Archive for the ‘médecine’ Category

Am! put’ à tion

lundi, septembre 17th, 2018

La complexité du pied humain – sans lequel la main de l’homme, etc – dévoilée lors d’une dissection.

 

Du corps.

mercredi, septembre 12th, 2018

Le corps lui aussi peut être très douloureux, j’en sais foutre quelque chose et la plupart des toubibs me font doucement rigoler. Leur approche de ‘physicians’, comme on dit en anglais, est fort réductrice. Cela concerne surtout et bien sûr la médecine occidentale, concentrée sur l’argent, et dont la pharmacopée repose essentiellement sur ce but ultime de la connerie.

Mais passons puisqu’avec un cerveau qui fonctionne, à présent, à la vitesse de la lumière (le débridage fait des envieux et des circonspects ^^) et avec la base de données déjà conséquente disponible rien que sur le web public, on parvient facilement à s’occuper de son petit corps d’amour.

Pour entretenir le corps, il faut le faire bouger et faire du sport. J’ai décidé de m’y remettre, après une bonne vingtaine d’années de repos.
On s’aperçoit alors que le corps rouille 🙂
Après seulement une heure trente d’entraînement fort jouissif, je me retrouvai deux jours après avec un déplacement léger (une petite fracture maybe?) au niveau de la jonction de la C9 avec l’arc costal. Probablement le résultat soit d’un forçage volontaire au sac, soit conséquence d’une prise au sol ou de l’attaque pour faire tomber l’adversaire avec un coup d’épaule dans le ventre suivi d’un plaquage frontal. On ne saura jamais puisque lorsqu’on est échauffé, on ne sent absolument rien.
Rien de grave, mais ça empêche de tousser et de dormir sur le côté concerné, et cela pendant au moins une semaine. Prescription d’antalgiques et de très forts anti-inflammatoires.
La trauma léger mais sensible de la partie proximale du sterno-cleido-mastoïdien droit est traitée en même temps (suite à étranglement au sol).

Bon, rien que de très normal lorsque l’on est assez motivé et que l’on est bien échauffé. Oui, je me répète.

Déchirure des ligaments deltoïdiens du pied gauche avec tuméfaction. On note le gonflement de la cheville comparativement à celle restée saine. Les cicatrices de piqûres de puces sont récentes.

Le problème vient ensuite et rouvre des plaies bien plus anciennes.
Par exemple lorsqu’on ramasse une pièce de monnaie tombée à terre, en pliant bien les genoux, et que subitement, le disque intervertébral L5/S1 se déplace pour faire hernie, comme il y a 10 ans (et qu’on soulevait 80 kilo dans la même position).
Bonheur!
Je pense que j’ai dû effrayer les deux personnes présentes tellement j’ai souffert. C’est une douleur violente de nature électrique (le nerf) qui prend toute la jambe, on ne sait pas si on pourra se relever… on y arrive avec les mains 🙂
Et donc on boîte. Un ptit tour chez ma rebouteuse préférée et le tour est joué, le nucléus n’étant pas sorti du disque.
Mais voilà! une douleur du nerf sciatique engendre une faiblesse… on marche avec un pied en canard… et lorsqu’on veut filer répondre au téléphone qui sonne, qu’on prend un faux appui bien mâle… On se déchire carrément les ligaments de la cheville.
Tout s’enchaîne 🙂

Alors, plutôt immobilisé, on se rappelle le bistouri qui s’enfonçait dans le pectoral pour y enfoncer un drain de belle taille (1 cm de diamètre extérieur environ) jusqu’à ce qu’il touche la parois dorsale interne, afin de mettre en route la pompe à vide… que cette connasse d’infirmière n’a mis en route que 24 heures après la pose du drain… ya des gourdasses, non? Mmmm!
Heureusement que c’était une jolie blonde à qui j’ai pu écraser la main pendant le coup de bistouri sous anesthésie très locale. On sent rien, en fait… juste le sang qui coule sur le côté du tronc 😉
On se rappelle la pleurectomie, suite à la récidive de l’hémipneumothorax, mais surtout la douleur incroyable (la plèvre est fort bien innervée, alors que les poumons, aucunement) en salle de réveil. Le bonheur des quelques gouttes de morphine SEULEMENT une fois la journée (les salopards!) qui éteignaient la douleur pour une heure ou deux… Et ces antalgiques de merde qui ne faisaient aucun effet sur une douleur saignante, pour le reste de la journée.
La médecine française et la gestion de la douleur par des médecins qui sont souvent des personnes qui ne tombent jamais malades (j’ai connu un prof angiologue qui était terrassé et apeuré car pour la première fois, à 50 ans, il avait dû passer une journée au lit, mal de gorge, tête, bon une bonne crève quoi… mdr, la tafiole 🙂 ).
Le souci, c’est que ces médecins sont persuadés d’être dominants et de mieux savoir que les autres, puisqu’ils gagnent beaucoup d’argent et qu’il faut les révérer.
Oui, la connerie s’immisce dans tous les domaines de l’humanité, comme je le disais, elle en est hélas consubstancielle.

