“L’art du bien chier”

Il me semblait important de parler ici du travail d’une jeune étudiante brillante, car l’approche qu’elle a choisie pour son sujet est toute aussi importante que le sujet lui-même.

Son livre déjà tiré à un million d’exemplaires vous fera infiniment plus de profit que les ramassis haineux de quelques pseudo-journalistes à têtes de rats au faciès peu engageant ou pseudo-écrivains tout aussi vilains, prisés et encensés par les médias crasses de notre fort décadente culture hexagonale contemporaine.

Ce livre qu’il vous faut lire, c’est “Le charme discret de l’intestin”, disponible bien sûr dans les bonnes librairies ainsi que sur le Net ( http://www.amazon.fr/Giulia-Enders/e/B00RS7JKS6 ).

L’approche vivante du sujet, la simplicité et la clarté du discours mènent à une évidence toute orientale: l’esprit n’est pas séparé du corps, il faut s’occuper des deux et n’en délaisser aucun.
Et alors même que l’on en vient, à la lecture de l’ouvrage, à se soucier de son fort intérieur, la forme légère des tournures et l’humour qui se dégagent des bons mots nous ravissent pareillement l’esprit tout en l’instruisant.

C’est donc une prouesse élégamment présentée comme modeste qu’ont réussie les auteurs Giulia Enders, Jill Enders (communication graphique) et Isabelle Liber (traductrice).

Je ne peux donc ici que les remercier de partager leurs connaissances et leurs réflexions si utiles au bonheur de tous et qui participent, à leur mesure, à l’amélioration de la triste condition humaine 🙂

Bien flatuler et mieux déféquer, se connaître en s’écoutant, je vote pour! B-r-a-v-o! Et bonne lecture à tous, amateurs d’hémorroïdes et d’haleine de chacal! 🙂
La vidéo suivante a des sous-titres en français et anglais.

(oui, hein, vous commencez à vous dire qu’on peut inventer des mots, vous aussi 🙂 )

Addendum: Internet en particulier, mais le réseau tout entier, sont de formidables vecteurs de connaissances et permettent d’accroître le savoir global. Se pose-t-on la question de savoir pourquoi certaines images, certaines connaissances, souvent fort déplaisantes, sont plus ou moins censurées alors qu’on les utilise pour effrayer (paquets de cigarettes)?
Se pose-t-on la question de savoir pourquoi la loi, qui régit toute la vie en société, n’est pas enseignée longuement alors qu’elle dit elle-même que nul n’est censé l’ignorer?
Le dépassement est douloureux, soit. Mais la connaissance n’est pas réservée aux seules professions spécialisées, et la curiosité n’est pas une perversion.
La connaissance généralisée permet d’appréhender plus sereinement les tensions quelles qu’elles soient et d’aider à leur résolution.
Les savoirs et par extension les informations sont une source de pouvoir que depuis trop longtemps certains s’arrogent au détriment de tous les autres.
Si tout n’est pas à portée de clic, il faut porter son attention sur ce qui importe.

One Response to ““L’art du bien chier””

  1. piggy dit :

    C’est une super idée de cadeau pour un Noël en famille réussi!
    🙂

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