubages, et bon… disons que zut, quoi 😀
D’un point de vue logistique et organisation, c’était presque parfait. L’inconvénient majeur étant le système de chauffage par air pulsé aussi bien à l’hôtel que sur le salon et qui m’ont littéralement abîmé le vestibule rhino-laryngé au point que j’ai cru être malade. Au final, non, une fois partie loin de cette pollution dégueulasse (merci total) tout est rentré dans l’ordre.

Il faut le dire de suite, la Japan Touch n’est pas vraiment dédiée à l’art. Si j’étais méchant, je dirais même que c’est plutôt le temple des marchands.
Mais soit, c’est grâce à eux que les artistes et autres associations peuvent exposer à moindres frais et procurer un regard certainement différent sur le Japon que ce que proposent les revendeurs.

Le salon se déroule sur deux jours: le samedi, c’est le jour des fadas de cosplay anime et de la jeunesse folle :), le dimanche est plutôt familial et cosplay steampunk.
L’énergie et la liberté des cosplayers fait plaisir à voir: 22000 m² dédiés à la folie des rêves permet de s’exprimer autrement que dans cette hexagonie à l’agonie, c’est une évidence.
Je n’aurais pas cru adhérer au délire finalement très humaniste des ‘free hugs’, mais l’ambiance donnée par le déguisement tout carnavalesque d’une bonne partie de l’audience ne permettait pas de se passer de l’envie de se laisser aller.

Je mets quelques vidéos histoire d’illustrer ces douces rêveries tout autant que les aspirations de la jeunesse qui contrastent fortement avec ce monde stupide de vieux croûtons dirigeants.

 

 

 

 

18 vues de Kyoto à la Japan Touch 2016

mercredi, février 1st, 2017

Bon, ce qui est rassurant, c’est qu’il y avait des extincteurs de chaque côté, vu qu’il y avait des portes de secours fort mal isolées, et que du même coup, il est certain qu’on n’a pas eu trop chaud…
Au pire en cas d’incendie avivé par les courants d’air, on aurait fait face 🙂

Voilà donc le stand de Lornet-Design à la Japan Touch de l’hiver 2016. Brrrr. La structure du stand est fort légère, très pratique, modulable, toussa… Mais bon sang que c’est laid …
Alors on a fait de notre mieux: choix de fils en perlon donc transparents, disposition des œuvres à l’œil (pas mécontent du résultat) et table en avant de l’espace d’exposition, histoire de laisser le visiteur déambuler tranquilôsse. (le tissu recouvrant la table a été déplié après la prise de vue, je vous rassure, pour cacher le pied et les cartons situés en dessous 🙂 )

Concernant la disposition, les œuvres originales sont disposées à l’intérieur et au centre du stand, les œuvres disposées à l’extérieur étant les « variations » vectorisées et imprimées sur forex de certaines des œuvres originales. Un prochain billet en fera état plus en détail.

Tout cela est fort ennuyeux, je le concède, alors place au bonus! 🙂

 

Critique de : « Figé, gardien lithique » série « Le temps n’existe pas » œuvre « 18 vues de Kyoto » par F.H.P. Lornet.

lundi, janvier 30th, 2017

 

Eludons tout d’abord, et de prime, le fait que l’artiste lui-même et en conscience devienne le critique de ses propres œuvres: c’est (faire) montre de partage et de gratuité.
Anéfé, s’il avait été sujet d’une autre œuvre, d’un autre artiste, il eût fallu rétribution ou simple envie.

L’œuvre présente une sculpture de pierre en ronde-bosse devant un feuillage arboré. Il s’agit d’une photographie sur papier de coton, encadrée et pourvue d’une étiquette faisant office de cartouche tout autant que de signature. Cependant, l’œuvre est elle-même signée en bas à droite au verso.
Le sujet de la photographie est un komaïnu japonais, autrement connu sous le nom de Shi en Chine, ou plus communément sous l’appellation de chien de Fô. Ce sont des représentations de lions sculptées et faisant office de gardiens de sanctuaires ou de temples.
En l’occurrence, ici, le komaïnu est placé à l’entrée sur le chemin qui mène au temple d’ Otoyo.
Les komaïnu sont des représentations inspirées des Shi de la Chine des Tang, nous apprend la wikipédia (dont il faut se méfier, par ailleurs). Vous lirez.

On peut remarquer sur le cliché qu’un morceau de papier inscrit de kanjis pend d’une branche d’arbre derrière la statue, auquel fait écho l’étiquette cartouche qui pend de l’œuvre.

La prise de vue est faite tardivement dans l’après-midi, le soleil étant plus près de l’horizon que du zénith, et traçant l’ombre du feuillage sur le corps du bestiau.
Sans en savoir plus, et regardant la représentation, on s’aperçoit qu’elle repose sur un socle qui fait corps avec la ronde-bosse. Evidente disposition artisanale de maintien de la création.
Sur le petit côté visible du socle se trouve un éventail, que l’on pourrait confondre de loin avec un hérisson.
Sur le grand côté du socle un rameau s’épanouissant de façon presque symétrique et symbolisant probablement la vie ou la nature domptée par le molosse, gardien du temple.
L’éventail, instrument usuel et prosaïque, est cependant la marque à la fois d’une communauté et d’une certaine aristocratie, tout autant qu’une différenciation sexuée, à travers les âges.

http://kyoto.japon.free.fr/K_Plan.html

Le fond de la photo est plutôt sombre, alors que la silhouette du komaïnu se détache en pleine lumière. L’artiste a voulu faire ressortir la puissance cachée des gardiens (ou anges, dans la culture occidentale récente) de la spiritualité. L’objet du cliché est bien la massivité de la sculpture tout autant que son expression: le bestiau regarde l’objectif et fait mine d’un rictus intemporel montrant sa dentition imparfaite en raison du temps. Le regard est, lui, resté ferme et intransigeant: « C’est sous mes yeux que vous vous aventurez, mortels ».
La statue est datable, au doigt mouillé, du XVIIIe siècle, peut-être plus récent, beaucoup plus récent, étant donné la propreté des coups de ciseaux.

