Archive for the ‘Photographie’ Category

It’s all up to you, women.

lundi, septembre 17th, 2018

Freedom is choice.
You can choose to have ‘a’ man, raise some children, and work like a slave. Have some affairs, like your ‘perfect’ husband does too… and hashtag ‘me too’, too!
You can choose not to talk too.
You can also choose some’ different.

UP TO YA’LL! 🙂

Am! put’ Ă  tion

lundi, septembre 17th, 2018

La complexitĂ© du pied humain – sans lequel la main de l’homme, etc – dĂ©voilĂ©e lors d’une dissection.

 

La mangeuse de mùles grillée au soleil.

jeudi, septembre 13th, 2018

Un plat excellent, bien qu’un peu fade.
J’ai quelques oothĂšques millĂ©simĂ©es dans le coin. HĂ©las, jamais le spectacle si vivifiant de l’accouplement des mantes religieuses suivi de sa phagie ne m’a Ă©tĂ© donnĂ© de voir.
Voici donc ce qu’il advient avec les cars du gĂ©rontophile prĂ©cipitant le chaos climatique.
A toutes mes copines… 😉

 

Du corps.

mercredi, septembre 12th, 2018

Le corps lui aussi peut ĂȘtre trĂšs douloureux, j’en sais foutre quelque chose et la plupart des toubibs me font doucement rigoler. Leur approche de ‘physicians’, comme on dit en anglais, est fort rĂ©ductrice. Cela concerne surtout et bien sĂ»r la mĂ©decine occidentale, concentrĂ©e sur l’argent, et dont la pharmacopĂ©e repose essentiellement sur ce but ultime de la connerie.

Mais passons puisqu’avec un cerveau qui fonctionne, Ă  prĂ©sent, Ă  la vitesse de la lumiĂšre (le dĂ©bridage fait des envieux et des circonspects ^^) et avec la base de donnĂ©es dĂ©jĂ  consĂ©quente disponible rien que sur le web public, on parvient facilement Ă  s’occuper de son petit corps d’amour.

Pour entretenir le corps, il faut le faire bouger et faire du sport. J’ai dĂ©cidĂ© de m’y remettre, aprĂšs une bonne vingtaine d’annĂ©es de repos.
On s’aperçoit alors que le corps rouille 🙂
AprĂšs seulement une heure trente d’entraĂźnement fort jouissif, je me retrouvai deux jours aprĂšs avec un dĂ©placement lĂ©ger (une petite fracture maybe?) au niveau de la jonction de la C9 avec l’arc costal. Probablement le rĂ©sultat soit d’un forçage volontaire au sac, soit consĂ©quence d’une prise au sol ou de l’attaque pour faire tomber l’adversaire avec un coup d’Ă©paule dans le ventre suivi d’un plaquage frontal. On ne saura jamais puisque lorsqu’on est Ă©chauffĂ©, on ne sent absolument rien.
Rien de grave, mais ça empĂȘche de tousser et de dormir sur le cĂŽtĂ© concernĂ©, et cela pendant au moins une semaine. Prescription d’antalgiques et de trĂšs forts anti-inflammatoires.
La trauma lĂ©ger mais sensible de la partie proximale du sterno-cleido-mastoĂŻdien droit est traitĂ©e en mĂȘme temps (suite Ă  Ă©tranglement au sol).

Bon, rien que de trĂšs normal lorsque l’on est assez motivĂ© et que l’on est bien Ă©chauffĂ©. Oui, je me rĂ©pĂšte.

Déchirure des ligaments deltoïdiens du pied gauche avec tuméfaction. On note le gonflement de la cheville comparativement à celle restée saine. Les cicatrices de piqûres de puces sont récentes.

Le problĂšme vient ensuite et rouvre des plaies bien plus anciennes.
Par exemple lorsqu’on ramasse une piĂšce de monnaie tombĂ©e Ă  terre, en pliant bien les genoux, et que subitement, le disque intervertĂ©bral L5/S1 se dĂ©place pour faire hernie, comme il y a 10 ans (et qu’on soulevait 80 kilo dans la mĂȘme position).
Bonheur!
Je pense que j’ai dĂ» effrayer les deux personnes prĂ©sentes tellement j’ai souffert. C’est une douleur violente de nature Ă©lectrique (le nerf) qui prend toute la jambe, on ne sait pas si on pourra se relever… on y arrive avec les mains 🙂
Et donc on boĂźte. Un ptit tour chez ma rebouteuse prĂ©fĂ©rĂ©e et le tour est jouĂ©, le nuclĂ©us n’Ă©tant pas sorti du disque.
Mais voilĂ ! une douleur du nerf sciatique engendre une faiblesse… on marche avec un pied en canard… et lorsqu’on veut filer rĂ©pondre au tĂ©lĂ©phone qui sonne, qu’on prend un faux appui bien mĂąle… On se dĂ©chire carrĂ©ment les ligaments de la cheville.
Tout s’enchaĂźne 🙂

Alors, plutĂŽt immobilisĂ©, on se rappelle le bistouri qui s’enfonçait dans le pectoral pour y enfoncer un drain de belle taille (1 cm de diamĂštre extĂ©rieur environ) jusqu’Ă  ce qu’il touche la parois dorsale interne, afin de mettre en route la pompe Ă  vide… que cette connasse d’infirmiĂšre n’a mis en route que 24 heures aprĂšs la pose du drain… ya des gourdasses, non? Mmmm!
Heureusement que c’Ă©tait une jolie blonde Ă  qui j’ai pu Ă©craser la main pendant le coup de bistouri sous anesthĂ©sie trĂšs locale. On sent rien, en fait… juste le sang qui coule sur le cĂŽtĂ© du tronc 😉
On se rappelle la pleurectomie, suite Ă  la rĂ©cidive de l’hĂ©mipneumothorax, mais surtout la douleur incroyable (la plĂšvre est fort bien innervĂ©e, alors que les poumons, aucunement) en salle de rĂ©veil. Le bonheur des quelques gouttes de morphine SEULEMENT une fois la journĂ©e (les salopards!) qui Ă©teignaient la douleur pour une heure ou deux… Et ces antalgiques de merde qui ne faisaient aucun effet sur une douleur saignante, pour le reste de la journĂ©e.
La mĂ©decine française et la gestion de la douleur par des mĂ©decins qui sont souvent des personnes qui ne tombent jamais malades (j’ai connu un prof angiologue qui Ă©tait terrassĂ© et apeurĂ© car pour la premiĂšre fois, Ă  50 ans, il avait dĂ» passer une journĂ©e au lit, mal de gorge, tĂȘte, bon une bonne crĂšve quoi… mdr, la tafiole 🙂 ).
Le souci, c’est que ces mĂ©decins sont persuadĂ©s d’ĂȘtre dominants et de mieux savoir que les autres, puisqu’ils gagnent beaucoup d’argent et qu’il faut les rĂ©vĂ©rer.
Oui, la connerie s’immisce dans tous les domaines de l’humanitĂ©, comme je le disais, elle en est hĂ©las consubstancielle.

L’arsenal de Sun Tsu.

mercredi, septembre 5th, 2018

L’Ă©lite de la connerie, l’Ă©tat de merde.

samedi, septembre 1st, 2018

Women’s thrill…

samedi, septembre 1st, 2018

Asian Vespa Velutina.
I am a very attractive guy… 😉

Just like oysters… YUM! ;)

vendredi, août 31st, 2018

Many people that wouldn’t never ever be ostracised for any reason are playing the oyster game nonetheless.
It’s quite A condition for human restlessness.

Don’t be shy, mates 🙂

Ask me the recipe 😉

Porto

vendredi, août 31st, 2018

Mes doux agneaux…

jeudi, août 30th, 2018

GuidĂ©s ou pas par je ne sais quel foutre de berger… ne vous attendez Ă  rien d’autre…

Come prima… lacrima.

Next performance when kids at school.

mardi, août 28th, 2018

Of course it’s gonna be music and vid, or maybe pics… who knows?
Maybe it’s gonna be a complete fail… who knows?


Not for me at least 😉

U-Turn

mardi, août 28th, 2018

That’s a dead end, baby. Ain’t it sad?
Come over, we’ll make it happier.

La chatte à mémÚre

lundi, août 27th, 2018

Babe on Prenois’ former F1 racetrack at Dijon

jeudi, août 23rd, 2018

http://www.julietonelli.com/fr/fondation

Fighting domination.

mercredi, août 22nd, 2018

 

To all girls and women I know that have suffered in any way and/or may still suffer.
This one’s dedicated especially to Nina, with love.

PS: they can all ask for a free signed print 😉

Hommage Ă  Louise

mercredi, août 22nd, 2018

Til min kére. 😉

PS: https://en.wikipedia.org/wiki/Louise_Bourgeois

Who is ArachnĂ© in greek mythology (in french 😉 )?

Extrait du “Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine”, Pierre Grimal, PUF (Presses Universitaires de France), 1951,  ISBN 2 13 050359 4

Lo que vale, claro.

lundi, août 20th, 2018

Cette annĂ©e, comme l’annĂ©e derniĂšre j’ai effectuĂ© un sauvetage d’oiseau d’une espĂšce protĂ©gĂ©e.
Le CDC, comme je l’appelle, et qui n’a rien Ă  voir avec le “chƓur des andouilles” de SZarah, est un Choucas Des Chiottes.  🙂
Ce crĂ©tin de volatile est parvenu Ă  entrer par la porte de la cuisine et Ă  atterrir dans le trou des chiottes (pas propre, en plus, avec une trace de pneu et un peu de pisse 🙂 … faut faire des Ă©conomies) probablement apeurĂ© par le passage d’un habitant.
La mĂšre, je suppose, Ă©tait curieusement perchĂ©e sur la marquise, ce qui n’arrive absolument jamais.
Du coup, Ă  l’aide d’une serviette, j’ai mis les mains dans la pisse pour retirer le bestiaux et le mettre au chaud dans une boĂźte avec des serviettes et une bouteille d’eau chaude afin que ses plumes sĂšchent.
Je ne vous dis qu’une seule chose, le choucas pue. Et ce n’Ă©tait pas l’odeur dĂ©licate de mon urine, mais bien celle d’une bĂȘte sauvage. Pestilentielle.
Bref, CDC n’Ă©tant point blessĂ©, je l’ai laissĂ© cuire dans sa boĂźte Ă  chaussures percĂ©e de trous d’aĂ©ration une bonne aprĂšs-midi en partie au cagnard. C’Ă©tait dĂ©but juin dernier, il faisait dĂ©jĂ  chaud.
Pendant toute cette durĂ©e, la mĂšre survolait l’endroit et appelait son CDC.
Mais, il faut qu’il soit bien sec pour pouvoir s’envoler (j’ai obtenu quelques infos sur le web et chez l’asso Ă  laquelle j’avais amenĂ© un trocon martinet blessĂ© l’annĂ©e derniĂšre).
Au final, je l’ai dĂ©posĂ© en fin d’aprĂšs-midi sur le toit du garage, afin qu’il puisse avoir de l’Ă©lan pour s’envoler. D’abord circonspect, il fĂźt quelques pas en sautant, puis sa mĂšre est venu le voir et ils sont finalement partis ensemble.
Ouf! pas besoin de faire 160 bornes!

Bonus: la photo des toutes jeunes rondelles qui en foutent plein le trottoir… des crottes noires et blanches comme elles… Ă  moins que ce ne soit plutĂŽt les parents, ces gros dĂ©gueulasses! 😀

Le cul de ma caisse

vendredi, août 17th, 2018

Ne vous excitez pas, c’est pas une Cupra. Mais ya quand mĂȘme de l’alcantara pour que je puisse poser mon p’tit cul sur du velours ^^.
Sympa, non? comme photo inutile? 😉

Sarah

jeudi, août 16th, 2018

Voici ma poupĂ©e japonaise Sarah 🙂
Elle est trĂšs docile et se contente d’aimer plutĂŽt que de contrĂŽler 😉

C’est une figure du shintoĂŻsme, mais je ne pense pas que vous puissiez comprendre.
Vous y verrez bien ce que vous voudrez.

Bises @Sarah 😉

Le frondeur

jeudi, août 16th, 2018

Réveillé à 4 heures 30 du matin, je décidai de faire quelques clichés vers 6 heures.
Cette superbe photographie sera tirĂ©e Ă  quelques exemplaires seulement, sur un papier aquarelle de trĂšs haute qualitĂ©, au format plus ou moins A2, avec des encres pigmentaires dont Epson assure que la durĂ©e de vie minimale est d’un siĂšcle. L’exemplaire vaudra 4000 euros.
Bande de veinards, vous la voyez avant 🙂
Le message est trĂšs clair: “on vous attend et on sait se dĂ©fendre”.
Le sujet reprĂ©sentĂ© est un jeune enfant qui tient non pas une fronde, tel David ou un Palestinien, mais bien un lance-pierre. Il est situĂ© Ă  l’entrĂ©e du village de Plogoff ou Plougon.
L’avertissement est sĂ©vĂšre, mais ce n’est qu’une statue 🙂
Ne tentez pas le diable… quand mĂȘme 😉

Le frondeur, F.H.P. Lornet 2018.

 

On va s’en mettre un au fond…

samedi, août 11th, 2018


Jambonneau de porc dit “biologique”, et comme absolument TOUTES les autres productions de M. Peuziat, sont la marque rĂ©elle de l’excellence.
Si vous faites un tour en Cap-Sizun, c’est l’Ă©tape gastronomique Ă  ne pas manquer.
Gorré 29780 Plouhinec.

Oui, hein, faire du cochon Ă  GorrĂ©, c’est rigolo 😉

La stop-Roadeuse

lundi, août 6th, 2018

Branches out the trunk

dimanche, août 5th, 2018

 

Regardez bien, on y voit quelque chose.

