Confinés puis bâillonnés

Les névrosés de vie, comme je les appelle, se soumettent facilement -d’apparence- à toute sorte de contraintes.
Les névrosés de vie sont ceux qui, ayant pourtant subi les traumas habituels, s’en sortent en s’auto-persuadant de diverses façons que la normalité non seulement existe, mais qu’ils en font partie.
Ils n’ont pas accès à la vérité car ils sont dépourvus de la leur propre.
Ceux-là, donc, ont trouvé qu’il y avait “un petit peu d’abus” dans le confinement généralisé et militarisé des populations. Mais, au final, comme disaient papa et maman “c’est pour ton bien que je te frappe, c’est ainsi que l’on éduque de la bonne façon”, ils ont trouvé que leurs exploiteurs et dominateurs avaient eu bien raison, pour leur bien, de décider qu’il fallait éliminer toute liberté, même sans raison valable (rappelons que rien de tangible n’étayait un confinement général des populations, seules quelques vagues suppositions non étayées et encore moins vérifiées).
Ben voyons.
Aujourd’hui, et avec un manque cruel de symbolisme, on musèle avec entrain ces névrosés de vie, on les bâillonne physiquement.

Les ressorts de toute domination sont simples: l’ignorance, la peur et la culpabilité.
Voilà dans quoi les névrosés de vie sont englués depuis qu’ils vivent, savamment éduqués à répondre à ces stimuli dès leur plus tendres babils, voire même un peu avant…

Et tout va bien! semblerait-il. Si l’on regarde avec tant d’admiration et de bienveillance une femme de président pédocriminelle puisqu’elle a su échapper à la justice, pourquoi ne pas faire de même avec les pires crasses de l’humanité?
Pourquoi donc les victimes ne s’engagent-elles pas elles aussi dans ces sympathiques névroses de vie? Cela leur éviterait bien des souffrances de rester aveugles à la réalité, de nier pour toujours la vérité!
Porter son mouchoir morveux directement devant les orifices excrétants, c’est pratique!
Et puis on voit moins vos sales gueules, quand même, et franchement, pour tout ce qui concerne le capitalisme néo-libéral, c’est pratique, la déshumanisation.

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