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Colère d’un 1er mai 2018 (retard FX)

dimanche, mai 6th, 2018

Lors des traditionnelles (encore qu’elles ne sont pas très vieilles) fêtes du travail, bien mal nommées, à Paris, les journalistes en vue, ceux qui lèchent les bottes des dominants, se sont attardés sur quelques exactions dont ils n’ont absolument pas saisi ni le sens ni le symbolisme.
Afin de montrer combien ils sont, ou plutôt ils aimeraient être, en parfaite symbiose avec leurs maîtres dominants et oisifs, bien qu’ils s’en défendent puisqu’ils « travaillent » uniquement à conserver leur position de dominants (voir la ridicule sentence de macron qui ose dire que lui, même le premier mai, fête du travail, il ne chôme pas -c’est-à-dire qu’il ne fait rien ni ce jour-là ni les autres), ces journalistes-là ont massivement fait la part belle aux puissants de tous ordres: ministre de la flicaille, chef de chefs et suprême guide, etc.

Or, il faut bien voir, et c’est vraiment très simple, ce que signifie la destruction partielle d’un mcdonald et de quelques véhicules sans permis, ainsi que d’une pelleteuse.
Même inconsciemment choisies (ce dont je doute), ces cibles sont des symboles faciles à élucider:

  • le restaurant de malbouffe mcdonald est le symbole planétaire du capitalisme, regroupant à la fois l’élevage intensif, l’usage de pesticides, d’ogm, d’antibiotiques, l’exploitation vile des producteurs agro-alimentaire le tout enrobé dans une vision de la table qui se résume à: « 10 minutes pour manger maximum, travailleur exploité, retourne vite au boulot faire la richesse de ton patron et des actionnaires! »
  • les voitures sans permis: symbole de ce qu’il restera à ceux qui n’auront pas docilement accepté les mesures de taxation routière sous prétexte de sauver des vies, telles la limitation à 80km/h, les radars, embarqués et privatisés (censés rapportés 12 millions contre 2 actuellement), la vidéo-surveillance généralisée au lieu d’une instruction et d’une éducation de qualité ( un robot remplace mille salariés, c’est toujours ça de pris pour les patrons dont l’Etat fait partie -vous pensiez que la robotisation devait vous faciliter la vie? naïfs que vous êtes)
  • la pelleteuse: symbole de la rupinerie de l’immobilier face au mal-logement de millions de pauvres ET du travail dont sont privés aujourd’hui probablement près de 10 millions de Français ( https://www.bastamag.net/IMG/pdf/audit_dette_assurance_chomage_rapport_interme_diaire.pdf )

Faut-il être un grand philosophe comme moi, un universitaire hors pair, un intellectuel de haute-voltige pour se rendre compte de ce que les choses signifient?
N’est-il pas finalement plutôt normal de vouloir aller vite en toute sécurité afin d’agrandir le temps et donc de repousser la mort? ( vous avez 4 heures 🙂 )

Ah oui, j’oublie un énorme véhicule mercedes de type suv/4×4, symbole lui-aussi d’une réussite confisquée au plus grand nombre (à moins que ce ne soit que l’apparence de son propriétaire idiot dont l’image véhiculaire (et véhiculée) est la fin ultime en société).
On peut même aller diverger sur la hauteur de caisse des véhicules censée apporter sécurité, matuvu, et domination sur ceux plus bas! alors que lors d’un choc latéral, ce genre de véhicule surélevé part immédiatement en tonneau… mais bref. Philosophie du choc et de la galipette!

Les moutons suivent le bon berger, dans la religion comme dans les sociétés appauvries aussi bien intellectuellement que matériellement. Même les syndicats, indispensables par ailleurs, aiment à croire que « omagad, les vilains qui cassent des trucs » c’est vraiment pas gentil du tout.
Il faut dire qu’avec un taux de syndicalisation à quelques pourcents, ils ne pèsent rien sauf à garder eux-mêmes les petits privilèges que leur octroient des dirigeants qui comptent bien, eux, en conserver plus. Merde, quoi, la hiérarchie des classes!