Peu importe, c’est le message donné par l’artiste qui prévaut: ce cliché est le garant de l’intégrité de toute la série, il prend soin de sa conservation et de son intégrité, tout comme le fait un komaïnu à l’entrée des sanctuaires.

Une discussion, un commentaire? envoyez un mail! (les inscriptions spam étant les seules j’ai désactivé les inscriptions ^^)

Collection intégrale des « 18 vues de Kyoto »

mardi, janvier 24th, 2017

La collection publiée des « 18 vues de Kyoto » est finalement complète avec la troisième et dernière série, « META », dont le but sociologique devrait être évident aux yeux avertis (voir la mise à jour de la page concernant cette série photo-graphique sur le Japon).
Le nouveau catalogue 2017 incluant cette troisième et dernière série présente des versions web des photos sans leurs cadres ni leur cartouches adventices, mais pour s’en faire une idée, le précédent catalogue 2016 est toujours accessible.
Evidemment, ces œuvres sont toujours disponibles vu que tirées à deux exemplaires chacune, et malgré la vente de deux d’entre elles.

[pour ceux qui estiment que sur Instagram, c’est plusse mieux cool parce que c’est en HD, je leur dis que ce genre de plate-forme, sans rien apporter à ses contributeurs, s’enrichit à leurs dépens dans 99% des cas, et ça me pose un gros souci :)]
J’ajoute à cette aparté vindicative que le partage est avant tout un échange et pas une filouterie, a contrario de la logique normative des GAFA (google, apple, facebook, amazon, on peut en ajouter bien d’autres)  et autres prétendants à la domination de l’humanité et à son esclavagisation (sic) volontaire.
Bref :).

La série originale est complétée par une série de 7 ‘variations’ qui feront l’objet d’une prochaine publication, en fonction de la lumière disponible en ces temps pollués atmosphériquement (re sic) et politiquement. Ces variations seront également mises en vente à un prix très raisonnable.

Il n’est pas exclu qu’une série inédite et privée vienne s’adjoindre aux « 18 vues de Kyoto », parce que d’une, c’est moi qui décide en tant que démiurge, et que deux, certains autres clichés le méritent grandement. De même, les deux artefacts prévus initialement sont en cours de création. Leurs prix risque d’être prohibitif.

En attendant, il est temps de s’atteler à d’autres aventures graphiques.

Carrément.

lundi, janvier 9th, 2017

Une sizaine des photos de la série « 18 vues de Kyoto » est soumise au jugement pour le concours dans la catégorie « contemporary issues ».
Certaines de ces œuvres ne sont pas encore disponible sur le nouveau catalogue qui n’est d’ailleurs pas encore en ligne. C’est bien fait, vous n’aviez qu’à venir à la Japan Touch où elles étaient exposées.

Exposition des 18 vues de Kyoto / Japan Touch 10 et 11 décembre 2016 à Lyon

vendredi, octobre 28th, 2016
Flou de nô (Kyoto 2015, F.H.P. Lornet)

Flou de nô (Kyoto 2015, F.H.P. Lornet)

Japan Touch 2016A l’occasion du week-end consacré au Japon et aux cultures d’Asie les samedi et dimanche 10 et 11 décembre 2016, vous pourrez admirer, en plus des deux séries déjà publiées, une troisième série inédite qui sera dévoilée en exclusivité lors de l’exposition des « 18 vues de Kyoto » à la Japan Touch 2016 à Lyon.

Vous pourrez, bien sûr, faire l’acquisition d’œuvres originales ou de reproductions (toutefois en nombre limité) proposées à cette occasion (pour une envie particulière, un support, un format, il faut bien sûr passer commande).

Deux œuvres originales sont d’ores et déjà réservées.

#18Vues

alcools
La réalisation sculpturale monumentale prévue initialement est reportée à plus loin, étant donné le triste agenda estival de l’artiste et la léthargie industrielle due à cette même période.

Mastering portrait with love (and luck)

dimanche, août 28th, 2016

denis_webb_web_lornet-design

Les gens normaux

dimanche, août 7th, 2016

neufLes gens normaux, ce sont ceux qui habitent le troisième étage: ils ne verront jamais la lumière du ciel depuis la terrasse du cinquième et dernier étage et ne sont jamais descendus à la cave.
C’est triste, c’est confortable, et ils aiment ça. Ils votent ‘pour’.

Le discours d’introduction de l’exposition « 18 vues de Kyoto »

mercredi, juin 29th, 2016
Le love fiorentino.

Le love fiorentino.

L’artiste par sa seule volonté change le monde. Bien sûr, c’est d’abord SON monde qu’il transforme, mais c’est aussi celui de tous les autres. Quelles que soient les réactions suscitées, ou l’absence de réactions, il y a forcément une nouveauté qui métamorphose le présent.

Il en va donc de l’art comme de toute autre activité humaine ou cosmique : c’est à chaque fois une venue au monde et une transformation du monde, aussi utile qu’artificielle.

J’ai horreur des artistes qui s’expriment à propos de leurs créations. J’aime laisser le spectateur se laisser emporter par ce que l’œuvre lui donne à penser.

Toutefois, il me faut donner quelques clés concernant l’exposition que je vous présente aujourd’hui.

La plupart d’entre vous auront compris dans le titre « 18 vues de Kyoto » le clin d’œil à Hokusai et à ses 36 vues du mont Fuji ou encore à Hiroshige et ses 100 vues  d’Edo. Il est vrai que j’apprécie beaucoup l’art de l’estampe japonaise, spécialement les représentations de paysages, dont rien que le nom d’images du monde flottant (ukiyo-e) est à lui seul un point de départ fertile pour l’imagination.