Etude de nu

samedi, août 4th, 2018

Bon, je l’ai promis aux Berszerkers, je ne peux pas me dĂ©filer 🙂
Et vous allez tous en bénéficier, gratuitement, bande de rapias.

Ah? Parce que vous croyiez que l’Ă©mission “Palettes” sur Arte Ă©tait faite de maniĂšre gratuite? Ah ah!

Aller. N’essayez pas d’ĂȘtre aussi con que vous l’ĂȘtes vraiment 🙂 [ la moitiĂ© de l’audience part]

Le sujet d’aujourd’hui est une photographie de l’artiste F. H. P. Lornet, intitulĂ©e “autoportrait au sortir de la douche”.
Il s’agit d’une photographie prise Ă  travers un miroir, reprĂ©sentant partiellement le corps de l’auteur ainsi que son appareil photographique.
Oui, l’appareil gĂ©nital (le pĂ©nis) est Ă©galement au centre de toute l’attention qu’aura le regardeur. 🙂
La prise de vue n’Ă©tant pas satisfaisante, un recadrage droit et gauche a Ă©tĂ© effectuĂ©. C’est le seul recadrage. Il n’y a pas eu de rotation afin de rĂ©tablir d’Ă©ventuels dĂ©fauts de parallaxe.
On notera donc que les lignes horizontales qui passent par l’appareil photographique et le bas du t-shirt sont telles quelles sur le nĂ©gatif original, et parfaitement horizontales, soulignant ainsi la maĂźtrise de l’artiste quant Ă  la prise de vue manuelle.
De mĂȘme pour les lignes verticales de la sangle de l’appareil.
Ces lignes forment un quadrillage et quelques diagonales et sont une obturation au regard qui se porte naturellement sur l’objet central et l’arriĂšre plan formant un fond. C’est inĂ©vitable, le regard Ă©vite le blanc inconsciemment quadrillĂ© du t-shirt.
Le regard est porté vers les lignes naturelles du corps plutÎt que vers des lignes géométriques.

Le corps de l’artiste, au premier plan, est le sujet principal de la photo. Le clichĂ© coupe juste sous la poitrine et sous les genoux.
Le sujet est vĂȘtu d’un t-shirt blanc Hanes et est Ă©quipĂ© d’un Fuji X100 Ă©dition limitĂ©e.
Le bas du corps de l’artiste est nu et son pĂ©nis est dĂ©calottĂ©, laissant apparaĂźtre le gland.

En arriĂšre-plan, se trouvent une chaise et un bureau sur un sol de planches rustiques en bois. Ces Ă©lĂ©ments font Ă©videmment penser Ă  la “chambre de Vincent” peinte par Van Gogh. Un tissu semble ĂȘtre posĂ© sur le petit bureau derriĂšre le sujet (en fait il s’agit d’un sac EastPack).
La photo a Ă©tĂ© prise (arrĂȘtez de voir dans les mots des tas de choses, SVP 🙂 ) face Ă  la glace centrale d’un armoire Ă  double portes. Le recadrage a donc Ă©tĂ© fait de maniĂšre Ă  ce que l’on ne voit pas ce qu’il y avait dans l’armoire, les portes Ă©tant ouvertes au moment de la prise de vue.
Le bois qui fait cadre autour de la glace verticale fait Ă©galement cadre pour le clichĂ© lui-mĂȘme. On note que ce cadre n’est pas parallĂšle mais plutĂŽt en forme de V, ce qui vient contredire le V inversĂ© du mouvement des jambes, et bien sĂ»r, ramĂšne le regard au croisement de ces V, comme pour le lover (ce regard).

On note que les lignes diagonales des jambes lĂ©gĂšrement Ă©cartĂ©es focalisent le regard sur le pĂ©nis, tel le mouvement de fuite d’une pyramide, lui-mĂȘme parfaitement (bien que fortuitement, mais c’est lĂ  qu’on reconnaĂźt un grand artiste) alignĂ© au centre des deux lignes verticales que forment les pieds de la chaise et du bureau, eux-mĂȘmes se prolongeant parfaitement dans les droites du plancher.

La partie gauche du miroir Ă©tant dĂ©gradĂ©e, le tain n’Ă©tant plus de la premiĂšre jeunesse, un effet de profondeur de champs factice s’exerce sans que la mise au point ait quoi que ce soit avoir avec. C’est une technique trĂšs chafouine de l’artiste qui sait profiter des dĂ©fauts du monde pour parvenir Ă  un clichĂ© parfait.

Un traitement colorimétrique et de tirage a été appliqué au négatif et donne à la photographie un effet de noir et blanc vieilli mùtiné de colorisation légÚre.

Passons maintenant Ă  l’analyse du dessein de ce clichĂ©.
L’article l’accompagnant est une rĂ©ponse Ă  DĂ©borah de Robertis, artiste performeuse avec laquelle l’artiste a travaillĂ© un moment.
Une dispute artistique et philosophique a Ă©clatĂ© en raison de l’attitude dominatrice et irrespectueuse de Roberta envers F.H.P. Cela a directement induit le clichĂ©, en rĂ©ponse Ă  la mostre de ce que DĂ©borah appelle elle-mĂȘme “sa chatte”.
Le texte dĂ©livre les Ă©lĂ©ments prĂ©sentĂ©s par F.H.P. afin d’expliciter la situation qui a amenĂ© Ă  cette prise de vue politique et philosophique.
En effet, alors que F.H.P. Ă©tait admiratif du travail de DĂ©borah, mais qu’il lui faisait remarquer que le respect et l’amour de l’autre (ainsi que de soi-mĂȘme) Ă©tait l’essentiel de l’art et de la vie en gĂ©nĂ©ral, elle a rĂ©torquĂ© (dans des Ă©crits non publiĂ©s par respect pour leurs auteurs) en gros: “va te faire foutre!” en focalisant sur la relation financiĂšre de peccadilles prise pour prĂ©texte. 🙂

Si vous savez lire, le reste est dans le texte artistique lié au cliché.
On ne s’attardera donc pas lĂ -dessus.

Addendum: Il faut la lire et le voir pour le croire, mais Roberta s’arroge le droit de s’approprier des Ɠuvres qu’elle n’a jamais crĂ©Ă©es par le simple fait de les souiller, par exemple avec son sang menstruel, comme elle l’a fait avec les photos de Bettina Rheims (voir ici: https://twitter.com/D_derobertis/status/1003320542462709761 ).
Bien sĂ»r le propos est plaisant, mais la geste artistique n’est pas suffisante. Une pensĂ©e philosophique idoine est Ă©galement indispensable.

 

Femme Ă  sa toilette

samedi, août 4th, 2018

F.H.P. Lornet (2018)
Femme Ă  sa toilette

 

On m’a demandĂ© de mettre (^^) une photo sexy de mon Ă©pouse, alors je m’exĂ©cute 🙂
Il faudra, lorsque je n’aurai plus Ă  me prĂ©occuper de faire moi-mĂȘme les tirages (haha) qu’elle soit exposĂ©e en trĂšs grand format.
6 x 3,4 … mĂštres.
Ça reste raisonnable tout en montrant que le fameux “4 par 3” n’est rien de plus qu’une invention de publicitaires dĂ©biles pour des consommateurs crĂ©tins.
L’art ne s’accoquine pas avec le caniveau des “Ă©lites”.

Heart ‘s not bad

jeudi, août 2nd, 2018

Heart not bad, baie des trépassé(e)s, 2018. F.H.P. LORNET 2018

To all my heart and sex girlfriends. They will know who they are (ain’t it @Nina and @GaĂ«lle? 😉 ). Sorry I’ve made an ordering… can’t do else with words 🙁 sorry to keep secret other names too 😉
Added ‘before’:
Sorry, I cannot give a list, as it would make a first and a last (at least ^^), and that’s not possible for me.
🙂

Naked dick in a women’s land

jeudi, août 2nd, 2018

EDIT: Le titre initial, comme on peut s’en apercevoir dans le nom de fichier Ă©tait “wandering dick in women’s land”.
Mais ça change rien au fait que c’est une PUTAIN DE PHOTO 🙂 ( de F.H.P. Lornet).

Une photo obscÚne (série de 2 photos, 1/2)

mercredi, août 1st, 2018

Cette photo représente le monument aux morts (terminologie de propagande administrative) de Plogoff, ville rebelle.
Le sculpteur est celui qui a immortalisĂ© la rĂ©sistance Ă  la domination, en l’occurrence Ă  ce moment-lĂ , un pouvoir central dĂ©cisionnaire de conneries plus grosses queue (sic 🙂 ) lui.
Il est atypique car il ne représente pas les traditionnels soldats morts et leurs femmes éplorées.

Ce monument est en fait un hymne Ă  la vie. On y voit une femme tenant un enfant par la main, lui mĂȘme tenant un oiseau contre son torse (bird is the word) de l’autre main.
On voit ici un hommage Ă  la crĂ©ation de la vie. Tout comme l’Ɠuvre de Courbet, “L’origine du monde”, que bien peu encore parviennent Ă  comprendre, c’est un hommage Ă  la crĂ©ation, Ă  la vie, Ă  l’amour… plutĂŽt qu’Ă  la mort, Ă  la haine, et Ă  la domination.

Le monument Ă  la vie est dĂ©jĂ  Ă  lui seul un sujet photographique tant il doit inconsciemment faire rĂ©flĂ©chir le passant de la place publique, de la place des fĂȘtes et des soirĂ©es organisĂ©es l’Ă©tĂ© (on y dĂ©guste une soupe de poisson prĂ©parĂ©e par les matrones du coin carrĂ©ment ex-cel-lente).

Mais une petite fille est venue au moment de la prise de vue, de façon impromptue.
Une trĂšs jolie petite fille au sourire promettant d’ĂȘtre ravageur lorsqu’elle aura grandi.
Et voilà 🙂
LĂ , c’est de l’art parce que c’est l’expression de la vie et de l’amour, de la spontanĂ©itĂ© et de l’action. Crois-tu que c’est un hasard si cette jeune humaine est venue devant l’objectif, piĂštre rĂ©sistance Ă  la condition qui est la nĂŽtre?
Il faut bien voir que l’envie d’ĂȘtre photographiĂ©e (plus par ses parents que par moi?) devant un monument reprĂ©sentant une allĂ©gorie de la vie est un signe de ce que les vieux cons appellent “l’innocence” de l’enfance.

Pourquoi donc aller vers une sculpture d’enfant tenant un oiseau? Dites-moi!
Pourquoi vouloir le toucher? Pourquoi vouloir le montrer, l’air de dire “il a raison! il est bon! faites donc comme lui!” ?

… je vous laisse Ă  vos rĂ©flexions 🙂

Concluons toutefois en remarquant que le socle maĂźtre de la ronde-bosse prĂ©sente l’inscription Ă©pigraphique en langue bretonne, s’assumant ainsi comme la terre locale. [limite c’est bouddhique]
L’inscription en français est inscrite, elle, sur un bloc de granit en forme de pierre tombale rapportĂ© au pied du couple sculptĂ©.

Bonne journĂ©e 🙂

 

Chanson du groupe Storlok sur la guerre des Bretons contre une centrale nuclĂ©aire que les Parisiens voulaient installer sur la Pointe du Raz dans le FinistĂšre. C’Ă©tait en 1980. Images “super 8” d’Eric Lenoir. Keleier Plogoff Diouzh ar mintin pa zav ar glizh E sav an ed hag ar gwinizh E sav an ed diouzh an douar Na pa vez c’hoazh an heol klouar Ouzhpenn an heol a zav abred Ouzhpenn ar gwinizh hag an ed Keleier fall dre ar c’hontre A zav abretoc’h vit an de Ha tud Plogoff a lavare E traoñ an tour an eil d’egile Livirit din e gwirionez Petra zo nevez er barrez Petra zo nevez e Plogoff Har ar parrezioĂč tro-war-dro Na pa welan war ar blasenn Jañ-Mari Kerloc’h teñval e benn Ar pezh a glevan a zo spontus Ouzhpenn m’eo trist ha glac’harus Gwerzhet eo Plogoff da Baris Ur sañtral vras ‘plas ar gwinizh Plas an ed ur mekanik foll A vije gouest da lac’han an holl Peotramant c’hoazh a-nebeudoĂč D’hor c’has er-maez eus hon douaroĂč ‘Vit hor c’has ‘maez ne raio ket Warlec’h an had e teuio an ed Hag en ed ranker da zormañ Araok ma chomje da vreinañ Hag amañ e parrez Plogoff An aotrou bras hag e gof teo Pa deuio gant e roched gwenn A zesko bale er vouilhenn Bez e tesko gant e ardoĂč Piv eo ar mestr war an douaroĂč Na pa ranko mont war e giz Don er vouilhenn betek Paris Ha bremañ p’eo echu va son M’ho peus ket soñj vat deus an ton Kanit anezhi war un ton all Ha kanit, kanit, ‘vel gwechall Traduction du breton: Les nouvelles de Plogoff Le matin quand se lĂšve la rosĂ©e Se lĂšvent le blĂ© et le froment Le blĂ© lĂšve de terre Quand le soleil est encore tiĂšde Il n’y a pas que le soleil qui se lĂšve tĂŽt Il n’y a pas que le blĂ© et le froment De mauvaises nouvelles de par la contrĂ©e Se lĂšvent plus tĂŽt que le jour Et les gens de Plogoff se disaient Au pied du clocher Dites-moi en vĂ©ritĂ© Ce qu’il y a de neuf dans la paroisse Qu’y-a-t’il de nouveau Ă  Plogoff Et dans les paroisses alentours Quand je vois sur la place Jean-Marie Kerloc’h la tĂȘte sombre Ce que j’entends est Ă©pouvantable Et triste en plus Plogoff est vendu Ă  Paris Une grande centrale Ă  la place du blĂ© A la place du blĂ© une machine folle Qui serait capable de tuer tout le monde Ou bien encore, petit Ă  petit De nous chasser de nos terres Nous chasser elle ne le fera pas AprĂšs le grain viendra le blĂ© Et on doit le moissonner Avant qu’il ne pourrisse Et ici dans la paroisse de Plogoff Le grand monsieur et son gros ventre Quand il viendra avec sa chemise blanche Il apprendra Ă  marcher dans la boue Il apprendra avec ses maniĂšres Qu’il est le maĂźtre sur les terres Quand il devra retourner Profond dans la boue jusqu’Ă  Paris Et maintenant que ma chanson est finie Si vous ne vous rappelez plus de l’air Chantez-lĂ  sur un autre Et chantez, chantez comme autrefois.