Heureusement qu’en parallèle de bfmerde-tv il y a le Net. J’ai pu suivre « en vrai » sur périscope le déroulement de la manifestation des vrais mécontents, des laissés pour compte, de ceux qui agissent avec les seuls moyens qu’on leur laisse. Et franchement, un restau, deux mobylettes et une pelleteuse, et le reste, ça va pas aller chercher bien loin, puisque le système du capital oblige à assurer les biens.
Et remarquez au passage que l’on a pas de signalement de dégradation de vélos, de voitures moyennes, de musées ni d’établissements publics… juste une remarque hein, faut réfléchir…
Bon, il est bien possible qu’un vol gratuit ou deux aient eu lieu (ya des cons partout), mais est-ce plus qu’en « temps de paix normalisé » (par opposition au « temps de la population et de l’exercice de la ‘souveraineté du peuple’)?

Comme le dit Benjamin Bayart (et Dieudo aussi, dans son style -là, je vais choquer les esprits simples qui ne voient que du bon ou du mal, du blanc ou du noir et s’épargnent les infinis multiples de nuance), le Net est un changement structurel de la société.

Tiens, je mets au pif une vidéo de Bayart avec un son pas trop dégueux, l’algo à iéch de youtube vous proposera, en fonction de vos habitudes de surf associées à votre adresse MAC, des trucs similaires ou pas, dont les titres (ou la durée plus courte) vous donneront envie de les regarder. (oh c’est pas hyper joli comme construction de phrase, mais on s’en fout, car, à partir de maintenant on laisse les fôtes et les conneries comme tout le monde autour -mais sans s’en foutre réellement hein, juste que pour les bêtas, ça change rien, mais que pour moi, ça prend plus de temps et il est compté.

Donc à tous les simplets qui suivent bêtement les crétineries des pseudo-puissants dans leur volonté de diviser pour mieux régner, je dis merde.
Je dis, oui, on peut être opposé au sionisme d’un état qui fait régner la terreur et s’emploie à asservir d’autres êtres humains, sans être antisémite, tout comme on peut être opposé à l’état américain sans être anti-américain.
En esprit libre, on se fout complètement des drapeaux, des nations, des religions et autres foutaises! On se tient à ce qui est l’essence primale de l’humain: une capacité à agir librement et consciemment (ça c’est cool) mais aussi bêtement (flurte).
Evidemment, il faut deux sous de jugeote et savoir prendre une distance hors de ses intérêts propres, et c’est un travail continuel à faire sur sa personne sans jamais être assuré d’y parvenir. Et c’est douloureux parce que c’est le cerveau qui travaille.

Pour cela, j’en discutais encore il y a peu, il faut s’informer et penser par soi-même, il faut lire et s’indigner, il ne faut pas se contenter, en matière d’esprit.
Si peu s’y adonnent de manière libre et consentie 🙁
C’est un désastre.

Combattre les conneries de google news

samedi, février 24th, 2018

https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/la-suite-dans-les-idees-du-samedi-24-fevrier-2018

Et hop! au moins deux bibliographies dans lesquelles se plonger…

Lecture

jeudi, octobre 5th, 2017

La race humaine est décevante : d’un côté, il y a ceux qui, peut-être par instinct de survie, sont bêtes, et de l’autre, il y a ceux qui qui préfèrent choisir de ne jamais réfléchir.
Deux faces de la même et sempiternelle pièce. Il semblerait que tout l’allant de l’humanité soit dirigé vers un gaspillage en règle de ce dont la vie lui a fait don.
Chacun badine avec ses petites facultés, se contente de jouir de sa propre bêtise, en pensant que finalement, si le monde est tel qu’il est, c’est certainement pour une bonne raison, et que c’est bien comme ça, que c’est bien comme c’est.
L’optimisme politique béat, qui pense rassembler une communauté, est un autre trait de l’absence quasi totale de conscience de ceux qui toutefois en profitent à leur avantage.
On s’affaire à ses petites affaires, comme emporté par une énergie trop violente pour qu’on lui résiste. Et on est médiocre.
On s’accommode de tout sans même y penser, on aime être dirigé, consciemment ou pas, on raffole du prêt-à-penser qui n’a absolument aucune saveur ni goût, mais qui, si l’on y croit très fort et très bêtement, devient le summum de l’hypothénuse.
Il y a un massacre invisible.

