Toujours deux fois, au moins

On n’entendra pas les railleries, les éventuelles moqueries cachant l’ignorance et la peur, pas plus que le déni de ceux qui ni n’ont vécu ni ne font l’effort d’entendre et de connaître.
Il faut évidemment, sur les conseils de Racamier, dénoncer et démasquer la perversion narcissique pour s’en défaire. Qu’il s’agisse d’un noyau pervers ou d’un individu, cela ne le touchera pas; il ira ailleurs se défouler dans son délire.
Dans mon cas, il me semble l’avoir déjà écrit, ma propre famille nucléaire a été mon malheur. Moins que pour ma mère qui a choisi la mort un peu trop jeune et s’est laissée abattre par son époux malade. Mais cela regarde les concernés.
Ce qui est plus grave, qui relève d’une maltraitance inouïe, c’est que les enfants sont eux-mêmes handicapés par le fléau d’une personne, qui plus est lorsqu’ils viennent à naître et que, toute leur vie de croissance, ils subissent le tort d’un malade incurable.
Comment, vous tiers, pourriez-vous vous imaginer que votre mère avec deux enfants de 1 et 2 ans, accepte que son mari décide d’acheter pour maison, et donc de s’endetter à vie, une étable afin de la transformer en une bâtisse enviable?
Bien peu enviable de fait pour qui a passé vingt années dans le froid et l’inconfort de travaux interminables. Pour un adulte malade et épris de grandeur délirante, mégalomaniaque, pervers narcissique au plus haut degré, passe encore; mais il s’agit là d’une famille avec enfants en bas âge.
Alors évidemment, si on ajoute la chambre placard… Faut-il s’étonner qu’au lycée on s’adonne aux drogues et déjà à l’alcool de façon à créer une dissociation pour supporter la souffrance terrible d’un tyran domestique?
Tout le monde sent bien que quelque chose ne tourne pas rond, mais au final, ça passe sous le couvert de la ‘recherche de limites’ inhérente à cette période de la vie. C’est faux dans le cadre d’une toxicomanie déjà avancée. C’est vrai si on se bourre la gueule une fois de temps en temps, pas si on s’enfile de quoi s’enivrer dès avant huit heures du matin… histoire d’arriver en cours sans cette peur terrorisante et paralysante. On se gorge de vanité.
Ceux qui n’ont pas vécu dans l’entourage d’un archétypal pervers narcissique ne peuvent pas comprendre. Nombreux sont les reportages qui pourtant parlent des conséquences de ces relations avec des personnes psychopathes perverses narcissiques, mais je dirais malgré les terribles conséquences de telles relations, qu’ici, dans ces reportages, elles ont déjà pris fin et c’est pour cela qu’on peut les exprimer; elles concernent également des personnes dont la toute petite enfance a permis d’être fragile à un point tel qu’elles sont tombés sous l’emprise de psychopathes.
Elles n’ont pas, pour autant, vécu l’atrocité d’une vie entière dans cet état; elles peuvent essayer de “retrouver” un état antérieur peut-être plus stable, ce que ne peut pas celui qui a souffert dès sa naissance de la folie d’un tout proche et dont les imagos parentales sont foutues d’avance puisque dès le départ et tout au long de la vie, de la croissance et de l’élaboration de la psyché.
Qu’on se le dise, les régimes politiques et les relations entre dominants et soumis (on le voit bien aujourd’hui, avec el covida, que ces mots sont réels et vrais de véracité, n’est-ce pas? en France, la population est soumise, VOUS êtes soumis: vous n’êtes pas malades à plus de 99% mais aimez croire qu’il vous faut porter un masque ridicule et inutile DANS LA RUE! …) sont du même ordre que les désastres qui arrivent autour des perversions narcissiques.
De même que l’argent tient une place prépondérante dans les relations toxiques qu’exerce le pervers narcissique sur un entourage soumis et sidéré, que ce soit par accaparation ou par dépossession, c’est également les finances qui tiennent les populations dans un stress constant, au point de trouver refuge dans les toxicomanies perverses telles que celles, acceptables socialement (!) du cachetonage anxiolytique. La France est championne du monde de la consommation de neuroleptiques et autres psychotropes.
Rester dans un brouillard rassurant, ne pas l’ouvrir, rester soumis car, au fond, que peut-on faire?
Il est vrai qu’on ne peut faire grand chose, le vote dit démocratique, symbole de la participation sociale, est une évidente foutaise: que change une voix, un bout de papier? Et oui, rien puisque démocratie ou pas, ce sont depuis “toujours” les dominants par filiation de richesse, directe ou pas, qui décident pour tous les autres.
L’émancipation est douloureuse et d’une difficulté extrême, bien plus que n’importe quel record, performance ou exploit, qui probablement n’en sont que tentative sublimée.
Les dominants ou la domination/soumission sont des procédés qui ne se laissent pas faire, jamais. Ils ont même force de nombre à voir combien, soumis pourtant, sont de leur côté!
Que voilà une chose terrible de voir que les affligés soutiennent les tortionnaires. C’est l’exact principe de la perversion narcissique: lier et humilier tout à la fois, soumettre et porter aux nues (le candidat au pouvoir dira toujours “nous”, mais une fois au pouvoir il décide seul -ou dans le cas de macron, sous le regard castrateur de sa marâtre, substitut incestuel socialement acceptable d’un ‘drôle d’œdipe’).
Fatigue.

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