Mon vit, mon droit d’auteur

vendredi, juillet 27th, 2018
Autoportrait au sortir de la douche / Self-portrait after the shower. F.H.P. Lornet 2018.

Autoportrait au sortir de la douche / Self-portrait after the shower. F.H.P. Lornet 2018.

AS: attention, violence verbale.

Ma cocotte,

[que j’aime ce doux et affectieux sobriquet dont les papas gĂąteux et sans imagination affublent leur progĂ©niture femelle]

Ma cocotte, donc.

J’ai pour principe de garder ce qui est de l’ordre de la sphĂšre professionnelle confidentiel.
Cependant, le “Merci de ne plus me rĂ©pondre.” final de ta derniĂšre missive me pousse irrĂ©sistiblement dans le besoin vital et non moins artistique du cĂ©lĂšbre droit de rĂ©ponse.
Alors que j’essayais de profiter sournoisement de ta petite notoriĂ©tĂ© en Ă©crivant un article sur mon travail technique Ă  ton profit, et alors qu’il avait toujours Ă©tĂ© convenu qu’il devait bĂ©nĂ©ficier d’une obole de 100 balles, tu as osĂ© rĂ©Ă©crire l’histoire en te dĂ©faussant et en prĂ©tendant le contraire.
[apartĂ©: tu peux garder ton obole, passĂ©e de 100 Ă  50, je m’en bats les couilles, comme tu peux le voir, moi, j’en ai]
Je ne te rappellerais pas que c’est lĂ  une mĂ©thode que certaines victimes des atrocitĂ©s de l’humanitĂ© qualifient de rĂ©visionnisme.
Du point de vue du droit, ce serait une arnaque, mais on s’en fout, ya pas de contrat lĂ©gal en bonne et due forme.
Par contre, du point de vue humain, cela s’appelle ĂȘtre irrespectueuse.
Tu as mĂȘme eu le culot de me proposer de travailler Ă  nouveau pour toi (ta grandeur) sans rĂ©munĂ©ration, tout en me reprochant d’avoir fait un lien entre l’esclavagisme et le fait d’utiliser gratuitement le travail des autres.
Elle est bonne celle-lĂ , non?
Car c’est ainsi que tu oses prĂ©tendre faire ton mĂ©tier, n’est-ce pas?

Je parlais plus haut d’irrespect, mais ce qui est bien plus cocasse, si l’on ose dire, c’est que c’est Ă©galement une forme de domination, appliquĂ©e Ă  un travail censĂ© dĂ©noncer la domination.
Le pire, c’est que, dans cet acte fou, dont tu as tellement de mal Ă  prendre conscience, tu t’enfonces littĂ©ralement.

Je le prends avec sagesse et te retourne, je l’espĂšre, vers un chemin plus respectueux.

Je ne suis Ă©videmment pas au courant de tout, j’ai dĂ©jĂ  bien assez Ă  faire avec ma petite personne, mais j’espĂšre que tu laisseras le mobilier qui ne t’appartient pas en bon Ă©tat. J’ai ouĂŻ dire que l’hystĂ©rie n’avait pas Ă©tĂ© vaincue par Sigmund.

A propos de ton travail, dont j’ai mine de rien fait la publicitĂ© gratuitement, j’aimerais ajouter quelques prĂ©cisions Ă  la va-vite.
– “Ma chatte, mon copyright”. Es-tu seulement au fait que le droit d’auteur, en plus d’impliquer une notion (dite Ă©vidente) d’argent, est aussi, et c’est plus important, une logique de respect envers l’artiste (et l’Autre en gĂ©nĂ©ral, qui s’applique d’ailleurs pour toutes les tĂąches, mais diffĂ©remment)?
– “Ma go pro, mon clito” (rime donnĂ©e gratos). Penses-tu sĂ©rieusement que filmer son organe gĂ©nital, du moins ses parties externes, dans-le-but-de-dĂ©noncer-la-pseudo-domination-de-l’homme-aux-dĂ©pens-de-la-femme-dans-l’art, te permettra , via l’utilisation des mĂ©dias de masse (les rĂ©seaux sociaux en sont l’expression ultime), d’atteindre quoi que ce soit de notoriĂ©tĂ© et de sagesse?

Tout cela n’est hĂ©las qu’une preuve criante que tu n’as rien compris Ă  ce qu’est l’ART.

Faire une Ă©cole dite d’art, vivre des subsides d’un paradis fiscal, faire un travail passable, tout en exploitant ses semblables. C’est lĂ  un projet politique et artistique que j’abhorre.

Pour conclure, je pense que tu es victime de l’air de notre temps. Si l’intoxication Ă  la pollution atmosphĂ©rique et nuclĂ©aire y est pour quelque chose? je n’en sais rien.
Tu t’engouffres malgrĂ© toi, et c’est pour cela que j’apprĂ©cie Ă©galement ton courage et l’ardeur que tu mets dans tes productions artistiques, dans le jeu truquĂ© de notre monde.
Continue. Mais cesse Ă  tout jamais d’exploiter ton prochain.
L’amour de soi et des autres, le respect de la vie, si courte, c’est cela qui compte.

Ajout:
Il y a 15 ans, un pseudo artiste m’avait dĂ©jĂ  fait le coup de la promesse. AprĂšs que la tĂȘte lui a tournĂ© Ă  Paris, il s’est rangĂ© sous l’aile d’un riche propriĂ©taire de galerie… pour gĂ©rer la boutique splittĂ©e entre N.Y.C. et Bruxelles.
On a les paradis fiscaux qu’on peut…

Shame is cretiness

jeudi, juin 28th, 2018

Go! go! faster! pussycat 😉  ( Faster, Pussycat! Kill! Kill! (1965) )

Behind one kind of a great photography is often a woman:

https://www.marisapapen.com/stories

Great work from all part. One could say what some call ‘god’ exists! ^^ And that’s NOT because of the pictures, damn religious ones!

Photography by Marisa Papen.

Je fais dĂ©libĂ©rĂ©ment l’Ă©loge de ce modĂšle fĂ©minin (je m’en fais l’apĂŽtre bien volontiers ^^)  spĂ©cialisĂ© dans le nu photographique car une de ses photos crĂ©e actuellement le scandale auprĂšs des idiots de tous poils 🙂
Or, cette photo ci-dessous ne mĂ©rite qu’un seul titre, sachant qu’elle a Ă©tĂ© prise au cƓur de la plus grande cause de guerre et de conflits au monde: un soi-disant “centre” religieux.

The wall of shame. Photo by Mathias Lambrecht.

Le titre? faites l’amour, pas la guerre / make love, not war.
La meilleure chose qui peut arriver Ă  l’homme, c’est la femme, et toutes les tentatives  d’organisation ou de lĂ©gifĂ©ration ne sont au final qu’un essai stupide de domination sous couvert de bienveillance. Mais tant il est vrai que seuls certains esprits plus ouverts ou plus capables que d’autres sont Ă  mĂȘme de comprendre un tel discours…

Incrustation de sous-titres sur une vidĂ©o d’art performance de DĂ©borah de Robertis. Capture d’Ă©cran du travail de F.H.P. Lornet.

Dans l’hiver froid et triste de l’an 2017-2018, une artiste (que j’aime appeler Roberta de Clitoris, n’y voyez aucune malice 🙂 ) m’avait demandĂ© par personne interposĂ©e d’incruster des sous-titres sur une vidĂ©o revendicative (peut-ĂȘtre mĂȘme vindicative et vengeresse 🙂 qui sait?). Mon incrustation de sous-titres façon cinĂ©ma 1, c’est Ă  dire sur la partie vidĂ©o et pas sur les bandes noires, n’avait pas Ă©tĂ© acceptĂ©e bien que, une fois intĂ©grĂ©e Ă  un player, le positionnement des sous-titres permettait de continuer Ă  les lire, mĂȘme en ayant prĂ©sente Ă  l’Ă©cran l’interface de lecture du player vidĂ©o ( voir sur vimĂ©o que si l’on essaye de faire une avance rapide ou de changer le niveau du volume sonore, on perd la visibilitĂ© des sous-titres…).

On regardera donc cette vidĂ©o sur vimeo et l’on saluera le geste artistique de Deborah de Robertis et la citation de GeneviĂšre Fraisse en toute fin du clip : “c’est l’illisibilitĂ© de la domination qui compte dans la domination”.
Pour ma part, et en tant qu’historien d’art et critique naissant, sans complaisance ni subventions, et encore moins pourvu d’un banquier Ă©diteur de pseudo magazine populo-culturel (tel les inrocks), je pense que la premiĂšre qualitĂ© de ce travail est la dĂ©nonciation de la domination, QUELLE QU’ELLE SOIT.
Partir de celle qu’a le mĂąle sur la femelle est un bon dĂ©but, mais on peut objecter que c’est dĂ©jĂ  accepter la domination que de la rĂ©duire Ă  telle ou telle type, genre, communautĂ©, secte ou groupe. Bref, une sacrĂ©e histoire de l’humanitĂ©.

Ma Chatte Mon Copyright from Deborah De Robertis.

Des-cons-venus, faut-il un prĂ©texte Ă  l’art?

mardi, mai 22nd, 2018

regard-sur-l'art-marcigny-2018Voilà une question qui a jailli des tanins anti-hémorroïdaires.
Alors que je m’apprĂȘtais Ă  participer Ă  une biennale 2018 du coin, celle de Marcigny, que j’avais apportĂ© le dossier en main propre en juin 2017, que je n’avais cessĂ© d’envoyer des liens vers mes articles et mon catalogue par mail, en juillet et dĂ©cembre 2017, que je rĂ©itĂ©rais en fĂ©vrier 2018, sans jamais avoir de rĂ©ponse, mais en n’ayant pas non plus de message de non distribution de mes courriels, je m’attendais Ă  ne pas ĂȘtre sĂ©lectionnĂ©.
Quelle surprise donc de voir mon nom sur le site de l’association organisatrice! Je m’enquĂ©rais alors du pourqwakesse puisqu’il Ă©tait stipulĂ© que les sĂ©lectionnĂ©s Ă©taient tenu au courant. On me demandait alors de renvoyer mes missives, ce que j’exĂ©cutais avec promptitude, accompagnĂ©es de photos de dĂ©finition correcte destinĂ©es au catalogue de l’expo. HĂ©las, quelle ne fĂ»t pas mon dĂ©sappointement en lisant la rĂ©ponse du commissaire d’exposition: on se plaignait en creux de ne recevoir que tardivement les photos et, outre le fait que mes sĂ©ries photographiques sur le Japon ne correspondaient pas au thĂšme (“transformation et mĂ©tamorphoses”, ce genre de thĂšme est limite un clichĂ© pour absolument tout ce qui concerne le Japon, lieu d’acculturation et de symbiose des temps et des cultures), on me disait avec une mĂ©chancetĂ© dont seuls les crĂ©tins sont capables que l’on ne “dĂ©celait pas de portĂ©e artistique” dans mes Ɠuvres…
De la part d’un commissaire d’exposition Ă©galement exposant… on pourrait gloser Ă  l’infini et publier dans le Canard ce confit d’intĂ©rĂȘt notoire 😀

Que ma proposition ne corresponde pas au thĂšme et Ă  l’esprit de la biennale, je m’en serais fort bien acquittĂ©.
Par contre, que l’on vienne me donner une leçon d’art, en se revendiquant de l’art contemporain, c’est une belle preuve d’incompĂ©tence et de manque de connaissances, Ă  tout le moins, de ce qu’est l’art contemporain – que dire de quelques cailloux posĂ©s les uns sur les autres au somment d’un piĂ©destal parallĂ©lĂ©pipĂ©dique rectangle blanc des plus banals, prĂ©sentĂ© au palais de Tokyo Ă  Paris, par exemple? Doit-on y chercher une “portĂ©e artistique”?
L’art contemporain n’est rien d’autre que vaine tentative de rĂ©ponse Ă  la question Ă©pineuse (et forcĂ©ment elliptique): qu’est-ce que l’art? Evidemment, ces considĂ©rations doivent manquer Ă  ceux qui n’ont ni l’esprit universitaire ni la curiositĂ© de s’instruire ni la libertĂ© de pensĂ©e nĂ©cessaire Ă  une certaine conscience.

C’est Ă  coup sĂ»r une terrible mĂ©connaissance de l’art photographique.

Mais bref, venant de ceux qui critiquent aisĂ©ment le centre d’art contemporain du mĂȘme patelin, probablement avec raison, les subventions n’Ă©tant pas vraiment le but ultime de l’art, le fait est vraiment truculent.

Cependant, ayant acceptĂ© le refus qui m’Ă©tait fait par retour de mail en prĂ©cisant que j’Ă©tais seul juge de la “portĂ©e artistique” de mes Ɠuvres, je demandais le retrait de mon nom de la liste des participants, ce qui, aujourd’hui, n’est toujours pas fait.