Voilà pourquoi je regrette parfois d’avoir une positronite adventice.

La chronique gratuite de Chère Loque

lundi, juillet 3rd, 2017

Par ces temps de vermine, cher Ouateudjoksone, une image est apparue. Evidemment, c’est une photographie, il paraît que c’est plus simple que la peinture. Evidemment encore, il n’en est rien, mais le but recherché est toujours le même: signifier une volonté.
Dans ce tableau aussi peu réussi techniquement qu’esthétiquement, on remarquera plusieurs choses, et je vous demande de me les dire, car j’apprends toujours de vous cher Ouateudjoksone!

Chère Loque, c’est bien trop d’honneur que vous me faites, et je vais vous dire ce qu’il en est: j’ai l’impression d’un oracle funeste car il s’agit bien d’un portrait officiel, n’est-ce pas? Ce que ma petite expérience de la chambre noire m’inspire, c’est qu’on a là le résultat d’un travail que l’on a cru bien fait, alors qu’il n’en est rien.
En quelque sorte, un joli foutage de gueule à plusieurs dizaines de milliers d’euros je pense.
L’auteur de ce portrait est une femme qui aime la centralitude, on la remarque dans quasiment tous ses clichés, du moins ceux présentés dans son portfolio en ligne. On peut aisément dire que l’on a là le signe d’une extrême faiblesse créative, compensée par un petit coup malin dans le cadrage en ce qui concerne le portrait qui nous occupe (hihi).

Que me dites-vous là, mon pauvre? Poursuivez donc!

Et bien, vous remarquerez que le cadrage coupe les pans de la veste et presque la chique. C’est une tentative avortée de plan dit américain où l’on doit voir, dans les films de « western » les flingues qui pendouillent prêts à l’action; c’est à dire que l’on coupe les cuissots à moitié et pas juste sous les couilles! Et surtout pas la veste!
Bref, c’est anecdotique, bien sûr, c’est certainement dû à quelques contraintes féminines, mais je me demande lesquelles.

Vous voilà bien misogyne, mon cher!

Et ce n’est pas fini, veuillez me croire! Car outre cette faute de cadrage que l’auteur a probablement compensée par une symétrie dite « parfaite », la frontalité clitocentrée est une erreur manifeste. Je m’explique: outre un mauvais cadrage comparé au coût de ce que j’hésite à qualifier d’œuvre, la mise en scène de la lumière est fort mauvaise.
On voit nettement que le surplus de parapluies et de projecteurs gêne le sujet qui semble avoir envie de mettre ses lunettes de soleil et qui donne à son rictus contraint un air ridicule.
C’est d’ailleurs et certainement le développement de l’image (dont on sait qu’il a été fait en raison de l’exif présent dans le fichier divulgué) qui a dû prendre le plus de temps, afin de corriger les hautes lumières bien trop présentes. Mais après tout, je ne mettrai pas cela au passif de l’auteur, c’est son boulot.
Cela signifie simplement que même avec un appareil à plus de 5000 euros, on peut ne pas savoir vraiment photographier.

Bien, il suffit de ces remontrances, cher Ouatesone! Venons-en à l’étude proprement dite de l’image, sa composition, les éléments et leurs significations…

Ayant eu vent de la fabrication de cette image, un peu comme si « on ne cachait rien » (mon cul sur la commode, tiens), il semblerait que ce soit le sujet principal qui ait lui-même mis en scène le decorum de son propos photographique destiné à une bien médiocre postérité.
Le sujet photographié est donc debout, en pleine frontalité et s’appuie sur le bureau derrière lui des deux mains, cramponnées plutôt que posées, sur la table saillante. La posture est inhabituelle et révèle l’envie d’en découdre; on peut dire que la pose en est absente, c’est du vite fait et c’est compréhensible lorsqu’on est ‘en marche’. Le temps, c’est de l’argent.
Sur le bureau sont posés divers objets anodins, une horloge, des bouquins, un plateau à encriers dorés dont l’un est muni d’un couvercle en cloche surmonté d’un coq, ainsi que ce qui se révèlent être deux téléphones portatifs.