Pour l’instant, ces 18 vues regroupent deux séries, dont la première est exposée ici dans son intégralité. Une troisième série viendra compléter l’exposition et sera visible probablement à la japan Expo 2016, en décembre prochain à Lyon.

La première série, donc, est celle que j’ai nommée « Le temps n’existe pas », en référence à un ouvrage de Nelly Delay intitulé « Le jeu de l’éternel et de l’éphémère ».
Pour moi, la découverte de l’histoire du Japon à travers ses temples et ses palais a été l’occasion de saisir une partie de la pensée philosophique du shintoïsme.

Du peu que j’en connais, elle semble convenir à ma façon de regarder le monde, à travers chaque phénomène que la vie nous permet de ressentir.
C’est aussi pour cela que je l’ai appelée série verte, car elle donne à voir la célébration de la nature, de ses beautés et de ses bienfaits plutôt que son pouvoir parfois dévastateur.

Cette série inscrit l’Homme dans le monde et rappelle que sa place doit être mesurée.

La seconde série, intitulée « À temps » est une vision du Kyoto contemporain, du Kyoto de notre temps. C’est une vision prosaïque traitée selon un angle plus graphique, d’où son titre de série multicolore. Elle montre à la fois un certain désordre dans l’enchevêtrement des réseaux, qu’ils soient ferrés ou électriques et un ordre artificiel dans la volonté de régulation du monde à travers la domination du commerce marchand.

La réalité est évidemment toute autre puisque derrière un luxe affiché, le bien-être n’est souvent que de façade, au Japon comme dans bien d’autres sociétés dites occidentales.

Je n’en dirai pas plus, et pour terminer, je tiens à rappeler que cette série des 18 vues de Kyoto n’est qu’une illusion de la réalité, mais que par le choix que j’ai effectué, j’espère avoir artificiellement créé une vision de cette ville qui donnera sinon l’envie de s’y rendre, au moins un intérêt pour la culture et l’histoire du Japon, mais encore plus pour l’indicible qui l’anime.

La perte. Oraison funèbre pour Denis.

lundi, juin 20th, 2016
Denis_Hokusai

Aquarelle de Denis Webb (lac de Saint-Point) dans un autre univers, au même niveau que le lac Hakone d’Hokusai. Watercolor from Dennis Webb (lake of Saint-Point) in another universe, at the same level of the « hakone Lake » from Hokusai.

Le couac. Anneaux de calcaire en ronde-bosse, taillés dans la masse. Symbole de l'amitié qui liait mes grand-parents paternels avec un ouvrier portugais, tailleur de pierre de son état, venu rénover la bâtiment ecclésiastique du coin, et à qui ils ont offert le gîte et le couvert. Reproductions des statuettes de Cernavodă (Roumanie) datant de l'époque néolithique. / Jarring note (=couac in french, pronounced like Kwak/quack). Chalky rings sculpted in the round cut from solid. Symbol of the friendship between my grand-parents (father's side) and a portuguese worker, stone carver working on the repair of the church near by, to whom they offered board and lodging. Reproduction of Cernavodă figures (Romania) dating from neolithic and known as "the thinker".

Le couac (voir le title ou le alt).

J’ai perdu un ami avec qui nous avions décidé d’un commun accord de nous perdre nous-mêmes. C’était un être sensible et engagé, en colère parfois et souvent intransigeant sur la manière de faire et l’art de bien-faire (des fois c’était too much, quand même, hein).
C’était un artiste. Pas de ceux qui promènent leur chien pour se faire des amis, non. Evidemment issu d’une génération avec ses travers, il avait la douloureuse conscience de tous ceux qui ont traversé les époques d’un siècle tumultueux dont les promesses n’ont jamais été tenues.
Il m’a fait découvrir quel intérêt il y avait à aimer le papier, sa texture, la façon dont il reflète ou pas la lumière, la chaleur qu’il dégage… les possibilités qu’il engendre. C’est grandement en partie grâce à lui que j’ai finalement compris que le travail de la photo prenait du temps, que la prise de vue était la clé de l’expression d’une sensation possiblement jamais comprise par personne d’autre que l’artiste lui-même… mais qu’il fallait, qu’il faut la faire. Qu’il faut se donner le mal nécessaire pour la montrer, la partager avec d’autres, quitte à n’en jamais avoir aucun retour, aucune récompense, carrément pas de reward.

C’est le lot de tous, bien que peu le sachent: souffrir.

Ce qu’il y a de plus important dans l’art, c’est le moment où s’agitent les relations qu’il procure, les rencontres vraies et où occurre ce bout de chemin qu’on fait parfois côte à côte, pour le meilleur et pour le pire, bien sûr.

See ya, Denis, you’ll be forever in my soul.

 

Translation for Debbie (not to say a translation is always a treason)

The loss. Funeral oration for Dennis.

I’ve lost a friend with whom we both agreed to lose ourselves. He was a sensitive and engaged being, sometimes angry and often uncompromising on the approach and on the art of the do good (sometimes, that was a bit « too much », though).
He was an artist. Not one of those walking the dog to socialize, no. Of course, from a generation with its peculiarities, he had the painful consciousness of all those who’ve been through the times of a rough century which promises were never kept.
He made me discover the good in loving paper, its texture, the way it reflects the light or not, the warm out of it… possibilities it brings. It’s much thanks to him that I’ve finally understood photography work take some time to be done, that shooting was the key of the expression of a sensation possibly never understood by any other people than the artist himself… but that it has to be done, that it is to be done. That one has to make a necessary big effort to show it, to share it with people, even if no return has to be expected, no recompense, no reward at all.

That’s the lot of everyone, while a few got it: suffer.

What is most important in art, is the moment when true relationships are shaking, the real relationships and where happens this part of the road we do side by side, for the best and the worst, of course.