Au reste, la mort de Denis, il y a deux ans, avec qui j’avais des discussions enflammĂ©es sur l’art et le zeitgeist qu’on avait tout deux en horreur, suivie de celle de Françoise, esprit curieux, intelligent et victime de la place qu’on faisait et qu’on fait encore Ă  ceux qui sont vraiment diffĂ©rents, puis celle de ma mĂšre qui, en plus d’oblitĂ©rer un interlocuteur de plus, ramĂšne sur le devant de la conscience la souffrance qui fait la vie et la mort qui la termine, l’Ă©cart pleutre que font les individus un temps connectĂ©s, tout cela crĂ©e une ambiance des plus dĂ©gueulasses.

Alors, cher commissaire d’expo, je vous merde, votre avis personnel n’a pas lieu d’ĂȘtre, qui plus est lorsqu’on n’est pas capable de s’atteler aux tĂąches administratives Ă©lĂ©mentaires de l’organisation d’une telle manifestation, Ă  savoir utiliser une boĂźte Ă  courriels, y rĂ©pondre dans un dĂ©lai raisonnable et surtout… LIRE le contenu des missives.
J’ai failli me retenir, mais comme on dit: “c’est toujours mieux dehors que dedans”.

Sauvetage

jeudi, juillet 6th, 2017

Trokon Martinet se repose.

130 kms aller-retour pour confier ce jeune con tombĂ© du nid des Martinets Ă  l’association csol.
C’est Micro, devançant Puckett, qui l’a choppĂ© lui infligeant du mĂȘme coup quelques blessures Ă  l’abdomen et au dos. Rien de trop grave cependant, les fonctions d’Ă©vacuation et d’ingestion semblant toujours bien fonctionner.
Les martinets doivent s’Ă©lancer d’une hauteur consĂ©quente lors de leur premier envol, sans quoi, une fois Ă  terre, et n’ayant pas de fonction dĂ©collage, ils restent Ă  la merci des prĂ©dateurs.
Leur poids idĂ©al pour l’envol (sachant qu’ils sont gavĂ©s comme de gros porcs par leurs parents) doit ĂȘtre d’environ 45 grammes, et les ailes doivent dĂ©passer de la queue de 15 mm.
Sinon, pouic.
Certains martinets, en voulant imiter ces crĂ©tins d’hommes, veulent sortir avant les autres pour tout un tas de raisons: manque de place au nid, chaleur insupportable (encore qu’un 34 degrĂ©s leur convienne parfaitement) ou encore simplement pour voir comment ça fait d’ĂȘtre con 🙂
Sachant que le repas quotidien des jeunes martinets est constituĂ© d’une centaine de mouches, il faut confier les membres de cette espĂšce protĂ©gĂ©e Ă  des connaisseurs.
Avec les hirondelles, les martinets sont une espĂšce protĂ©gĂ©e et il peut en coĂ»ter jusqu’Ă  10000 euros et 6 mois de prison quoi qu’on fasse avec ces bestioles.

Plus de renseignements sur les bestioles en tout genre sur La Hulotte qui, par ailleurs organise un concours de dessin pendant l’Ă©tĂ© 2017 pour les enfants de 6 Ă  15 ans: Ă  vos crayons!

PS: baptisĂ© Trokon Martinet, le cuistre a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un traitement antibiotique dĂšs son arrivĂ©e Ă  l’association CSOL. On demandera des nouvelles dans quelques temps.

Exposition des 18 vues de Kyoto du 10 mai au 29 juin 2017 – ECB Chauffailles

mercredi, mai 3rd, 2017

La saison s’y prĂȘte: le printemps, qu’il s’agisse de lumiĂšre ou de climat, est LA saison oĂč il fait bon visiter les bocages du sud Brionnais et se rendre compte que, parmi la ruralitĂ© herbeuse et terreuse, la contemplation du silence fait ressortir, outre l’odeur du bĂ©tail, la renaissance de la nature que d’aucuns, mĂȘme du cru, s’Ă©vertuent Ă  oublier le regard fixĂ© sur leur bĂȘte Ă©cran de tĂ©lĂ©phone.
Car oui, sur cette terre d’Ă©levage bovin, la ruralitĂ© est aussi bou(s)euse, et pas qu’au sens de la nomenklatura parigote, et gribouilleuse; et elle sent.
Elle sent la culture du wasabi (le vrai hein, la plante, pas cet infĂąme jus de raifort vendu Ă  prix d’or), la seule d’hexagonie sis Ă  OyĂ©. Elle sent aussi l’Ă©laboration du miso et du sakĂ© façon ‘comme il faut’, et dire que ça se passe Ă  Poisson, c’est vrai que c’est vraiment drĂŽle pour un nippophile amateur de sashimis 🙂
Bref, il y a autant de ravissements que dans l’atelier d’un HokusaĂŻ.

C’est donc aux confins de la SaĂŽne-et-Loire, de la Loire et du RhĂŽne que la prochaine exposition des “18 vues de Kyoto” se tiendra du 10 mai au 29 juin 2017, Ă  l’Espace Culturel du Brionnais (ECB) de Chauffailles.
Bien sĂ»r, et outre la possibilitĂ© de se plonger du regard dans les Ɠuvres, on peut Ă©galement se les procurer directement (attention certaines n’existent plus qu’en un seul exemplaire, sur les deux uniquement produits au format choisi par l’artiste). D’Ă©ventuelles commandes personnelles sont toutefois les bienvenues.
A cĂŽtĂ© des Ɠuvres dites ‘originelles’ se trouveront les ‘variations’ Ă  un tarif plus abordable et Ă  l’apparence plus contemporaine, dirons-nous.

Les visiteurs sont les bienvenus de 14h Ă  17h30 du lundi au jeudi et de 8h30 Ă  12h et de 14h Ă  17h30 le vendredi.

Un vernissage aura lieu le jeudi 11 mai de 18h à 20h, avec une dégustation de crackers japonais accompagnés de quelques breuvage plus locaux, mais choisis avec soin. Si les planÚtes sont bien alignées, une surprise peut survenir.

Le sens ou l’indiffĂ©rence, esthĂ©tique du regard

dimanche, avril 2nd, 2017

Pride… and its cost. Sanjo Dori, Kyoto 2015. F.H.P. Lornet.

Il m’arrive d’avoir envie de remplir d’un signifiant personnel, d’un point de vue individuĂ©, une image. Mais quelquefois non. Quelquefois la simplicitĂ© de l’Ɠuvre, la plastique de la composition ou la dynamique colorifĂšre suffisent Ă  l’expression d’un ineffable partagĂ©.
Pourtant, la plupart du temps, j’aime signifier.
Je vais donc tĂącher d’insĂ©rer un signifiĂ© dans une image qui s’y prĂȘte: “Pride… and its cost” sĂ©rie “META” Ɠuvre “18 vues de Kyoto” par F.H.P. Lornet.

Le clichĂ© est la capture d’un endroit tout Ă  fait banal, un morceau de mur de l’un des nombreux passages couverts de Kyoto servant de galerie commerçante et de lieu de rencontre oĂč sont disposĂ©s de nombreux restaurants et boutiques. Celui-ci est la rue Sanjo-dori et se trouve excentrĂ© par rapport aux trĂšs populaires allĂ©es couvertes du vĂ©ritable centre historique de Kyoto, telles que le marchĂ© Nishiki.
Par cette position décalée, on peut y trouver ce qui est plus ou moins caché aux yeux des touristes bon teint.

Sur le pan de mur photographiĂ© sont disposĂ©es des affiches en papier: l’une concerne le club local de football, Kyoto Sanga, et les deux autres font la propagande de l’armĂ©e japonaise censĂ©e ĂȘtre la fiertĂ© du pays. Le slogan qui illustre ces deux affiches, l’une pour l’aviation, l’autre pour l’infanterie, est Ă©loquent: Japan pride, la fiertĂ© du Japon.
En plus petit est inscrit qu’il s’agit des forces d’auto-dĂ©fense japonaises (‘Japan air self-defense force’ et ‘Japan ground self-defense force’).
Il faut remettre ces affiches dans leur contexte historique de mai 2015. A l’Ă©poque, ce qui est aujourd’hui devenu une loi autorisant le Japon Ă  intervenir militairement outre-mer n’Ă©tait qu’un projet suggĂ©rĂ© par les colonisateurs Ă©tats-uniens.

L’Ɠuvre est ici non pas une approbation de l’artiste Ă  la glorification d’une sociĂ©tĂ© martiale mais un moyen de dĂ©noncer la militarisation des sociĂ©tĂ©s, fussent-elles les plus pacifistes, ainsi que leurs dĂ©rives impĂ©rialistes gĂ©nĂ©ralement contingentes des rapports de forces internationaux.

Il faut, hĂ©las, aller chercher Ă  l’Ă©tranger un article de la presse indĂ©pendante et pourtant dominante pour se faire une idĂ©e assez globale de ce que le concept mĂȘme d’engagement militaire peut crĂ©er comme confusion dans la sociĂ©tĂ©, en mettant Ă©galement au jour le fait que de dĂ©mocraties modernes il n’est pas, puisque seuls les souverains dĂ©cident.

Pour approfondir ce dĂ©bat Ă©minemment politique, un film qui ne l’est pas moins: Shin Godzilla (l’humour n’y est pas absent) qui reprend la notion d’armĂ©e d’auto-dĂ©fense et les dĂ©bats qu’elle engendre, dans une situation toutefois bien diffĂ©rente de la rĂ©alitĂ© que nous vivons.

 

Shortlist failure

lundi, mars 6th, 2017

Tristement, de place il a manquĂ© pour que les clichĂ©s des “18 vues de Kyoto” soient retenus dans l’Ă©crĂ©mage du jury de la WPO 2017.
C’est donc un ‘almost fail’ qu’auront subis ces clichĂ©s pourtant fort pourvus de sens, mais peut-ĂȘtre pas assez “en eux-mĂȘmes” Ă  en juger par les rĂ©sultats de la compĂ©tition.

A voir toutefois cette page concernant les clichĂ©s dits recommandĂ©s  sur le sujet culture de la compĂ©tition dite ouverte. A mon avis, certains des meilleurs clichĂ©s sont lĂ . Vous apprĂ©cierez ou pas la navigation anti-ergonomique du site fashion-like de WOP qui vous permettra de vite en avoir marre de ne plus savoir oĂč vous en ĂȘtes de votre visionnage… et de, hĂ©las, finalement aller voir ailleurs 🙁

Voici donc l’aperçu, certainement critiquable, de ma contribution. J’essayerai de faire moins bien une prochaine fois; des concours, mĂȘme gratuits, y en a plein 😉

Man troubles ( part of “18 views of Kyoto” 2015)

Those images are part of the 25 photos from the work “18 views of Kyoto” (18 vues de Kyoto) by F.H.P. Lornet.
They’re taken out from series 2 (A temps / On time)  and 3 (META) out of the 3 series ( http://www.lornet-design.comhttp://www.lornet-design.net/category/photographie/ ).

These 6 pictures mainly focus on Man ‘initial problem’: Woman and war, through a depiction of contemporary Japan.
It focuses on the need of real communications, as vain as it can be, to banish most extreme social apartheid as well as to keep cultural moves and freedom.
This series shows also the weakness of men, through their futilities, compared to the real need of the humanity to live in peace in a ‘given’ world.
Finally, the signature photo “Pause” is a wish for all mankind to take the time to rethink the vanity of its own existence and try to accomplish its real but still vain aim.
It means: make a pause in the darkness of life.

Those pictures were shot in Kyoto, Japan, in 2015 and published in january 2016 for the first 2 series, december 2016 for the third series.
They are the remains of a 15 years wait to feel how’s life in Japan and a mean to share a different vision of the world.
There was no disappointment: it’s very different, it’s much beautiful, it’s really lovable, but it stays human and has quirks.

Japan Touch 2016 compte-rendu et impressions

mercredi, mars 1st, 2017

Alors que la brume de pollution s’Ă©tendait depuis une bonne semaine sur l’hexagonie, il a fallu s’enquĂ©rir de la possibilitĂ© de se mouvoir en automobile jusqu’Ă  l’emplacement d’eurexpo dans la banlieue de Lyon. Heureusement, le contournement par les autoroutes Ă©tait autorisĂ© aux plaques comportant un numĂ©ro pair, dont hĂ©las mon carrosse fait partie.
L’arrivĂ©e le vendredi soir fut heureuse, mais aprĂšs avoir commencĂ© par installer un dĂ©but d’exposition, afin d’ĂȘtre bien sĂ»r que les crochets et le systĂšme de suspension faisaient leur office sur les parois bon marchĂ© du stand, l’absence de chauffage et la possibilitĂ© d’installer le lendemain matin finirent de nous convaincre qu’il Ă©tait temps de remballer pour bĂ©nĂ©ficier d’un repos bien mĂ©ritĂ©.
C’est donc autour de huit heures le samedi matin, et bĂ©nĂ©ficiant du chauffage Ă  air pulsĂ© (horreur par ces temps de particules fines), que nous pĂ»mes installer les 25 Ɠuvres originales constituant l’exposition des “18 vues de Kyoto” ainsi que les “variations”, des formats vectorisationnĂ©s (tagl), plus grands et imprimĂ©s sur forex.
Un trĂšs grand tissu permit de recouvrir la table et de cacher les cartons de rĂ©cupĂ©ration qui avaient servi au transport des Ɠuvres.
Evidemment, c’est toujours aprĂšs coup qu’on se dit qu’une moquette aurait donnĂ© un cachet plus cosy au stand, mais cela aurait certainement occasionnĂ© la location d’un vĂ©hicule plus adaptĂ© au transport de gros cubages, et bon… disons que zut, quoi 😀
D’un point de vue logistique et organisation, c’Ă©tait presque parfait. L’inconvĂ©nient majeur Ă©tant le systĂšme de chauffage par air pulsĂ© aussi bien Ă  l’hĂŽtel que sur le salon et qui m’ont littĂ©ralement abĂźmĂ© le vestibule rhino-laryngĂ© au point que j’ai cru ĂȘtre malade. Au final, non, une fois partie loin de cette pollution dĂ©gueulasse (merci total) tout est rentrĂ© dans l’ordre.