En effet donc, on y voit trois livres, l’un est ouvert à sa droite, deux autres sont empilés fermés sur sa gauche. J’avais reconnu le fin papier et le dos des éditions de La Pléiade avant d’avoir confirmation par les ragots communicatifs. On peut gloser que la lecture se fera plutôt à droite (un seul livre) qu’à gauche (deux livres)… Un petit goût de Tiers… Ou un simple clin d’œil à son épouse?
Alors que la plupart des commentateurs s’évertuent à parler de modernité en raison de la présence des téléphones, je n’y vois qu’un élément perturbateur dans la composition, l’absence de distance vis-à-vis de la pseudo urgence qui pourrait subitement troubler la séance de prises de vue.
Que le coq de la cloche de l’encrier se reflète dans l’écran faisant miroir n’est que le symbole de l’égocentrisme et du narcissisme qui touchent les possesseurs de ces appareils dont la manie de se prendre en photo comme sujet principal est évidemment le pendant. C’est la marque d’un vide terrible et atroce qui gangrène les esprits volages se laissant aller à la facilité la plus crasse.

Pour ma part, je vois dans l’encrier le symbole de l’écriture de la loi, qui, comme chacun sait, n’est assurément pas l’apanage du pouvoir législatif sous la Ve république, mais celui qui est également concentré dans les mains de l’exécutif. C’est donc le symbole d’un pouvoir totalitaire, monarchique, détenu par un seul homme, et c’est bien ce qu’avait voulu le général putschiste qui a écrit la constitution de cette république à l’époque. Seuls les naïfs (« ceux qui ne sont rien ») croiraient autre chose.
Je suppute que la cloche surmontée d’un coq faisant couvercle à l’encrier est également destinée à appeler les servants se trouvant dans les pièces adventices.
Si l’on revient sur l’habillement du sujet, on note qu’il est impeccable, que pour une fois l’intéressé sait faire un nœud de cravate double, le seul qui soit symétrique et honorable pour un gentleman, que le costume est d’un tissu de très belle qualité, contrairement à ceux des précédents, l’un nabot et l’autre mou.
L’homme apparaît solide et soucieux de son apparence.

Là où l’on sent le début d’un malaise, c’est la présence des drapeaux français et européen. Seul un précédent homme de droite avait affiché les deux drapeaux sur une photo pourtant nationaliste. C’est dire que ces deux-là savent qu’un pouvoir renforcé, hélas contre les populations, vient bien d’une unité des souverains en plus grande réunion.

Il se fait tard et je finirai par une dernière pique pour l’auteur de cette image: le parallaxe est mauvais et se voit immédiatement surtout sur une photo voulue d’une symétrie parfaite. On peut s’amuser à tirer des lignes sur les chants des vantaux de la fenêtre pour s’en assurer.
Une rotation vers la gauche d’environ 0,6 degrés et la photo dans son entièreté (le décor ainsi que ce pauvre président) n’aurait pas eu le défaut de pencher à gauche (ou à droite pour le spectateur).
Voili voilou, mon ptit Cher Loque!

Bravo! mon brave Ouateudjoksone! Vous avez bien raison, il est grand temps de prendre un rafraîchissement bien mérité, c’est ma tournée, l’ami.

 

 

 

L’art au Canard

dimanche, mai 7th, 2017

Encore une fois, ce n’est qu’un exemple de ce qu’on peut trouver comme information dans l’unique et seul journal indépendant d’hexagonie… Et dire qu’au maximum un petit million de personnes le lisent. Ne nous étonnons pas de l’étagère.