See ya, Dennis, you’ll be forever in my soul.

Nouvelle exposition des « 18 vues de Kyoto » (mai 2016)

vendredi, mai 20th, 2016

Affiche: 18 vues de Kyoto à l'espace Lyon-JaponA vos agendas! ^^

Exposition vente à l’Espace Lyon-Japon (16 rue Bellecombe 69006 LYON) du 2 mai 2016 au 4 juin 2016 (vernissage le samedi 21 mai de 16h à 19h).
En savoir plus? -> 18 vues de Kyoto

 

« Yoko Ono précise qu’elle tient absolument à se rendre à Lyon courant mai (…) » 😉

 

Accrochage

mercredi, mai 11th, 2016

Bien sûr, c’est fait exprès! C’est pour voir d’en haut!cigitotto
Les cloches étant vraiment lourdes, on s’est dit que le son, lui aussi, allait tomber, que de plus haut, donc plus loin! Arf.

Et bien sûr, la plupart des badauds le voient d’en bas. C’est à la fois la possibilité de dominer, tout autant que celle de se laisser dominer par la puissance d’un travail, que dis-je, d’un labeur, d’une torture, d’un accomplissement mortel et définitif.
Donc, non, vous ne l’aurez pas en grand, il faudra vous procurer un exemplaire signé et onéreux ou une reproduction meilleur marché.

accrochage_2016Mais pour le moment, il s’agit de causer d’un accrochage. Non, pas de ceux qui défient le bon sens de la physique (« bon sens » krkr) comme on peut en voir à longueur de vidéos dans les car crash de la bêtise, mais dans un petit endroit dédié à l’apprentissage de la langue nippone.
Ah! comme je suis tenté de dire que cela fait une semaine « JOUR POUR JOUR », façon journaleux! 🙂 Zut, ça fait neuf jours! Tant pis alors. Et puis je compte a minima à la nano seconde, moi. Autant dire que j’ai arrêté y’a longtemps.

Il m’aura donc fallu rejoindre l’antique capitale des Gaules en un saut de puce savante, emprunter une ligne ferroviaire qui se meurt (et dont la réparation -la modernisation, en langage politique- ne saurait que l’oblitérer une petite année) pour pouvoir, éreinté d’avoir transporter mon lard et mon art, le disposer enfin sur quelques cimaises à propos.vers_lyon

Ce faisant, j’ai dû me rendre à l’évidence: il était tout à fait impossible de respecter le titre de l’exposition. Ce ne sont donc pas 18, mais bien 14 vues de Kyoto que vous pourrez admirer, critiquer, ou tout simplement regarder dans l’espace réservé à cet effet, celui qui s’est nommé « Lyon Japon ».

Evidemment, j’en profitai, afin de combler la cruelle absence de correspondance, pour faire un tour dans une épicerie de mon goût. N’ayant pas succombé alors à l’achat in situ d’une bouteille d’alcool de riz locale, bien que la boutique dédiée portât le nom du chemin des philosophes, je comblai ainsi ce manque terrible par une douce folie.

uffizi

Nananèreu!

 

Broth

dimanche, avril 24th, 2016

resistance7428 de l’ère d’Orione. Dernier câble avant terminaison finale.
Les tentatives d’évacuation vers d’autres systèmes ont toutes échouées.

La logique de feeding à basse consommation  est à bout.

vietataLes seuls survivants sont les hautes classes. Leur espérance de vie est de 3 années et 18 mois à plus ou moins 6 mois calibrés. Les descendants n’auront aucun espoir de survie.

 

Bouillon

vendredi, mars 25th, 2016

hokusaiPour de nouvelles aventures…insoumis
culinaires!

La geste créative

mardi, février 9th, 2016

murLes estampes japonaises sont d’abord des impressions monochromes qui deviendront polychromes avec les progrès de l’imprimerie. Ce sont bêtement, si l’on peut dire étant donné la maîtrise nécessaire à leur réalisation, de gros tampons de bois gravés et encrés appliqués soigneusement sur du papier.
La fascination qu’exercent les estampes provient du trait de l’artiste qui dessine le sujet, mais aussi de l’art du graveur qui doit faire apparaître en relief sur une planche de bois de cerisier chaque trait, aussi fin soit-il, chaque aplat de couleur, le tout en se souciant de l’exacte superposition des différents tampons, tels des calques.
On peut déjà soupçonner que cette notion de calque et de superposition donnera lieu aux dessins animés dont les Japonais sont incontestablement les maîtres, tant techniquement que d’un point de vue créatif.

La création se nourrit non seulement de la quotidienneté mais aussi et surtout de la souffrance expérimentée, et c’est ce qui lui donne autorité et altruisme, on y reviendra peut-être plus tard.

L’apparition des estampes au XVIIème siècle à Edo (aujourd’hui Tokyo) a été favorisée par les bourgeois et les artisans qui voulaient promouvoir un art qui leur ressemble, abordable et accessible, à la différence de l’art aristocratique qu’était la peinture sur fond d’or, que l’on retrouve décorant les somptueuses demeures et châteaux des puissants sous la forme de kakémonos, de paravents, ou de parois mobiles.
Les estampes représentent les métiers, les animaux, la nature, les scènes de la vie quotidienne; bref, c’est un art que l’on pourrait qualifier de populaire.
On peut même aller jusqu’à dire que c’est un art de calendrier (sans aucune comparaison avec les chatons de celui des PTT, encore que les chats sont évidemment très vénérés au Japon, comme tout ce qui existe, d’ailleurs).