Il faut le dire de suite, la Japan Touch n’est pas vraiment dĂ©diĂ©e Ă  l’art. Si j’Ă©tais mĂ©chant, je dirais mĂȘme que c’est plutĂŽt le temple des marchands.
Mais soit, c’est grĂące Ă  eux que les artistes et autres associations peuvent exposer Ă  moindres frais et procurer un regard certainement diffĂ©rent sur le Japon que ce que proposent les revendeurs.

Le salon se dĂ©roule sur deux jours: le samedi, c’est le jour des fadas de cosplay anime et de la jeunesse folle :), le dimanche est plutĂŽt familial et cosplay steampunk.
L’Ă©nergie et la libertĂ© des cosplayers fait plaisir Ă  voir: 22000 mÂČ dĂ©diĂ©s Ă  la folie des rĂȘves permet de s’exprimer autrement que dans cette hexagonie Ă  l’agonie, c’est une Ă©vidence.
Je n’aurais pas cru adhĂ©rer au dĂ©lire finalement trĂšs humaniste des ‘free hugs’, mais l’ambiance donnĂ©e par le dĂ©guisement tout carnavalesque d’une bonne partie de l’audience ne permettait pas de se passer de l’envie de se laisser aller.

Je mets quelques vidĂ©os histoire d’illustrer ces douces rĂȘveries tout autant que les aspirations de la jeunesse qui contrastent fortement avec ce monde stupide de vieux croĂ»tons dirigeants.

 

 

 

 

18 vues de Kyoto Ă  la Japan Touch 2016

mercredi, février 1st, 2017

Bon, ce qui est rassurant, c’est qu’il y avait des extincteurs de chaque cĂŽtĂ©, vu qu’il y avait des portes de secours fort mal isolĂ©es, et que du mĂȘme coup, il est certain qu’on n’a pas eu trop chaud…
Au pire en cas d’incendie avivĂ© par les courants d’air, on aurait fait face 🙂

VoilĂ  donc le stand de Lornet-Design Ă  la Japan Touch de l’hiver 2016. Brrrr. La structure du stand est fort lĂ©gĂšre, trĂšs pratique, modulable, toussa… Mais bon sang que c’est laid …
Alors on a fait de notre mieux: choix de fils en perlon donc transparents, disposition des Ɠuvres Ă  l’Ɠil (pas mĂ©content du rĂ©sultat) et table en avant de l’espace d’exposition, histoire de laisser le visiteur dĂ©ambuler tranquilĂŽsse. (le tissu recouvrant la table a Ă©tĂ© dĂ©pliĂ© aprĂšs la prise de vue, je vous rassure, pour cacher le pied et les cartons situĂ©s en dessous 🙂 )

Concernant la disposition, les Ɠuvres originales sont disposĂ©es Ă  l’intĂ©rieur et au centre du stand, les Ɠuvres disposĂ©es Ă  l’extĂ©rieur Ă©tant les “variations” vectorisĂ©es et imprimĂ©es sur forex de certaines des Ɠuvres originales. Un prochain billet en fera Ă©tat plus en dĂ©tail.

Tout cela est fort ennuyeux, je le concùde, alors place au bonus! 🙂

 

Critique de : “FigĂ©, gardien lithique” sĂ©rie “Le temps n’existe pas” Ɠuvre “18 vues de Kyoto” par F.H.P. Lornet.

lundi, janvier 30th, 2017

 

Eludons tout d’abord, et de prime, le fait que l’artiste lui-mĂȘme et en conscience devienne le critique de ses propres Ɠuvres: c’est (faire) montre de partage et de gratuitĂ©.
AnĂ©fĂ©, s’il avait Ă©tĂ© sujet d’une autre Ɠuvre, d’un autre artiste, il eĂ»t fallu rĂ©tribution ou simple envie.

L’Ɠuvre prĂ©sente une sculpture de pierre en ronde-bosse devant un feuillage arborĂ©. Il s’agit d’une photographie sur papier de coton, encadrĂ©e et pourvue d’une Ă©tiquette faisant office de cartouche tout autant que de signature. Cependant, l’Ɠuvre est elle-mĂȘme signĂ©e en bas Ă  droite au verso.
Le sujet de la photographie est un komaĂŻnu japonais, autrement connu sous le nom de Shi en Chine, ou plus communĂ©ment sous l’appellation de chien de FĂŽ. Ce sont des reprĂ©sentations de lions sculptĂ©es et faisant office de gardiens de sanctuaires ou de temples.
En l’occurrence, ici, le komaĂŻnu est placĂ© Ă  l’entrĂ©e sur le chemin qui mĂšne au temple d’ Otoyo.
Les komaïnu sont des représentations inspirées des Shi de la Chine des Tang, nous apprend la wikipédia (dont il faut se méfier, par ailleurs). Vous lirez.

On peut remarquer sur le clichĂ© qu’un morceau de papier inscrit de kanjis pend d’une branche d’arbre derriĂšre la statue, auquel fait Ă©cho l’Ă©tiquette cartouche qui pend de l’Ɠuvre.

La prise de vue est faite tardivement dans l’aprĂšs-midi, le soleil Ă©tant plus prĂšs de l’horizon que du zĂ©nith, et traçant l’ombre du feuillage sur le corps du bestiau.
Sans en savoir plus, et regardant la reprĂ©sentation, on s’aperçoit qu’elle repose sur un socle qui fait corps avec la ronde-bosse. Evidente disposition artisanale de maintien de la crĂ©ation.
Sur le petit cĂŽtĂ© visible du socle se trouve un Ă©ventail, que l’on pourrait confondre de loin avec un hĂ©risson.
Sur le grand cĂŽtĂ© du socle un rameau s’Ă©panouissant de façon presque symĂ©trique et symbolisant probablement la vie ou la nature domptĂ©e par le molosse, gardien du temple.
L’Ă©ventail, instrument usuel et prosaĂŻque, est cependant la marque Ă  la fois d’une communautĂ© et d’une certaine aristocratie, tout autant qu’une diffĂ©renciation sexuĂ©e, Ă  travers les Ăąges.

http://kyoto.japon.free.fr/K_Plan.html

Le fond de la photo est plutĂŽt sombre, alors que la silhouette du komaĂŻnu se dĂ©tache en pleine lumiĂšre. L’artiste a voulu faire ressortir la puissance cachĂ©e des gardiens (ou anges, dans la culture occidentale rĂ©cente) de la spiritualitĂ©. L’objet du clichĂ© est bien la massivitĂ© de la sculpture tout autant que son expression: le bestiau regarde l’objectif et fait mine d’un rictus intemporel montrant sa dentition imparfaite en raison du temps. Le regard est, lui, restĂ© ferme et intransigeant: “C’est sous mes yeux que vous vous aventurez, mortels”.
La statue est datable, au doigt mouillĂ©, du XVIIIe siĂšcle, peut-ĂȘtre plus rĂ©cent, beaucoup plus rĂ©cent, Ă©tant donnĂ© la propretĂ© des coups de ciseaux.

Peu importe, c’est le message donnĂ© par l’artiste qui prĂ©vaut: ce clichĂ© est le garant de l’intĂ©gritĂ© de toute la sĂ©rie, il prend soin de sa conservation et de son intĂ©gritĂ©, tout comme le fait un komaĂŻnu Ă  l’entrĂ©e des sanctuaires.

Une discussion, un commentaire? envoyez un mail! (les inscriptions spam Ă©tant les seules j’ai dĂ©sactivĂ© les inscriptions ^^)

Collection intĂ©grale des “18 vues de Kyoto”

mardi, janvier 24th, 2017

La collection publiĂ©e des “18 vues de Kyoto” est finalement complĂšte avec la troisiĂšme et derniĂšre sĂ©rie, “META”, dont le but sociologique devrait ĂȘtre Ă©vident aux yeux avertis (voir la mise Ă  jour de la page concernant cette sĂ©rie photo-graphique sur le Japon).
Le nouveau catalogue 2017 incluant cette troisiĂšme et derniĂšre sĂ©rie prĂ©sente des versions web des photos sans leurs cadres ni leur cartouches adventices, mais pour s’en faire une idĂ©e, le prĂ©cĂ©dent catalogue 2016 est toujours accessible.
Evidemment, ces Ɠuvres sont toujours disponibles vu que tirĂ©es Ă  deux exemplaires chacune, et malgrĂ© la vente de deux d’entre elles.

[pour ceux qui estiment que sur Instagram, c’est plusse mieux cool parce que c’est en HD, je leur dis que ce genre de plate-forme, sans rien apporter Ă  ses contributeurs, s’enrichit Ă  leurs dĂ©pens dans 99% des cas, et ça me pose un gros souci :)]
J’ajoute Ă  cette apartĂ© vindicative que le partage est avant tout un Ă©change et pas une filouterie, a contrario de la logique normative des GAFA (google, apple, facebook, amazon, on peut en ajouter bien d’autres)  et autres prĂ©tendants Ă  la domination de l’humanitĂ© et Ă  son esclavagisation (sic) volontaire.
Bref :).

La sĂ©rie originale est complĂ©tĂ©e par une sĂ©rie de 7 ‘variations’ qui feront l’objet d’une prochaine publication, en fonction de la lumiĂšre disponible en ces temps polluĂ©s atmosphĂ©riquement (re sic) et politiquement. Ces variations seront Ă©galement mises en vente Ă  un prix trĂšs raisonnable.

Il n’est pas exclu qu’une sĂ©rie inĂ©dite et privĂ©e vienne s’adjoindre aux “18 vues de Kyoto”, parce que d’une, c’est moi qui dĂ©cide en tant que dĂ©miurge, et que deux, certains autres clichĂ©s le mĂ©ritent grandement. De mĂȘme, les deux artefacts prĂ©vus initialement sont en cours de crĂ©ation. Leurs prix risque d’ĂȘtre prohibitif.

En attendant, il est temps de s’atteler Ă  d’autres aventures graphiques.

Carrément.

lundi, janvier 9th, 2017

Une sizaine des photos de la sĂ©rie “18 vues de Kyoto” est soumise au jugement pour le concours dans la catĂ©gorie “contemporary issues”.
Certaines de ces Ɠuvres ne sont pas encore disponible sur le nouveau catalogue qui n’est d’ailleurs pas encore en ligne. C’est bien fait, vous n’aviez qu’Ă  venir Ă  la Japan Touch oĂč elles Ă©taient exposĂ©es.

Exposition des 18 vues de Kyoto / Japan Touch 10 et 11 décembre 2016 à Lyon

vendredi, octobre 28th, 2016
Flou de nĂŽ (Kyoto 2015, F.H.P. Lornet)

Flou de nĂŽ (Kyoto 2015, F.H.P. Lornet)

Japan Touch 2016A l’occasion du week-end consacrĂ© au Japon et aux cultures d’Asie les samedi et dimanche 10 et 11 dĂ©cembre 2016, vous pourrez admirer, en plus des deux sĂ©ries dĂ©jĂ  publiĂ©es, une troisiĂšme sĂ©rie inĂ©dite qui sera dĂ©voilĂ©e en exclusivitĂ© lors de l’exposition des “18 vues de Kyoto” Ă  la Japan Touch 2016 Ă  Lyon.

Vous pourrez, bien sĂ»r, faire l’acquisition d’Ɠuvres originales ou de reproductions (toutefois en nombre limitĂ©) proposĂ©es Ă  cette occasion (pour une envie particuliĂšre, un support, un format, il faut bien sĂ»r passer commande).

Deux Ɠuvres originales sont d’ores et dĂ©jĂ  rĂ©servĂ©es.

#18Vues

alcools
La rĂ©alisation sculpturale monumentale prĂ©vue initialement est reportĂ©e Ă  plus loin, Ă©tant donnĂ© le triste agenda estival de l’artiste et la lĂ©thargie industrielle due Ă  cette mĂȘme pĂ©riode.

Mastering portrait with love (and luck)

dimanche, août 28th, 2016

denis_webb_web_lornet-design

Les gens normaux

dimanche, août 7th, 2016

neufLes gens normaux, ce sont ceux qui habitent le troisiĂšme Ă©tage: ils ne verront jamais la lumiĂšre du ciel depuis la terrasse du cinquiĂšme et dernier Ă©tage et ne sont jamais descendus Ă  la cave.
C’est triste, c’est confortable, et ils aiment ça. Ils votent ‘pour’.

Le discours d’introduction de l’exposition “18 vues de Kyoto”

mercredi, juin 29th, 2016
Le love fiorentino.

Le love fiorentino.

L’artiste par sa seule volontĂ© change le monde. Bien sĂ»r, c’est d’abord SON monde qu’il transforme, mais c’est aussi celui de tous les autres. Quelles que soient les rĂ©actions suscitĂ©es, ou l’absence de rĂ©actions, il y a forcĂ©ment une nouveautĂ© qui mĂ©tamorphose le prĂ©sent.

Il en va donc de l’art comme de toute autre activitĂ© humaine ou cosmique : c’est Ă  chaque fois une venue au monde et une transformation du monde, aussi utile qu’artificielle.

J’ai horreur des artistes qui s’expriment Ă  propos de leurs crĂ©ations. J’aime laisser le spectateur se laisser emporter par ce que l’Ɠuvre lui donne Ă  penser.

Toutefois, il me faut donner quelques clĂ©s concernant l’exposition que je vous prĂ©sente aujourd’hui.

La plupart d’entre vous auront compris dans le titre « 18 vues de Kyoto » le clin d’Ɠil Ă  Hokusai et Ă  ses 36 vues du mont Fuji ou encore Ă  Hiroshige et ses 100 vues  d’Edo. Il est vrai que j’apprĂ©cie beaucoup l’art de l’estampe japonaise, spĂ©cialement les reprĂ©sentations de paysages, dont rien que le nom d’images du monde flottant (ukiyo-e) est Ă  lui seul un point de dĂ©part fertile pour l’imagination.