 

Critique de : « Figé, gardien lithique » série « Le temps n’existe pas » œuvre « 18 vues de Kyoto » par F.H.P. Lornet.

lundi, janvier 30th, 2017

 

Eludons tout d’abord, et de prime, le fait que l’artiste lui-même et en conscience devienne le critique de ses propres œuvres: c’est (faire) montre de partage et de gratuité.
Anéfé, s’il avait été sujet d’une autre œuvre, d’un autre artiste, il eût fallu rétribution ou simple envie.

L’œuvre présente une sculpture de pierre en ronde-bosse devant un feuillage arboré. Il s’agit d’une photographie sur papier de coton, encadrée et pourvue d’une étiquette faisant office de cartouche tout autant que de signature. Cependant, l’œuvre est elle-même signée en bas à droite au verso.
Le sujet de la photographie est un komaïnu japonais, autrement connu sous le nom de Shi en Chine, ou plus communément sous l’appellation de chien de Fô. Ce sont des représentations de lions sculptées et faisant office de gardiens de sanctuaires ou de temples.
En l’occurrence, ici, le komaïnu est placé à l’entrée sur le chemin qui mène au temple d’ Otoyo.
Les komaïnu sont des représentations inspirées des Shi de la Chine des Tang, nous apprend la wikipédia (dont il faut se méfier, par ailleurs). Vous lirez.

On peut remarquer sur le cliché qu’un morceau de papier inscrit de kanjis pend d’une branche d’arbre derrière la statue, auquel fait écho l’étiquette cartouche qui pend de l’œuvre.

La prise de vue est faite tardivement dans l’après-midi, le soleil étant plus près de l’horizon que du zénith, et traçant l’ombre du feuillage sur le corps du bestiau.
Sans en savoir plus, et regardant la représentation, on s’aperçoit qu’elle repose sur un socle qui fait corps avec la ronde-bosse. Evidente disposition artisanale de maintien de la création.
Sur le petit côté visible du socle se trouve un éventail, que l’on pourrait confondre de loin avec un hérisson.
Sur le grand côté du socle un rameau s’épanouissant de façon presque symétrique et symbolisant probablement la vie ou la nature domptée par le molosse, gardien du temple.
L’éventail, instrument usuel et prosaïque, est cependant la marque à la fois d’une communauté et d’une certaine aristocratie, tout autant qu’une différenciation sexuée, à travers les âges.

http://kyoto.japon.free.fr/K_Plan.html

Le fond de la photo est plutôt sombre, alors que la silhouette du komaïnu se détache en pleine lumière. L’artiste a voulu faire ressortir la puissance cachée des gardiens (ou anges, dans la culture occidentale récente) de la spiritualité. L’objet du cliché est bien la massivité de la sculpture tout autant que son expression: le bestiau regarde l’objectif et fait mine d’un rictus intemporel montrant sa dentition imparfaite en raison du temps. Le regard est, lui, resté ferme et intransigeant: « C’est sous mes yeux que vous vous aventurez, mortels ».
La statue est datable, au doigt mouillé, du XVIIIe siècle, peut-être plus récent, beaucoup plus récent, étant donné la propreté des coups de ciseaux.

Peu importe, c’est le message donné par l’artiste qui prévaut: ce cliché est le garant de l’intégrité de toute la série, il prend soin de sa conservation et de son intégrité, tout comme le fait un komaïnu à l’entrée des sanctuaires.

Une discussion, un commentaire? envoyez un mail! (les inscriptions spam étant les seules j’ai désactivé les inscriptions ^^)

La société des connards expliquée aux têtes de glands :)

lundi, janvier 16th, 2017

Des vidéos, mais surtout des discours, qui auraient bien plus à chiendent et qui ont force de vérité, tellement l’humanité est débile que c’en est triste.


Je me rappelle d’un ami d’alors qui, vers la fin du lycée, alors que nous participions à quelques manifestations anti réforme jospin ( http://www.ina.fr/video/CAB92012359 ) -il faut le dire, surtout pour se dégager des cours- parlait de nos camarades en les affublant du nom de robots et de légo… Voilà un curieux écho dans le discours de Roland Gori qui, lui aussi, nomme comme des robots les hommes que notre société voudrait créer.
Cet ami a hélas, fort de convictions non autorisées, dévalé la pente des addictions néfastes pour se retrouver engeôlé, bien qu’avec aménagement eu égard à sa position sociale.
Oui, on peut gloser. C’est évident. c’est bien de cela qu’il s’agit.