L’estampe est peu onéreuse et elle est destinée à une diffusion la plus large possible, grâce à l’imprimerie.
C’est justement une voie qu’on me conseillait de suivre lorsque je m’enquis de l’avis de quelques amis à propos de mes récentes créations photographiques. Je fus d’abord un peu intrigué par l’exemple d’un Warhol dont je n’apprécie guère le délire publicitaire, étant donné les conséquences néfastes, visibles aujourd’hui, d’un amusement tout à fait acceptable et même enviable à l’époque.
Evidemment, je préfère me référer à la multiplication des estampes pour m’autoriser à faire profiter le plus grand nombre (encore que limité) de reproductions de mes œuvres.
Concernant cette problématique du nombre infini de reproductions contre l’unicité d’une œuvre, j’ai mon avis: la sériation est une donnée d’abord marchande avant d’être éventuellement pédagogique, et elle peut dénaturer le geste créatif, le sentiment mis dans une œuvre. C’est probablement ce que doit vouloir signifier, entre autres, l’exposition d’objets tout à fait usuels et banals tels qu’une fourchette sans valeur historique, par exemple, dans un musée.
Cependant, le capitalisme néo-libéral a également fait sienne l’unicité des œuvres, en faisant croire que c’est une raison pour augmenter indéfiniment la valeur marchande d’icelle.

Il faut donc trouver un milieu, juste, afin que la plupart puisse acquérir des œuvres, sans qu’elles deviennent de bêtes objets de supermarché.

Je pense, à contrario de bien des gens du milieu, que l’œuvre doit également être décorative et présenter une esthétique digne (en cela je laisse son libre-arbitre à l’amateur).
On a l’impression, le plus souvent, que plus une œuvre est bizarre ou laide ou interlope, plus elle a de valeur. Cela doit être une maladie de notre temps.
N’y a-t-il point eu une période Art nouveau, caractérisée par des lignes et des motifs plutôt végétaux, alors que l’industrie battait son plein, et que justement les avancées techniques permettait de créer des œuvres appelant à la nature plutôt qu’à la technique?

Il existe aussi de façon cruelle et quasi hégémonique dans l’art contemporain de la fin du XXème siècle et du début du XXIème une vision qui sépare irrémédiablement l’œuvre, en tant que signifiant, de ce son signifié. C’est ainsi que j’ai pu »admirer » un empilement de cailloux d’occasion perchés sur un pilier de section carrée au Palais de Tokyo, à Paris.
Sacrée recherche artistique… ou bien n’est-ce qu’une imposture de plus afin d’attirer les subventions publiques pour s’épargner le combat de l’accession au graal du RSA?  🙂

Il n’empêche que dans cette gesticulation artistique, chacun peut réunir trois galets afin de les superposer, et cela sans bourse délier. C’est un point non négligeable.
Mais ce ne sera pas l’œuvre unique, bien qu’aisément reproductible, de l’auteur. Quant à sa valeur décorative… il paraîtrait que c’est d’un chic fou… On s’autorise à penser que ce serait même « zen »…
Pour moi, la valeur « zen » commence une fois l’équilibre atteint irrémédiablement (haha!) lorsqu’on a empilé 42 galets.

Extrait de la collection iconographique imprimée « Le temps n’existe pas »

samedi, décembre 19th, 2015

Anecdote de travail.
Environ deux jours de travail, pour chaque œuvre, me sont nécessaires pour que je parvienne à un résultat qui me satisfasse. Ce temps de travail n’est hélas qu’un minimum, car il est impératif de pouvoir bénéficier d’une lumière correcte pour appréhender le résultat produit. La nébulosité climatique est à cet égard de première importance: si elle dépasse 40%, le travail est ralenti.
Les jours lumineux sont propices à la création graphique; un soleil qui donne, mais point trop, une heure de bonne augure, une ambiance révélatrice… toutes choses que le commun a souvent bien du mal à saisir… et pourtant il sait combien la lumière peut changer un paysage ou l’intérieur de sa maison!
Triste lot que celui de l’amoureux de la lumière et des arts qui doit se soumettre aux caprices d’éléments imprévisibles!
Il faut hélas souffrir un peu, et de bien des manières, pour parvenir à une création.
Fin de l’anecdote.

Quatre premières œuvres sont proposées à la vente et deux sont visibles dès à présent dans la boutique Galerie au 51 de la rue de Godrans à Dijon (les deux autres le sont sur demande), où vous pourrez également admirer et acquérir, entre autres objets d’art de provenances diverses, une superbe collection de netsukés japonais.
Ces quatre œuvres signées Lornet-design font partie de la série verte intitulée « Le temps n’existe pas ». Les dimensions des œuvres encadrées sont de 530 x 370 mm.
La collection dans son entier est présentée sur cette page dédiée aux œuvres sur le Japon.
L’amateur désirant acquérir une œuvre peut le faire soit sur demande ( contact  at  lornet-design.com ) soit sur place.

Pour se mettre dans l’ambiance: http://www.petitpalais.paris.fr/en/expositions/fantastic-kuniyoshi-demon-prints

Signature (dégoulinante en JPG dégueulasse)

dimanche, décembre 13th, 2015

signatureIl est certain qu’à moins d’acquérir une œuvre originale et authentique créée par… moi, à un prix tout à fait abordable mais cependant fort justifié, vous n’aurez rien d’autre que cette capture assez vilaine, constituant elle-même une œuvre, gratuite. 🙂

Il n’est donc pas improbable que le résultat d’une compression de fichier numérique fasse un jour prochain l’objet d’une attention plus particulière.

Photo

jeudi, octobre 8th, 2015

La photographie est un art, mais c’est avant tout un moyen de mettre à distance. On se dare.
La photographie, c’est évidemment une prise de vue, une prise de conscience, un point de vue, une position, un moment.
La photographie c’est aussi le développement des clichés. On y voit ce qu’on veut. En cela, c’est bien de l’art.
Outre le plaisir rude du moment cliché, c’est également un papier, une vision, un tirage.
C’est une vaine partie du monde et une sensibilité. C’est un temps chaotique et immuable, ordonné, celui de l’indicible.