Pour l’instant, ces 18 vues regroupent deux sĂ©ries, dont la premiĂšre est exposĂ©e ici dans son intĂ©gralitĂ©. Une troisiĂšme sĂ©rie viendra complĂ©ter l’exposition et sera visible probablement Ă  la japan Expo 2016, en dĂ©cembre prochain Ă  Lyon.

La premiĂšre sĂ©rie, donc, est celle que j’ai nommĂ©e « Le temps n’existe pas », en rĂ©fĂ©rence Ă  un ouvrage de Nelly Delay intitulĂ© « Le jeu de l’éternel et de l’éphĂ©mĂšre ».
Pour moi, la dĂ©couverte de l’histoire du Japon Ă  travers ses temples et ses palais a Ă©tĂ© l’occasion de saisir une partie de la pensĂ©e philosophique du shintoĂŻsme.

Du peu que j’en connais, elle semble convenir Ă  ma façon de regarder le monde, Ă  travers chaque phĂ©nomĂšne que la vie nous permet de ressentir.
C’est aussi pour cela que je l’ai appelĂ©e sĂ©rie verte, car elle donne Ă  voir la cĂ©lĂ©bration de la nature, de ses beautĂ©s et de ses bienfaits plutĂŽt que son pouvoir parfois dĂ©vastateur.

Cette sĂ©rie inscrit l’Homme dans le monde et rappelle que sa place doit ĂȘtre mesurĂ©e.

La seconde sĂ©rie, intitulĂ©e « À temps » est une vision du Kyoto contemporain, du Kyoto de notre temps. C’est une vision prosaĂŻque traitĂ©e selon un angle plus graphique, d’oĂč son titre de sĂ©rie multicolore. Elle montre Ă  la fois un certain dĂ©sordre dans l’enchevĂȘtrement des rĂ©seaux, qu’ils soient ferrĂ©s ou Ă©lectriques et un ordre artificiel dans la volontĂ© de rĂ©gulation du monde Ă  travers la domination du commerce marchand.

La rĂ©alitĂ© est Ă©videmment toute autre puisque derriĂšre un luxe affichĂ©, le bien-ĂȘtre n’est souvent que de façade, au Japon comme dans bien d’autres sociĂ©tĂ©s dites occidentales.

Je n’en dirai pas plus, et pour terminer, je tiens Ă  rappeler que cette sĂ©rie des 18 vues de Kyoto n’est qu’une illusion de la rĂ©alitĂ©, mais que par le choix que j’ai effectuĂ©, j’espĂšre avoir artificiellement crĂ©Ă© une vision de cette ville qui donnera sinon l’envie de s’y rendre, au moins un intĂ©rĂȘt pour la culture et l’histoire du Japon, mais encore plus pour l’indicible qui l’anime.

La perte. Oraison funĂšbre pour Denis.

lundi, juin 20th, 2016
Denis_Hokusai

Aquarelle de Denis Webb (lac de Saint-Point) dans un autre univers, au mĂȘme niveau que le lac Hakone d’Hokusai. Watercolor from Dennis Webb (lake of Saint-Point) in another universe, at the same level of the “hakone Lake” from Hokusai.

Le couac. Anneaux de calcaire en ronde-bosse, taillés dans la masse. Symbole de l'amitié qui liait mes grand-parents paternels avec un ouvrier portugais, tailleur de pierre de son état, venu rénover la bùtiment ecclésiastique du coin, et à qui ils ont offert le gßte et le couvert. Reproductions des statuettes de Cernavodă (Roumanie) datant de l'époque néolithique. / Jarring note (=couac in french, pronounced like Kwak/quack). Chalky rings sculpted in the round cut from solid. Symbol of the friendship between my grand-parents (father's side) and a portuguese worker, stone carver working on the repair of the church near by, to whom they offered board and lodging. Reproduction of Cernavodă figures (Romania) dating from neolithic and known as "the thinker".

Le couac (voir le title ou le alt).

J’ai perdu un ami avec qui nous avions dĂ©cidĂ© d’un commun accord de nous perdre nous-mĂȘmes. C’Ă©tait un ĂȘtre sensible et engagĂ©, en colĂšre parfois et souvent intransigeant sur la maniĂšre de faire et l’art de bien-faire (des fois c’Ă©tait too much, quand mĂȘme, hein).
C’Ă©tait un artiste. Pas de ceux qui promĂšnent leur chien pour se faire des amis, non. Evidemment issu d’une gĂ©nĂ©ration avec ses travers, il avait la douloureuse conscience de tous ceux qui ont traversĂ© les Ă©poques d’un siĂšcle tumultueux dont les promesses n’ont jamais Ă©tĂ© tenues.
Il m’a fait dĂ©couvrir quel intĂ©rĂȘt il y avait Ă  aimer le papier, sa texture, la façon dont il reflĂšte ou pas la lumiĂšre, la chaleur qu’il dĂ©gage… les possibilitĂ©s qu’il engendre. C’est grandement en partie grĂące Ă  lui que j’ai finalement compris que le travail de la photo prenait du temps, que la prise de vue Ă©tait la clĂ© de l’expression d’une sensation possiblement jamais comprise par personne d’autre que l’artiste lui-mĂȘme… mais qu’il fallait, qu’il faut la faire. Qu’il faut se donner le mal nĂ©cessaire pour la montrer, la partager avec d’autres, quitte Ă  n’en jamais avoir aucun retour, aucune rĂ©compense, carrĂ©ment pas de reward.

C’est le lot de tous, bien que peu le sachent: souffrir.

Ce qu’il y a de plus important dans l’art, c’est le moment oĂč s’agitent les relations qu’il procure, les rencontres vraies et oĂč occurre ce bout de chemin qu’on fait parfois cĂŽte Ă  cĂŽte, pour le meilleur et pour le pire, bien sĂ»r.

See ya, Denis, you’ll be forever in my soul.

 

Translation for Debbie (not to say a translation is always a treason)

The loss. Funeral oration for Dennis.

I’ve lost a friend with whom we both agreed to lose ourselves. He was a sensitive and engaged being, sometimes angry and often uncompromising on the approach and on the art of the do good (sometimes, that was a bit “too much”, though).
He was an artist. Not one of those walking the dog to socialize, no. Of course, from a generation with its peculiarities, he had the painful consciousness of all those who’ve been through the times of a rough century which promises were never kept.
He made me discover the good in loving paper, its texture, the way it reflects the light or not, the warm out of it… possibilities it brings. It’s much thanks to him that I’ve finally understood photography work take some time to be done, that shooting was the key of the expression of a sensation possibly never understood by any other people than the artist himself… but that it has to be done, that it is to be done. That one has to make a necessary big effort to show it, to share it with people, even if no return has to be expected, no recompense, no reward at all.

That’s the lot of everyone, while a few got it: suffer.

What is most important in art, is the moment when true relationships are shaking, the real relationships and where happens this part of the road we do side by side, for the best and the worst, of course.

See ya, Dennis, you’ll be forever in my soul.

Nouvelle exposition des “18 vues de Kyoto” (mai 2016)

vendredi, mai 20th, 2016

Affiche: 18 vues de Kyoto Ă  l'espace Lyon-JaponA vos agendas! ^^

Exposition vente Ă  l’Espace Lyon-Japon (16 rue Bellecombe 69006 LYON) du 2 mai 2016 au 4 juin 2016 (vernissage le samedi 21 mai de 16h Ă  19h).
En savoir plus? -> 18 vues de Kyoto

 

“Yoko Ono prĂ©cise qu’elle tient absolument Ă  se rendre Ă  Lyon courant mai (…)” 😉

 

Accrochage

mercredi, mai 11th, 2016

Bien sĂ»r, c’est fait exprĂšs! C’est pour voir d’en haut!cigitotto
Les cloches Ă©tant vraiment lourdes, on s’est dit que le son, lui aussi, allait tomber, que de plus haut, donc plus loin! Arf.

Et bien sĂ»r, la plupart des badauds le voient d’en bas. C’est Ă  la fois la possibilitĂ© de dominer, tout autant que celle de se laisser dominer par la puissance d’un travail, que dis-je, d’un labeur, d’une torture, d’un accomplissement mortel et dĂ©finitif.
Donc, non, vous ne l’aurez pas en grand, il faudra vous procurer un exemplaire signĂ© et onĂ©reux ou une reproduction meilleur marchĂ©.

accrochage_2016Mais pour le moment, il s’agit de causer d’un accrochage. Non, pas de ceux qui dĂ©fient le bon sens de la physique (“bon sens” krkr) comme on peut en voir Ă  longueur de vidĂ©os dans les car crash de la bĂȘtise, mais dans un petit endroit dĂ©diĂ© Ă  l’apprentissage de la langue nippone.
Ah! comme je suis tentĂ© de dire que cela fait une semaine “JOUR POUR JOUR”, façon journaleux! 🙂 Zut, ça fait neuf jours! Tant pis alors. Et puis je compte a minima Ă  la nano seconde, moi. Autant dire que j’ai arrĂȘtĂ© y’a longtemps.

Il m’aura donc fallu rejoindre l’antique capitale des Gaules en un saut de puce savante, emprunter une ligne ferroviaire qui se meurt (et dont la rĂ©paration -la modernisation, en langage politique- ne saurait que l’oblitĂ©rer une petite annĂ©e) pour pouvoir, Ă©reintĂ© d’avoir transporter mon lard et mon art, le disposer enfin sur quelques cimaises Ă  propos.vers_lyon

Ce faisant, j’ai dĂ» me rendre Ă  l’Ă©vidence: il Ă©tait tout Ă  fait impossible de respecter le titre de l’exposition. Ce ne sont donc pas 18, mais bien 14 vues de Kyoto que vous pourrez admirer, critiquer, ou tout simplement regarder dans l’espace rĂ©servĂ© Ă  cet effet, celui qui s’est nommĂ© “Lyon Japon”.

Evidemment, j’en profitai, afin de combler la cruelle absence de correspondance, pour faire un tour dans une Ă©picerie de mon goĂ»t. N’ayant pas succombĂ© alors Ă  l’achat in situ d’une bouteille d’alcool de riz locale, bien que la boutique dĂ©diĂ©e portĂąt le nom du chemin des philosophes, je comblai ainsi ce manque terrible par une douce folie.

uffizi

NananĂšreu!

 

Broth

dimanche, avril 24th, 2016

resistance7428 de l’Ăšre d’Orione. Dernier cĂąble avant terminaison finale.
Les tentatives d’Ă©vacuation vers d’autres systĂšmes ont toutes Ă©chouĂ©es.

La logique de feeding à basse consommation  est à bout.

vietataLes seuls survivants sont les hautes classes. Leur espĂ©rance de vie est de 3 annĂ©es et 18 mois Ă  plus ou moins 6 mois calibrĂ©s. Les descendants n’auront aucun espoir de survie.

 

Bouillon

vendredi, mars 25th, 2016

hokusaiPour de nouvelles aventures…insoumis
culinaires!

La geste créative

mardi, février 9th, 2016

murLes estampes japonaises sont d’abord des impressions monochromes qui deviendront polychromes avec les progrĂšs de l’imprimerie. Ce sont bĂȘtement, si l’on peut dire Ă©tant donnĂ© la maĂźtrise nĂ©cessaire Ă  leur rĂ©alisation, de gros tampons de bois gravĂ©s et encrĂ©s appliquĂ©s soigneusement sur du papier.
La fascination qu’exercent les estampes provient du trait de l’artiste qui dessine le sujet, mais aussi de l’art du graveur qui doit faire apparaĂźtre en relief sur une planche de bois de cerisier chaque trait, aussi fin soit-il, chaque aplat de couleur, le tout en se souciant de l’exacte superposition des diffĂ©rents tampons, tels des calques.
On peut dĂ©jĂ  soupçonner que cette notion de calque et de superposition donnera lieu aux dessins animĂ©s dont les Japonais sont incontestablement les maĂźtres, tant techniquement que d’un point de vue crĂ©atif.

La crĂ©ation se nourrit non seulement de la quotidiennetĂ© mais aussi et surtout de la souffrance expĂ©rimentĂ©e, et c’est ce qui lui donne autoritĂ© et altruisme, on y reviendra peut-ĂȘtre plus tard.

L’apparition des estampes au XVIIĂšme siĂšcle Ă  Edo (aujourd’hui Tokyo) a Ă©tĂ© favorisĂ©e par les bourgeois et les artisans qui voulaient promouvoir un art qui leur ressemble, abordable et accessible, Ă  la diffĂ©rence de l’art aristocratique qu’Ă©tait la peinture sur fond d’or, que l’on retrouve dĂ©corant les somptueuses demeures et chĂąteaux des puissants sous la forme de kakĂ©monos, de paravents, ou de parois mobiles.
Les estampes reprĂ©sentent les mĂ©tiers, les animaux, la nature, les scĂšnes de la vie quotidienne; bref, c’est un art que l’on pourrait qualifier de populaire.
On peut mĂȘme aller jusqu’Ă  dire que c’est un art de calendrier (sans aucune comparaison avec les chatons de celui des PTT, encore que les chats sont Ă©videmment trĂšs vĂ©nĂ©rĂ©s au Japon, comme tout ce qui existe, d’ailleurs).