« La parole politique se condamne aujourd’hui à la séduction et à la tromperie, elle doit se vendre. » (Roland Gori)
S’il fallait s’en convaincre, le débat pitoyable et miteux, dégoulinant de condescendance des guignols du parti socialiste, tout autant que celui de tous les politichiens français, aura au moins réussi une seule et unique prouesse: parvenir à dépeindre le vent à la télévision.

Pour ma part j’hésite inconsciemment, tantôt apathique, tantôt révolté, finalement sans cesse affligé de la bêtise infinie et partagée de mes congénères.

La dictature nationale socialiste capitaliste ultra néo-libérale en France au début du XXIème siècle

lundi, juin 27th, 2016

Hey oh l’interneSt! Enfin, ce qu’il en reste. Et d’ailleurs c’est bien plutôt le web, ici, que l’Internet.
Passons sur ces considérations tout à fait futiles puisqu’aujourd’hui les mots semblent dériver à l’infini comme l’avait prédit Orwell et que, par exemple, d’après un illuminé premier mentonnier, l’anti-sionisme serait en fait un antisémitisme (sachant que ce mot lui-même est, dans son emploi politique courant, complètement galvaudé). Bref, passons sur ces considérations d’écervelés incultes qui prétendent de surcroît « les gouverner tous, et dans les ténèbres les lier »…
Peuple de débiles profonds et légers, réveillez-vous!

Or donc, visiteurs zinexistants… Oui, vous là.

Plutôt que de m’empêtrer dans des discours que d’autres écrivent bien mieux que moi, je me contenterai de manifester mon soutien à ceux et celles qui combattent le régime dictatorial du capitalisme néo-libéral au prix de leur vie, de leurs yeux, de leur santé ou de leurs moyens de subsistance.
J’exprime ici mon soutien inconditionnel à ceux qui luttent vraiment pour un monde meilleur, quand bien même il n’existera jamais vraiment, en raison de la nature même de l’humanité, hélas.

A la lueur des derniers faits divers et des conséquences législatives démesurées qu’ils créent par le truchement des souverains imbus de leur pouvoir et de leur fortune, il est nécessaire de rappeler qu’il y a hors de la masse informe des soumis et des idiots, de véritables penseurs, de véritables intellectuels qui contribuent, hélas dans l’ombre, à une vie meilleure par tous et pour tous.

Heureusement qu’il y a des personnes qui gardent la tête froide face à la manipulation de masse des médias inféodés au pouvoir et au capital.

Analyse anthropologique de « l’affaire » de la vidéo sur l’hôpital Necker: http://imagesociale.fr/3347 (c’est le lien important de ce billet de colère).

A l’heure où les moyens de communication sont si développés que l’information est le théâtre de toutes les imbécilités, de toutes les récupérations commises par ceux qui sont les pires représentants à la fois de l’individualisme crasse et d’un communautarisme crétin et qui s’intitulent eux-mêmes « l’élite », il est important de pouvoir trouver quelques pistes à suivre pour tâcher d’apercevoir une réalité objective.

Pourquoi donc un des membres de la compagnie théâtrale Jolie Môme a-t-il été privé de sa liberté lors d’une manifestation? Devinez donc!
C’en est si gros qu’on croit vraiment rêver (dans le très mauvais sens du terme). Mais comme disait celui qui est aujourd’hui grabatairement nourri, logé, blanchi par l’Etat tout en bénéficiant des largesses d’une famille rupine du Moyen-Orient: « Plus c’est gros, plus ça passe ».

 

La démocratie c’est le pouvoir au peuple.
La démocratie représentative est déjà une perversion, et elle permet à quelques souverains locaux la confiscation du pouvoir populaire à leur profit et à celui de leurs obligés, en général des représentants des puissances de l’argent qui aujourd’hui, au mépris de toute conscience, s’efforcent de concrétiser leur envie de totalitarisme après avoir infiltré tout le système politique.