Prochainement, une production à multiples visages, aux angles de vue différenciés. Encadrées, exposées, et même offertes.

La photographie c’est du travail, et quand il est bien fait, en général, il ne paye pas 🙂

En attendant, regardez donc Le chat du rabbin d’Antoine Delesvaux et de Joan Sfar (2011). animation

Bestioles et logo, l’exemple.

dimanche, septembre 20th, 2015
Gecko en chasse dans une pluie d'étoiles. (photo Lornet-Design)

Gecko en chasse dans une pluie d’étoiles. (photo Lornet-Design)

Quel être humain est-on à l’aune de la Vie?
C’était le 3ème jour du moi de mai qu’à la faveur d’une lumière électrique, un gecko vint profiter de cette aubaine pour se mettre en chasse de quelques insectes sur une baie vitrée fort à propos.
Patient, immobile, et pourtant cramponné à la parois verticale, il ignorait que je l’observais par en-dessous! 😮
Quelques jours plus tard, et profitant probablement d’une autorisation parentale, un jeune gecko vint également s’exercer à la chasse.

 

 

Matous et toutous. Logo vétérinaire. En une définition, la beauté est le résultat de la simplicité et de l'efficacité. (photo Lornet-Design)

Matous et toutous. Logo vétérinaire. En une définition, la beauté est le résultat de la simplicité et de l’efficacité. (photo Lornet-Design)

 

Tiré de: Delay Nelly, Le jeu de l’éternel et de l’éphémère, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )

Tiré de: Delay Nelly, Le jeu de l’éternel et de l’éphémère, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )

 

Oh, bien sûr, j’ai surpris le gecko en plein jour, crapahutant sur le mur cyclopéen d’à côté. Il a même essayé de m’empêcher de lui voler son image.
Mais c’était un caprice de star du cinéma… ou un moyen de garder un œil sur sa jeune progéniture par une astucieuse diversion.

Un tea mité

lundi, août 24th, 2015
Pavillon de thé, temple Tenryu-ji, Arashiyama. Photo Lornet-Design, 2015.

Pavillon de thé, temple Tenryu-ji, Arashiyama. Photo Lornet-Design, 2015.

Comme je le disais, on n’entend le monde que l’on ressent que par ses propres yeux. Chaque phénomène, chaque son, chaque image rétinienne n’a de sens que par son propre arbitre. Il est donc tout à fait inconcevable que l’on puisse même imaginer communiquer de l’un à l’autre, puisque chaque réalité, chaque fantasme a autant de sens qu’il y a d’individus.
Il faut également compter avec les connaissances que l’on a, et que l’autre a, d’un sujet ou d’un monde.
Le Japon a d’étranges, au sens étymologique, mœurs; et elles semblent mieux me convenir que celles d’ici, imprégnées de la bêtise culturelle judéo-chrétienne, mâtinée évidemment de tout un tas d’autres éléments provenant de diverses cultures et de temps parallèles.
En tant que natif de l’hexagonie, d’un continent que l’on appelle Europe, je me rends bien compte de quelle fascination pour l’Orient je suis l’objet. C’est à peu près la même qui habite ceux qui, créateurs du soleil levant, voient en cette Europe, souvent historique plutôt que contemporaine, une sorte d’eden.
Du coup, n’est-ce pas bien plutôt la rencontre de ces fascinations qui importe plus que leurs sujets?

Extrait de la correspondance privée du Voyage à Kyoto, agrémentant des photographies non publiées:

« Tout d’abord quelques maisons en allant vers le chemin des philosophes, un exemple d’autel dans un sanctuaire shintô. Les sanctuaires shintô sont probablement très similaires à ce qui existait en Gaule à l’époque celtique et romaine: vastes et remplis de dizaines d’autels plus ou moins imposants, tous en relation avec un lieu ou des animaux ou les éléments ou des personnes. Je vous laisse découvrir ce qu’est le shintoïsme sur la wikipédia. »

Il y a, à l’évidence des cœurs, une similitude remarquable, mais hélas opposable en raison de l’écart temporel qui les sépare, entre le shintoïsme et les religions, pour le peu qu’on en connaît, celtiques. Du point de vue de l’archéologue, la topographie des lieux est fort semblable: sur une colline tenant plus de la montagne, abritée par une forêt, serpentent plusieurs chemins dallés reliant plusieurs autels et habitations. Certains sont délabrés, les portillons de bois ne tiennent plus que par une inertie fragile. S’ils ont encore quelques lanternes de pierre, il est heureux qu’elles soient droites et debout. La forêt cache et abrite, couvre et protège un havre de paix et de moustiques voraces.
Le visiteur impromptu pourrait penser que c’est là un endroit déserté, abandonné, laissé vacant; mais il se ravise bientôt en croisant, rarement, mais certainement, plusieurs visiteurs du cru, venus faire quelques vœux, ou simplement respirer l’air paisible d’une civilisation sur son déclin.
Car oui, le 25 juin dernier, a eu lieu la première exécution capitale de l’année, pratiquée par pendaison uniquement. Oui, l’appât du gain a permis la remise en route des installations nucléaires sur un sol volcanique, oui, le pays s’est engagé à soutenir un effort de guerre aux côtés de ceux qui les ont soumis.

La politique et ses conséquences est l’une des matière les plus facilement prévisible. Elle est comme la volatilité de l’Humanité, instable, insatiable, soumise à la fulgurante bêtise de ceux qui la font.
Il y a pourtant un lieu, un espace plutôt, où l’on peut se retrouver soi-même. Une sorte d’échappée, fugace, intemporelle, hors les murs. Cette obédience, c’est la curiosité, le désir de connaître, la soif d’en savoir plus, le plaisir de la rassasiade. Le bonheur de savoir qu’on est tel que l’on peut être, et que, malgré la vanité de l’existence, il y a une récompense.

