Le patriarcat d’origine femelle?

Le patriarcat d’origine femelle?
On peut se poser la question tant que seules les femelles humaines sont capables d’engendrer. Soit, quelques progrès de biologie médicale ont permis de hâter les conceptions, de les sélectionner; mais pour le moment, l’engendrement ne reste définitivement que femelle.
Alors d’où vient que ce soit le règne du phallus et du patriarcat qui l’emporte?
Outre la question de la sélection, volontaire ou non, et de la nutrition, il importe que la fragilité de la fécondation (cycles menstruels et gestation, care humain de dizaines d’années) soit prise en compte. La solidité anatomique (même supposée) du mâle emporte l’adhésion d’un être soumis à plus d’aléas physiologiques et pensé comme plus faible. C’est à la protection, recouvrant la survie de l’espèce, que la femelle se dédie.
Cependant, sa tâche, parfois pensée comme ingrate, trouve parfois également une sortie dans la perversion. Ce ne sont là qu’indirections.
L’expérience de l’attente, le vécu du temps gestatoire et la répétition des cycles fertiles ont pour effet la plus grande capacité de penser le monde et de pouvoir en définir, comme distancié, la marche.

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