D’aucuns diront que tout cela n’est que colère, et ils auront raison, mais saine colère; d’autres diront que faute d’occupation, on s’attaque à tout, ils auront tort.
Chacun, même les plus démunis, privés de leurs droits et de leur dignité, quand ils ont été déjà privés de travail et de moyens de subsistance, participe à la vie de la société.
C’est en substance ce que dit Friot.

Chacun, à l’heure de la connaissance ET du savoir (rappelons ici que la connaissance, c’est le fait d’un académichien, prof de banlieue -il s’en vante- pourvoyeur de haine et égocentré, porté aux nues d’une académie décrépite, et que le savoir est l’apanage de véritables philosophes) a les moyens et surtout le devoir d’utiliser son esprit critique, appliqué à absolument tous les domaines, pour peu qu’il s’y intéresse et se documente.
https://leprixdelavie.medecinsdumonde.org/fr/

Il faut terminer en disant que le néolibéralisme est effectivement un fascisme, au sens commun qu’a pris ce terme au cours du temps.

Dans ce bordel ambiant, cultivé par une caste dépassée, il reste bon de pouvoir se gausser à l’envie grâce à quelques talents forcément subversifs.

La réforme laïque

La médecine

Il faut rejeter en bloc la façon de penser d’aujourd’hui, celle, institutionnalisée, qui donne raison à de stupides slogans moutonniers du style « je suis + n’importe quoi derrière » et qui, par ailleurs, censure la seule liberté qui soit, celle de la création, et qui s’abêtit dans la confusion la plus totale des registres et des degrés de compréhension dans un chaos qui échappe même à ceux qui le manipulent.

La flicaille a besoin de sous-titres pour comprendre l’art engagé…

« Populisme », itinéraire d’un mot voyageur (Le Monde Diplomatique)

Inadapté

samedi, février 6th, 2016

Voici une brève étude réalisée par Romain Moretto d’une sculpture disposée dans un lieu public à Dijon. Cette vidéo n’a été visualisée, au moment où je la regardai, que 342 fois.

[ Cette étude d’œuvre, quoi qu’on pense de celle-ci, est parfaite]

Tentative de dispersion publique d’un savoir inaccessible? tentative de normation d’une aberration?
Moretto est une énergie.

[Seuls les inadaptés peuvent voir chez d’autres de leurs semblables la beauté de leurs créations. Je parle ici de moi et du Jocrisse, en particulier, et de quelques autres anonymes, loin de m’être inconnus.]

Moretto deviendrait fou s’il ne pouvait passer cette énergie vitale sous forme d’art, vers les autres. [Elle t’embête, ma virgule? 🙂 ]

Pourtant non. Il y a de l’acceptation en lui. Oui, des subventions, de la gentillesse diplomatique. Mais que faire afin d’assurer une maigre pitance?

Je ME pose la question: l’art est-il aujourd’hui celui que veulent et payent les dirigeants? Est-il une vaine tentative de résister? J’ai peur de la réponse.

Et pourtant… et pourtant! Il y a autre chose chez Romain. Il y a la hargne, conduite, maîtrisée, et je ne sais expliquer d’où cela vient. On dira qu’aux lumières de notre époque, c’est probablement due à des dispositions génétiques et culturelles, ce ne peut être autrement, n’est-ce pas?

Il y a une force en lui.

Evidemment, seuls quelques sensibles dont j’ose dire faire partie peuvent s’en rendre compte.

D’autres, l’autre, que je connais n’y voit rien, sans doute par absence, par nulle communication. L’autre est un mur.

PS: on se délectera des commentaires crasseux et stupides de ceux qui constituent le corps de nos braves congénères en lisant les commentaires de l’article consacré à cette tentative de conférence populaire ici, dans la feuille de chou mitée qui est aujourd’hui la propriété d’une banque. Rien que le titre de l’article s’adresse aux commentateurs autant qu’à l’éditeur, haha!

Bravo et merci à Romain pour cette magistrale et malicieuse étude!