Bonus: où l’on ne parle ni de catastrophe nucléaire, ni d’humanité; où l’on ne se moque pas des « premiers ministres » et encore moins des « ministres de la défense » ou, comme on dirait ici « de l’intérieur ». En clic. Une œuvre de qualité mêlant dessins calculés en 3D et dessins traditionnels 2D , comme savent les créer les Japonais. 13 épisodes d’une vingtaine de minutes chacun. Bon visionnage sachant que vivid entre crochets vous y aidera 🙂

jp_critique

La sortie de la série animée (en 2013) a semble-t-il été repoussée de quelques années en raison de la catastrophe nucléaire de Fukushima, en 2011.
Il est évident, à parcourir le manga papier du même nom que la série animée, que cette dernière a été fortement édulcorée! Une BD en 22 volumes à offrir pour les prochaines étrennes 😉

Le temps n’existe pas.

lundi, août 17th, 2015
Jardin sec au Ginkakuji.

Jardin sec au Ginkakuji. Photo Lornet-Design, 2015.

On n’entend le Monde qu’à travers ses propres yeux, toujours. Il n’y a de beauté que ce qui n’existe pas encore.

Revenu fondamentalement changé, si tant est que cela ait jamais une importance, d’un voyage dans l’ancienne capitale du Japon, je me mettais à la lecture d’un livre que je conseille à tous ceux qui, aimant l’absence, le non sens, et le vide temporel, s’adonnent à leur essence et à sentir les exo-endo-phénomènes.
Afin de vous épargnez la lecture de ma pauvre prose, voici les références: Delay Nelly, Le jeu de l’éternel et de l’éphémère, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )
Il m’avait semblé entretenir une -fort probablement quelconque- relation avec une orientaliste fort documentée (à moins que ce ne soit une documentaliste fort orientée 🙂 ). Elle nous dira peut-être si l’ouvrage que je conseille vaut ce que j’ai ressenti à sa lecture.
Même si cela n’a évidemment que peu d’importance, ni pour le Monde ni pour aucun des ses « éléments » (peut-on seulement diviser arbitrairement le Monde en éléments?), il faut toutefois noter que ceux qui subissent la Vie n’en ont que peu d’intuition.

C’est tout mon contraire.

C’est pourquoi, que l’on fasse ou non, que l’on soit ou pas, l’important est le présent, tant qu’il est partagé, et bien qu’il n’existe pas!

La vion!

jeudi, août 6th, 2015

Addendum aux  Notes de voyage à Kyoto.

boite_cercueil

Boing 747. Photo Lornet-Design 2015.

Oui, c’est bel et bien un coup à « se faire petitprincer » que de prendre l’avion.
Surtout juste après le crash volontaire d’un vol de la compagnie à bas prix Germanwings, filliale de la compagnie allemande Lufthansa. Surtout lorsqu’on est dans la carlingue d’un objet volant quelques kilomètres au dessus de la terre et que, quoi qu’il advienne, on ne peut que subir les effets d’une chute inexorable (et en d’autres termes, mourir) si elle devait intervenir.

Il n’y a aucune autre alternative lorsque l’on est un humanoïde et que l’on tombe de plusieurs kilomètres, inévitablement attiré par la gravité terrestre. Dans ces moments, je suppose qu’on rigole ouvertement des statistiques qui disent que le transport aérien est le plus sûr au monde 🙂
Alors oui, certains rupins*, inconscients moqueurs des peurs populaires et habitués aux vols planétaires quotidiens, peuvent bien se gausser de ces facéties, mais certains d’entre eux ont eu à faire face, cependant, à ce genre d’imprévus. Pas les moins riches, pas les moins connus. Et ils n’en sont évidemment pas revenus.
Ne le dites pas, mais les cercueils qui passent à la télévision sont quasiment vides, s’ils ne le sont pas totalement. Quelquefois, on y met une dent ou deux, lorsque la chance a été de la partie.

C’est à ce prix que l’on peut, pour quelques jours, vivre au Japon. On est heureux d’y arriver, et d’en revenir, vivant.
Et point de moquerie stupide!
Non, à moins d’être un véritable idiot, on ne meurt pas sur la route (et je crache sur le bois) comme on meurt depuis le ciel.

Bon voyage!

*: on parle ici de millions, de milliards… et de fieffés salauds.

Taquinerie divine :)

mercredi, août 5th, 2015

Extrait inédit et romancé des Notes de voyage à Kyoto (publication privée), dédicacé à Nana et Ayumi qui nous ont accompagnés ce jour-là 😉

Planchette votive, chope tirelire Toei, temple Koryuji. Kyoto 2015. Photo Lornet-Design, 2015.

Planchette votive, chope tirelire Toei, temple Koryuji. Kyoto 2015. Photo Lornet-Design, 2015.

Alors que nous visitions le temple Koryuji, celui dont on dit qu’il est le plus ancien de Kyoto (VIIème siècle AD), nous fûmes amenés à faire un vœu. Ne sachant pas vraiment quel vœu pouvait être exaucé, c’est moi qui décidai sur l’insistante demande de ma chère partenaire 🙂 , de demander la prospérité tant espérée et si désirable en ces temps d’injustice.
Pour effectuer ce vœu, il suffit de s’acquitter de quelques 300 yens (à peine 3 euros) dans le coffre en bois situé devant le temple, d’inscrire son nom ainsi que son vœu sur une petite planchette de bois, et de la déposer dans une boîte prévue à cet effet, après avoir pratiqué quelques gestes rituels, légèrement différents s’il s’agit d’un temple boudhiste ou shintô (on y reviendra).