Chauffailles, désert médical

jeudi, mars 15th, 2018

Dimanche matin, une douleur dans l’oreille droite avec sensation de gêne, comme si une poche était remplie. Ça « pousse » de l’intérieur. L’occlusion des molaires du côté de la douleur ne se fait plus, il persiste un espace entre les dents supérieures et inférieures.
Forcément ça arrive un dimanche, après une semaine de crève carabinée.
Dans les « territoires » de nos chers politiqueux de la super puissance atomique, il n’y a pas de « sos médecin », l’hôpital local a été transformé en maison de retraite.
Seule solution, le 15, les urgences, afin de demander à voir le médecin de garde.
Biip, biip, explication des symptômes. « Je vous passe le SAMU ». Re-explication des symptômes, réponse: une radio en urgence concernant l’éventuelle luxation de la mâchoire. « Est-ce qu’il y a un médecin de garde? » … « la seule chose qu’on peut faire c’est une radio de la mâchoire » … « oui, mais peut-on obtenir une consultation avec un médecin de garde? » … « une radio en urgence ». Je ne peux hélas reproduire ici le ton péremptoire et supérieur de cette interlocutrice.
Je dois attirer les connasses, à chaque fois, je tombe sur des phénomènes de bêtise, sûres d’elles et qui ne démordent pas de leur toute puissance clitoridienne, à défaut de posséder un cerveau fonctionnel.
Je brise là la conversation téléphonique avec le SAMU, puisqu’il refuse d’aiguiller vers un médecin généraliste de garde.
Lundi matin, douleur infernale, l’oreille suppure. Rendez-vous chez le médecin généraliste, diagnostique: otite purulente.
Merci les urgences, grâce à votre hyper compétence on a perdu 24 heures.
Lundi après-midi, achat du traitement médical, antibiotiques, décongestionnant et antalgiques à la pharmacie.
Je pose la question du médecin de garde le dimanche: les pharmacies ne savent pas ni qui est le médecin de garde ni même s’il y en a. Tout repose sur le 15.

Le contexte est évidemment sympathique, le hasard n’existe pas comme on dit, la semaine précédente on apprenait qu’une étudiante mourait d’une complication rare d’une otite soignée à la légère (sans examen d’imagerie type scanner, sans consultation spécialisée ORL) par deux fois dans les services d’urgence de Lyon: https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/24877-Deces-abces-cerveau-otite-une-prise-charge-anormale

L’Humanité est bien triste. Dans un monde où l’on badine sous couvert de conneries telles qu’un drapeau, une nation, ou je ne sais quelle patriotisme à la noix, la valorisation de la domination des uns sur les autres est exacerbée.
Ah! qu’on est bien à fabriquer des instruments de mort, qu’on est content d’en vendre partout et de faire soi-même la guéguerre loin de son petit chez soi sous couvert d’humanisme, de philanthropie ou encore de lutte contre je ne sais quel terrorisme.
Qu’il est bon pour les dominants de palper moult billets, tels des enfants pourris gâtés, pendant que la mission qu’ils revendiquent disparaît.

Le pire, c’est que ça a toujours été comme ça et que ne changera jamais. Au contraire, ça empire.

PS: il y a dix ans, à Chauffailles, il y avait six médecins généralistes. Aujourd’hui, il n’y en a plus que trois (un quatrième vient d’arriver, toutefois). La population est toujours d’un peu moins de quatre mille habitants. La patientèle est plutôt de l’ordre de neuf mille, en comptant tous les villages alentour.
PSS: de bien jolis propos, de belles lois, mais fort inefficaces face à la bêtise de nos congénères https://www.conseil-national.medecin.fr/sites/default/files/responsabilitegardes.pdf