L’estampe est peu onĂ©reuse et elle est destinĂ©e Ă  une diffusion la plus large possible, grĂące Ă  l’imprimerie.
C’est justement une voie qu’on me conseillait de suivre lorsque je m’enquis de l’avis de quelques amis Ă  propos de mes rĂ©centes crĂ©ations photographiques. Je fus d’abord un peu intriguĂ© par l’exemple d’un Warhol dont je n’apprĂ©cie guĂšre le dĂ©lire publicitaire, Ă©tant donnĂ© les consĂ©quences nĂ©fastes, visibles aujourd’hui, d’un amusement tout Ă  fait acceptable et mĂȘme enviable Ă  l’Ă©poque.
Evidemment, je prĂ©fĂšre me rĂ©fĂ©rer Ă  la multiplication des estampes pour m’autoriser Ă  faire profiter le plus grand nombre (encore que limitĂ©) de reproductions de mes Ɠuvres.
Concernant cette problĂ©matique du nombre infini de reproductions contre l’unicitĂ© d’une Ɠuvre, j’ai mon avis: la sĂ©riation est une donnĂ©e d’abord marchande avant d’ĂȘtre Ă©ventuellement pĂ©dagogique, et elle peut dĂ©naturer le geste crĂ©atif, le sentiment mis dans une Ɠuvre. C’est probablement ce que doit vouloir signifier, entre autres, l’exposition d’objets tout Ă  fait usuels et banals tels qu’une fourchette sans valeur historique, par exemple, dans un musĂ©e.
Cependant, le capitalisme nĂ©o-libĂ©ral a Ă©galement fait sienne l’unicitĂ© des Ɠuvres, en faisant croire que c’est une raison pour augmenter indĂ©finiment la valeur marchande d’icelle.

Il faut donc trouver un milieu, juste, afin que la plupart puisse acquĂ©rir des Ɠuvres, sans qu’elles deviennent de bĂȘtes objets de supermarchĂ©.

Je pense, Ă  contrario de bien des gens du milieu, que l’Ɠuvre doit Ă©galement ĂȘtre dĂ©corative et prĂ©senter une esthĂ©tique digne (en cela je laisse son libre-arbitre Ă  l’amateur).
On a l’impression, le plus souvent, que plus une Ɠuvre est bizarre ou laide ou interlope, plus elle a de valeur. Cela doit ĂȘtre une maladie de notre temps.
N’y a-t-il point eu une pĂ©riode Art nouveau, caractĂ©risĂ©e par des lignes et des motifs plutĂŽt vĂ©gĂ©taux, alors que l’industrie battait son plein, et que justement les avancĂ©es techniques permettait de crĂ©er des Ɠuvres appelant Ă  la nature plutĂŽt qu’Ă  la technique?

Il existe aussi de façon cruelle et quasi hĂ©gĂ©monique dans l’art contemporain de la fin du XXĂšme siĂšcle et du dĂ©but du XXIĂšme une vision qui sĂ©pare irrĂ©mĂ©diablement l’Ɠuvre, en tant que signifiant, de ce son signifiĂ©. C’est ainsi que j’ai pu”admirer” un empilement de cailloux d’occasion perchĂ©s sur un pilier de section carrĂ©e au Palais de Tokyo, Ă  Paris.
SacrĂ©e recherche artistique… ou bien n’est-ce qu’une imposture de plus afin d’attirer les subventions publiques pour s’Ă©pargner le combat de l’accession au graal du RSA?  🙂

Il n’empĂȘche que dans cette gesticulation artistique, chacun peut rĂ©unir trois galets afin de les superposer, et cela sans bourse dĂ©lier. C’est un point non nĂ©gligeable.
Mais ce ne sera pas l’Ɠuvre unique, bien qu’aisĂ©ment reproductible, de l’auteur. Quant Ă  sa valeur dĂ©corative… il paraĂźtrait que c’est d’un chic fou… On s’autorise Ă  penser que ce serait mĂȘme “zen”…
Pour moi, la valeur “zen” commence une fois l’Ă©quilibre atteint irrĂ©mĂ©diablement (haha!) lorsqu’on a empilĂ© 42 galets.

Extrait de la collection iconographique imprimĂ©e “Le temps n’existe pas”

samedi, décembre 19th, 2015

Anecdote de travail.
Environ deux jours de travail, pour chaque Ɠuvre, me sont nĂ©cessaires pour que je parvienne Ă  un rĂ©sultat qui me satisfasse. Ce temps de travail n’est hĂ©las qu’un minimum, car il est impĂ©ratif de pouvoir bĂ©nĂ©ficier d’une lumiĂšre correcte pour apprĂ©hender le rĂ©sultat produit. La nĂ©bulositĂ© climatique est Ă  cet Ă©gard de premiĂšre importance: si elle dĂ©passe 40%, le travail est ralenti.
Les jours lumineux sont propices Ă  la crĂ©ation graphique; un soleil qui donne, mais point trop, une heure de bonne augure, une ambiance rĂ©vĂ©latrice… toutes choses que le commun a souvent bien du mal Ă  saisir… et pourtant il sait combien la lumiĂšre peut changer un paysage ou l’intĂ©rieur de sa maison!
Triste lot que celui de l’amoureux de la lumiĂšre et des arts qui doit se soumettre aux caprices d’Ă©lĂ©ments imprĂ©visibles!
Il faut hélas souffrir un peu, et de bien des maniÚres, pour parvenir à une création.
Fin de l’anecdote.

Quatre premiĂšres Ɠuvres sont proposĂ©es Ă  la vente et deux sont visibles dĂšs Ă  prĂ©sent dans la boutique Galerie au 51 de la rue de Godrans Ă  Dijon (les deux autres le sont sur demande), oĂč vous pourrez Ă©galement admirer et acquĂ©rir, entre autres objets d’art de provenances diverses, une superbe collection de netsukĂ©s japonais.
Ces quatre Ɠuvres signĂ©es Lornet-design font partie de la sĂ©rie verte intitulĂ©e “Le temps n’existe pas”. Les dimensions des Ɠuvres encadrĂ©es sont de 530 x 370 mm.
La collection dans son entier est prĂ©sentĂ©e sur cette page dĂ©diĂ©e aux Ɠuvres sur le Japon.
L’amateur dĂ©sirant acquĂ©rir une Ɠuvre peut le faire soit sur demande ( contact  at  lornet-design.com ) soit sur place.

Pour se mettre dans l’ambiance: http://www.petitpalais.paris.fr/en/expositions/fantastic-kuniyoshi-demon-prints

Signature (dégoulinante en JPG dégueulasse)

dimanche, décembre 13th, 2015

signatureIl est certain qu’Ă  moins d’acquĂ©rir une Ɠuvre originale et authentique crĂ©Ă©e par… moi, Ă  un prix tout Ă  fait abordable mais cependant fort justifiĂ©, vous n’aurez rien d’autre que cette capture assez vilaine, constituant elle-mĂȘme une Ɠuvre, gratuite. 🙂

Il n’est donc pas improbable que le rĂ©sultat d’une compression de fichier numĂ©rique fasse un jour prochain l’objet d’une attention plus particuliĂšre.

Photo

jeudi, octobre 8th, 2015

La photographie est un art, mais c’est avant tout un moyen de mettre Ă  distance. On se dare.
La photographie, c’est Ă©videmment une prise de vue, une prise de conscience, un point de vue, une position, un moment.
La photographie c’est aussi le dĂ©veloppement des clichĂ©s. On y voit ce qu’on veut. En cela, c’est bien de l’art.
Outre le plaisir rude du moment clichĂ©, c’est Ă©galement un papier, une vision, un tirage.
C’est une vaine partie du monde et une sensibilitĂ©. C’est un temps chaotique et immuable, ordonnĂ©, celui de l’indicible.

Prochainement, une production Ă  multiples visages, aux angles de vue diffĂ©renciĂ©s. EncadrĂ©es, exposĂ©es, et mĂȘme offertes.

La photographie c’est du travail, et quand il est bien fait, en gĂ©nĂ©ral, il ne paye pas 🙂

En attendant, regardez donc Le chat du rabbin d’Antoine Delesvaux et de Joan Sfar (2011). animation

Bestioles et logo, l’exemple.

dimanche, septembre 20th, 2015
Gecko en chasse dans une pluie d'Ă©toiles. (photo Lornet-Design)

Gecko en chasse dans une pluie d’Ă©toiles. (photo Lornet-Design)

Quel ĂȘtre humain est-on Ă  l’aune de la Vie?
C’Ă©tait le 3Ăšme jour du moi de mai qu’Ă  la faveur d’une lumiĂšre Ă©lectrique, un gecko vint profiter de cette aubaine pour se mettre en chasse de quelques insectes sur une baie vitrĂ©e fort Ă  propos.
Patient, immobile, et pourtant cramponnĂ© Ă  la parois verticale, il ignorait que je l’observais par en-dessous! 😼
Quelques jours plus tard, et profitant probablement d’une autorisation parentale, un jeune gecko vint Ă©galement s’exercer Ă  la chasse.

 

 

Matous et toutous. Logo vétérinaire. En une définition, la beauté est le résultat de la simplicité et de l'efficacité. (photo Lornet-Design)

Matous et toutous. Logo vĂ©tĂ©rinaire. En une dĂ©finition, la beautĂ© est le rĂ©sultat de la simplicitĂ© et de l’efficacitĂ©. (photo Lornet-Design)

 

TirĂ© de: Delay Nelly, Le jeu de l’éternel et de l’éphĂ©mĂšre, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )

TirĂ© de: Delay Nelly, Le jeu de l’éternel et de l’éphĂ©mĂšre, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )

 

Oh, bien sĂ»r, j’ai surpris le gecko en plein jour, crapahutant sur le mur cyclopĂ©en d’Ă  cĂŽtĂ©. Il a mĂȘme essayĂ© de m’empĂȘcher de lui voler son image.
Mais c’Ă©tait un caprice de star du cinĂ©ma… ou un moyen de garder un Ɠil sur sa jeune progĂ©niture par une astucieuse diversion.

Un tea mité

lundi, août 24th, 2015
Pavillon de thé, temple Tenryu-ji, Arashiyama. Photo Lornet-Design, 2015.

Pavillon de thé, temple Tenryu-ji, Arashiyama. Photo Lornet-Design, 2015.

Comme je le disais, on n’entend le monde que l’on ressent que par ses propres yeux. Chaque phĂ©nomĂšne, chaque son, chaque image rĂ©tinienne n’a de sens que par son propre arbitre. Il est donc tout Ă  fait inconcevable que l’on puisse mĂȘme imaginer communiquer de l’un Ă  l’autre, puisque chaque rĂ©alitĂ©, chaque fantasme a autant de sens qu’il y a d’individus.
Il faut Ă©galement compter avec les connaissances que l’on a, et que l’autre a, d’un sujet ou d’un monde.
Le Japon a d’Ă©tranges, au sens Ă©tymologique, mƓurs; et elles semblent mieux me convenir que celles d’ici, imprĂ©gnĂ©es de la bĂȘtise culturelle judĂ©o-chrĂ©tienne, mĂątinĂ©e Ă©videmment de tout un tas d’autres Ă©lĂ©ments provenant de diverses cultures et de temps parallĂšles.
En tant que natif de l’hexagonie, d’un continent que l’on appelle Europe, je me rends bien compte de quelle fascination pour l’Orient je suis l’objet. C’est Ă  peu prĂšs la mĂȘme qui habite ceux qui, crĂ©ateurs du soleil levant, voient en cette Europe, souvent historique plutĂŽt que contemporaine, une sorte d’eden.
Du coup, n’est-ce pas bien plutĂŽt la rencontre de ces fascinations qui importe plus que leurs sujets?

Extrait de la correspondance privée du Voyage à Kyoto, agrémentant des photographies non publiées:

“Tout d’abord quelques maisons en allant vers le chemin des philosophes, un exemple d’autel dans un sanctuaire shintĂŽ. Les sanctuaires shintĂŽ sont probablement trĂšs similaires Ă  ce qui existait en Gaule Ă  l’Ă©poque celtique et romaine: vastes et remplis de dizaines d’autels plus ou moins imposants, tous en relation avec un lieu ou des animaux ou les Ă©lĂ©ments ou des personnes. Je vous laisse dĂ©couvrir ce qu’est le shintoĂŻsme sur la wikipĂ©dia.”

Il y a, Ă  l’Ă©vidence des cƓurs, une similitude remarquable, mais hĂ©las opposable en raison de l’Ă©cart temporel qui les sĂ©pare, entre le shintoĂŻsme et les religions, pour le peu qu’on en connaĂźt, celtiques. Du point de vue de l’archĂ©ologue, la topographie des lieux est fort semblable: sur une colline tenant plus de la montagne, abritĂ©e par une forĂȘt, serpentent plusieurs chemins dallĂ©s reliant plusieurs autels et habitations. Certains sont dĂ©labrĂ©s, les portillons de bois ne tiennent plus que par une inertie fragile. S’ils ont encore quelques lanternes de pierre, il est heureux qu’elles soient droites et debout. La forĂȘt cache et abrite, couvre et protĂšge un havre de paix et de moustiques voraces.
Le visiteur impromptu pourrait penser que c’est lĂ  un endroit dĂ©sertĂ©, abandonnĂ©, laissĂ© vacant; mais il se ravise bientĂŽt en croisant, rarement, mais certainement, plusieurs visiteurs du cru, venus faire quelques vƓux, ou simplement respirer l’air paisible d’une civilisation sur son dĂ©clin.
Car oui, le 25 juin dernier, a eu lieu la premiĂšre exĂ©cution capitale de l’annĂ©e, pratiquĂ©e par pendaison uniquement. Oui, l’appĂąt du gain a permis la remise en route des installations nuclĂ©aires sur un sol volcanique, oui, le pays s’est engagĂ© Ă  soutenir un effort de guerre aux cĂŽtĂ©s de ceux qui les ont soumis.