Pleins d’espoir et échaudés par le climat étonnamment fort brûlant pour cette époque de l’année, nous continuâmes notre périple vers le parc Eigamura pour visiter les attractions et les lieux de tournage des productions audiovisuelles Toei. Nous décidâmes de nous restaurer avant de commencer notre périple.
Alors que nous nous rassasiions de ramen délicieuses, je commandai, sans surprise, une bière qui me fut servie dans un curieux contenant plastique en forme de lanterne.
Le « verre » était fait d’un cylindre en plastique inséré dans cette chope munie d’une anse, en forme de lanterne.
Curieusement, une fois son office accompli et le « verre » retiré, la chope pouvait se fermer à l’aide d’un couvercle fendu et ainsi servir de tirelire!

Je pris donc cet augure comme un message divin, et, un peu dépité, me résolus à ne rien attendre qui ne vienne de moi!

🙂

Pues, si no entiendes las idiomas…

mardi, août 4th, 2015
Couteaux japonais. Photo Lornet-Design, 2015.

Couteaux japonais. Photo Lornet-Design, 2015.

Il suffit pourtant de quelques outils, bien affûtés…

Pour commencer à œuvrer dans d’inconnus domaines…

Sushis de bœuf. Photo Lornet-Design, 2015.

Sushis de bœuf. Photo Lornet-Design, 2015.

Non que nous soyons novices en la matière, que nenni! Des années de practice et d’observation attentive, d’apprentissage et d’erreurs, nous ont montré la voie.
🙂

 

Ouzo. Photo Lornet-Design, 2015.

Ouzo. Photo Lornet-Design, 2015.

Et pour célébrer ça, hop! tant que tu bois, tu restes d’acier! 🙂

Post scriptum: il n’y a de bons artisans que ceux qui utilisent de bons outils, façonnés à la main, pétris de l’âme du travailleur créateur qui y inclut une partie de lui-même. Ainsi, le travailleur qui utilise ces outils est lui-même dans l’obligation de mettre dans ses œuvres une partie de son âme, à jamais incluse dans celui qui les apprécie.

 

Samaplukiléplu

vendredi, mai 8th, 2015
Jardin après la pluie. Photo Lornet-Design, 2015.

Jardin après la pluie. Photo Lornet-Design, 2015.

Oui, ça lave des conneries mondialisées de l’art contemporain qui prend une vitrine de coiffeur de quartier pour objet de tergiversation inutile (post précédent), prétextant une « vision » et glosant à posteriori pour de futiles motifs mercantiles.
Oui 🙂
Il a donc plu. Et c’est tout.

PS: cette photographie est également à vendre, à partir de 300 euros, en fonction du type de papier utilisé et du format demandé.
L’encadrement est possible.
Bien le bonjour par chez vous!

Zut! C’est fermé :(

vendredi, mai 1st, 2015
Godamnit! It's closed!

Godamnit! It’s closed!

L’uni verse

jeudi, avril 23rd, 2015

demivieAlors que d’aucuns cherchent parmi les égarés ou les indépendants de quoi rassasier leur soif de dividendes, il faut bien leur rappeler qu’une philosophie n’est pas qu’un simple mot, même si c’est quand même, aussi, cela. Une demi-vie qu’on espère forcément plus courte que la seconde moitié mérite d’être assassinée proprement, avec délectation et dans les formes qu’on peut 🙂
Le processus de vieillissement n’est un naufrage que pour les vaniteux imbéciles.
Il est donc temps d’accélerer le mouvement afin d’atteindre les 900 km/h et de prendre de la hauteur en se propulsant à une bonne dizaine de kilomètres au dessus de la mêlée, histoire d’aller voir ce qui se passe dans notre dos, là-bas, par derrière la nuit ou par devant le jour.
Evidemment, ce ne sera plus jamais « du typique ». La machine est lancée à tombeau ouvert. 🙂
Retrouver l’espace d’un instant une prime jeunesse dépassée de longue date, et avec elle, ses espoirs chaque jour affligés; goûter à nouveau l’altérité, apprendre de ceux qui ont bien voulu jouer le jeu, et qui, manifestement, offrent avec bonheur leur joie de partager.
C’est pourquoi il est indispensable de prévoir quelques présents afin d’honorer comme il se doit un accueil sans pareil, promu par une jeunesse universelle et que l’on espère dépourvue de vanité.
Car oui, le réseau permet mille autres choses que des velléités guerrières de tout ordre et de toutes obédiences, aussi stupides soient-elles.
On avisera donc.

Le guide du retard

mardi, août 19th, 2014

Initialement intitulée « guide du routard (recyclage) », cette photographie inédite de Le Jocrisse fut prise en juillet 2009.
C’est une photo que je trouve assez réussie, prise sur le vif, si l’on peut dire :). Elle me rappelle par son titre le titre, justement, du Guide du routard intergalactique, bêtement dénoncé par les ayants-droits du nom guide du routard.
Quelle bêtise bien frenchie. Mais passons.

guide du routard (recyclage). Le Jocrisse.

guide du routard (recyclage). Le Jocrisse.

 

Digression sur l’art contemporain…
Dans une vaine tentative d’arter et de contemporainer qui me prend, divers titres me viennent à l’esprit: « ma boule », « rouge ou bleu, choisis ton camp », « la pupille de dieu », des machins bien nuls qui raviveront l’esprit mollasson des convives vernissées.
Ultime question concernant cette arnaque (oh oh), pourquoi intituler « sans titre » une œuvre qui n’en a justement pas… La question ne se pose pas, m’ont répondu le marchand et l’artiste, il faut juste lui donner un prix exorbitant! Welcome to the matrix 🙂

 

Untitled

vendredi, juin 8th, 2012
FS

Untitled1

FS

Untitled2

Neural engine

jeudi, avril 5th, 2012

Team Screw Driver

Screwed

Une part d’ombre au soleil

lundi, avril 11th, 2011
Vendetta

La vendetta de Lucien

Pour Lucien, dorénavant, l’anar de comptoir, drapé de noir dans son insondable désespoir, ce sera Monsieur connard, point barre.