La politique et ses consĂ©quences est l’une des matiĂšre les plus facilement prĂ©visible. Elle est comme la volatilitĂ© de l’HumanitĂ©, instable, insatiable, soumise Ă  la fulgurante bĂȘtise de ceux qui la font.
Il y a pourtant un lieu, un espace plutĂŽt, oĂč l’on peut se retrouver soi-mĂȘme. Une sorte d’Ă©chappĂ©e, fugace, intemporelle, hors les murs. Cette obĂ©dience, c’est la curiositĂ©, le dĂ©sir de connaĂźtre, la soif d’en savoir plus, le plaisir de la rassasiade. Le bonheur de savoir qu’on est tel que l’on peut ĂȘtre, et que, malgrĂ© la vanitĂ© de l’existence, il y a une rĂ©compense.

Bonus: oĂč l’on ne parle ni de catastrophe nuclĂ©aire, ni d’humanitĂ©; oĂč l’on ne se moque pas des “premiers ministres” et encore moins des “ministres de la dĂ©fense” ou, comme on dirait ici “de l’intĂ©rieur”. En clic. Une Ɠuvre de qualitĂ© mĂȘlant dessins calculĂ©s en 3D et dessins traditionnels 2D , comme savent les crĂ©er les Japonais. 13 Ă©pisodes d’une vingtaine de minutes chacun. Bon visionnage sachant que vivid entre crochets vous y aidera 🙂

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La sortie de la série animée (en 2013) a semble-t-il été repoussée de quelques années en raison de la catastrophe nucléaire de Fukushima, en 2011.
Il est Ă©vident, Ă  parcourir le manga papier du mĂȘme nom que la sĂ©rie animĂ©e, que cette derniĂšre a Ă©tĂ© fortement Ă©dulcorĂ©e! Une BD en 22 volumes Ă  offrir pour les prochaines Ă©trennes 😉

Le temps n’existe pas.

lundi, août 17th, 2015
Jardin sec au Ginkakuji.

Jardin sec au Ginkakuji. Photo Lornet-Design, 2015.

On n’entend le Monde qu’Ă  travers ses propres yeux, toujours. Il n’y a de beautĂ© que ce qui n’existe pas encore.

Revenu fondamentalement changĂ©, si tant est que cela ait jamais une importance, d’un voyage dans l’ancienne capitale du Japon, je me mettais Ă  la lecture d’un livre que je conseille Ă  tous ceux qui, aimant l’absence, le non sens, et le vide temporel, s’adonnent Ă  leur essence et Ă  sentir les exo-endo-phĂ©nomĂšnes.
Afin de vous Ă©pargnez la lecture de ma pauvre prose, voici les rĂ©fĂ©rences: Delay Nelly, Le jeu de l’Ă©ternel et de l’Ă©phĂ©mĂšre, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )
Il m’avait semblĂ© entretenir une -fort probablement quelconque- relation avec une orientaliste fort documentĂ©e (Ă  moins que ce ne soit une documentaliste fort orientĂ©e 🙂 ). Elle nous dira peut-ĂȘtre si l’ouvrage que je conseille vaut ce que j’ai ressenti Ă  sa lecture.
MĂȘme si cela n’a Ă©videmment que peu d’importance, ni pour le Monde ni pour aucun des ses “Ă©lĂ©ments” (peut-on seulement diviser arbitrairement le Monde en Ă©lĂ©ments?), il faut toutefois noter que ceux qui subissent la Vie n’en ont que peu d’intuition.

C’est tout mon contraire.

C’est pourquoi, que l’on fasse ou non, que l’on soit ou pas, l’important est le prĂ©sent, tant qu’il est partagĂ©, et bien qu’il n’existe pas!

La vion!

jeudi, août 6th, 2015

Addendum aux  Notes de voyage à Kyoto.

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Boing 747. Photo Lornet-Design 2015.

Oui, c’est bel et bien un coup Ă  “se faire petitprincer” que de prendre l’avion.
Surtout juste aprĂšs le crash volontaire d’un vol de la compagnie Ă  bas prix Germanwings, filliale de la compagnie allemande Lufthansa. Surtout lorsqu’on est dans la carlingue d’un objet volant quelques kilomĂštres au dessus de la terre et que, quoi qu’il advienne, on ne peut que subir les effets d’une chute inexorable (et en d’autres termes, mourir) si elle devait intervenir.

Il n’y a aucune autre alternative lorsque l’on est un humanoĂŻde et que l’on tombe de plusieurs kilomĂštres, inĂ©vitablement attirĂ© par la gravitĂ© terrestre. Dans ces moments, je suppose qu’on rigole ouvertement des statistiques qui disent que le transport aĂ©rien est le plus sĂ»r au monde 🙂
Alors oui, certains rupins*, inconscients moqueurs des peurs populaires et habituĂ©s aux vols planĂ©taires quotidiens, peuvent bien se gausser de ces facĂ©ties, mais certains d’entre eux ont eu Ă  faire face, cependant, Ă  ce genre d’imprĂ©vus. Pas les moins riches, pas les moins connus. Et ils n’en sont Ă©videmment pas revenus.
Ne le dites pas, mais les cercueils qui passent Ă  la tĂ©lĂ©vision sont quasiment vides, s’ils ne le sont pas totalement. Quelquefois, on y met une dent ou deux, lorsque la chance a Ă©tĂ© de la partie.

C’est Ă  ce prix que l’on peut, pour quelques jours, vivre au Japon. On est heureux d’y arriver, et d’en revenir, vivant.
Et point de moquerie stupide!
Non, Ă  moins d’ĂȘtre un vĂ©ritable idiot, on ne meurt pas sur la route (et je crache sur le bois) comme on meurt depuis le ciel.

Bon voyage!

*: on parle ici de millions, de milliards… et de fieffĂ©s salauds.

Taquinerie divine :)

mercredi, août 5th, 2015

Extrait inĂ©dit et romancĂ© des Notes de voyage Ă  Kyoto (publication privĂ©e), dĂ©dicacĂ© Ă  Nana et Ayumi qui nous ont accompagnĂ©s ce jour-lĂ  😉

Planchette votive, chope tirelire Toei, temple Koryuji. Kyoto 2015. Photo Lornet-Design, 2015.

Planchette votive, chope tirelire Toei, temple Koryuji. Kyoto 2015. Photo Lornet-Design, 2015.

Alors que nous visitions le temple Koryuji, celui dont on dit qu’il est le plus ancien de Kyoto (VIIĂšme siĂšcle AD), nous fĂ»mes amenĂ©s Ă  faire un vƓu. Ne sachant pas vraiment quel vƓu pouvait ĂȘtre exaucĂ©, c’est moi qui dĂ©cidai sur l’insistante demande de ma chĂšre partenaire 🙂 , de demander la prospĂ©ritĂ© tant espĂ©rĂ©e et si dĂ©sirable en ces temps d’injustice.
Pour effectuer ce vƓu, il suffit de s’acquitter de quelques 300 yens (Ă  peine 3 euros) dans le coffre en bois situĂ© devant le temple, d’inscrire son nom ainsi que son vƓu sur une petite planchette de bois, et de la dĂ©poser dans une boĂźte prĂ©vue Ă  cet effet, aprĂšs avoir pratiquĂ© quelques gestes rituels, lĂ©gĂšrement diffĂ©rents s’il s’agit d’un temple boudhiste ou shintĂŽ (on y reviendra).

Pleins d’espoir et Ă©chaudĂ©s par le climat Ă©tonnamment fort brĂ»lant pour cette Ă©poque de l’annĂ©e, nous continuĂąmes notre pĂ©riple vers le parc Eigamura pour visiter les attractions et les lieux de tournage des productions audiovisuelles Toei. Nous dĂ©cidĂąmes de nous restaurer avant de commencer notre pĂ©riple.
Alors que nous nous rassasiions de ramen délicieuses, je commandai, sans surprise, une biÚre qui me fut servie dans un curieux contenant plastique en forme de lanterne.
Le “verre” Ă©tait fait d’un cylindre en plastique insĂ©rĂ© dans cette chope munie d’une anse, en forme de lanterne.
Curieusement, une fois son office accompli et le “verre” retirĂ©, la chope pouvait se fermer Ă  l’aide d’un couvercle fendu et ainsi servir de tirelire!

Je pris donc cet augure comme un message divin, et, un peu dépité, me résolus à ne rien attendre qui ne vienne de moi!

🙂

Pues, si no entiendes las idiomas…

mardi, août 4th, 2015
Couteaux japonais. Photo Lornet-Design, 2015.

Couteaux japonais. Photo Lornet-Design, 2015.

Il suffit pourtant de quelques outils, bien affĂ»tĂ©s…

Pour commencer Ă  Ɠuvrer dans d’inconnus domaines…

Sushis de bƓuf. Photo Lornet-Design, 2015.

Sushis de bƓuf. Photo Lornet-Design, 2015.

Non que nous soyons novices en la matiĂšre, que nenni! Des annĂ©es de practice et d’observation attentive, d’apprentissage et d’erreurs, nous ont montrĂ© la voie.
🙂

 

Ouzo. Photo Lornet-Design, 2015.

Ouzo. Photo Lornet-Design, 2015.

Et pour cĂ©lĂ©brer ça, hop! tant que tu bois, tu restes d’acier! 🙂

Post scriptum: il n’y a de bons artisans que ceux qui utilisent de bons outils, façonnĂ©s Ă  la main, pĂ©tris de l’Ăąme du travailleur crĂ©ateur qui y inclut une partie de lui-mĂȘme. Ainsi, le travailleur qui utilise ces outils est lui-mĂȘme dans l’obligation de mettre dans ses Ɠuvres une partie de son Ăąme, Ă  jamais incluse dans celui qui les apprĂ©cie.

 

Samaplukiléplu

vendredi, mai 8th, 2015
Jardin aprĂšs la pluie. Photo Lornet-Design, 2015.

Jardin aprĂšs la pluie. Photo Lornet-Design, 2015.

Oui, ça lave des conneries mondialisĂ©es de l’art contemporain qui prend une vitrine de coiffeur de quartier pour objet de tergiversation inutile (post prĂ©cĂ©dent), prĂ©textant une “vision” et glosant Ă  posteriori pour de futiles motifs mercantiles.
Oui 🙂
Il a donc plu. Et c’est tout.

PS: cette photographie est également à vendre, à partir de 300 euros, en fonction du type de papier utilisé et du format demandé.
L’encadrement est possible.
Bien le bonjour par chez vous!

Zut! C’est fermĂ© :(

vendredi, mai 1st, 2015
Godamnit! It's closed!

Godamnit! It’s closed!

L’uni verse

jeudi, avril 23rd, 2015

demivieAlors que d’aucuns cherchent parmi les Ă©garĂ©s ou les indĂ©pendants de quoi rassasier leur soif de dividendes, il faut bien leur rappeler qu’une philosophie n’est pas qu’un simple mot, mĂȘme si c’est quand mĂȘme, aussi, cela. Une demi-vie qu’on espĂšre forcĂ©ment plus courte que la seconde moitiĂ© mĂ©rite d’ĂȘtre assassinĂ©e proprement, avec dĂ©lectation et dans les formes qu’on peut 🙂
Le processus de vieillissement n’est un naufrage que pour les vaniteux imbĂ©ciles.
Il est donc temps d’accĂ©lerer le mouvement afin d’atteindre les 900 km/h et de prendre de la hauteur en se propulsant Ă  une bonne dizaine de kilomĂštres au dessus de la mĂȘlĂ©e, histoire d’aller voir ce qui se passe dans notre dos, lĂ -bas, par derriĂšre la nuit ou par devant le jour.
Evidemment, ce ne sera plus jamais “du typique”. La machine est lancĂ©e Ă  tombeau ouvert. 🙂
Retrouver l’espace d’un instant une prime jeunesse dĂ©passĂ©e de longue date, et avec elle, ses espoirs chaque jour affligĂ©s; goĂ»ter Ă  nouveau l’altĂ©ritĂ©, apprendre de ceux qui ont bien voulu jouer le jeu, et qui, manifestement, offrent avec bonheur leur joie de partager.
C’est pourquoi il est indispensable de prĂ©voir quelques prĂ©sents afin d’honorer comme il se doit un accueil sans pareil, promu par une jeunesse universelle et que l’on espĂšre dĂ©pourvue de vanitĂ©.
Car oui, le réseau permet mille autres choses que des velléités guerriÚres de tout ordre et de toutes obédiences, aussi stupides soient-elles.
On avisera donc.

Le guide du retard

mardi, août 19th, 2014

Initialement intitulĂ©e “guide du routard (recyclage)”, cette photographie inĂ©dite de Le Jocrisse fut prise en juillet 2009.
C’est une photo que je trouve assez rĂ©ussie, prise sur le vif, si l’on peut dire :). Elle me rappelle par son titre le titre, justement, du Guide du routard intergalactique, bĂȘtement dĂ©noncĂ© par les ayants-droits du nom guide du routard.
Quelle bĂȘtise bien frenchie. Mais passons.

guide du routard (recyclage). Le Jocrisse.

guide du routard (recyclage). Le Jocrisse.

 

Digression sur l’art contemporain…
Dans une vaine tentative d’arter et de contemporainer qui me prend, divers titres me viennent Ă  l’esprit: “ma boule”, “rouge ou bleu, choisis ton camp”, “la pupille de dieu”, des machins bien nuls qui raviveront l’esprit mollasson des convives vernissĂ©es.
Ultime question concernant cette arnaque (oh oh), pourquoi intituler “sans titre” une Ɠuvre qui n’en a justement pas… La question ne se pose pas, m’ont rĂ©pondu le marchand et l’artiste, il faut juste lui donner un prix exorbitant! Welcome to the matrix 🙂

 

Untitled

vendredi, juin 8th, 2012
FS

Untitled1

FS

Untitled2

Neural engine

jeudi, avril 5th, 2012

Team Screw Driver

Screwed

Une part d’ombre au soleil

lundi, avril 11th, 2011
Vendetta

La vendetta de Lucien

Pour Lucien, dorĂ©navant, l’anar de comptoir, drapĂ© de noir dans son insondable dĂ©sespoir, ce sera Monsieur connard, point barre.