Archive for the ‘Philosophie’ Category

KALASHNIKOV! 2016

vendredi, janvier 8th, 2016

Et bonne année! En musique, partisan! 🙂

Aimez-vous les uns les autres… mais en même temps!

La révolte à mon goût

mercredi, décembre 30th, 2015

Fort de trouver en cet homme un soutien inespéré à mes propres idées et une parfaite communion intellectuelle, j’ose donc envoyer se faire foutre tous ceux qui, du médecin de campagne au chirurgien paternaliste, fiers tous deux de croire éhontément en leur toute-puissance et leur supériorité, du petit prof devenu maître de conférence par louvoiement intéressé au crétin académisé revendiquant sans jamais l’avouer mais l’usurpant sans vergogne le terme de philosophe, du camarade aveuglé par son engagement et paradoxalement prêt à le renier pour le faire advenir au politicard qui une fois parvenu se fait chantre des opprimés du haut de sa fortune, participent de la misère humaine qu’ils prétendent combattre et la cultivent sans même s’en apercevoir.

 

http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-2015-un-reveil-des-peuples-en-europe-2015-12-30

http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-vies-heroiques-44-lanceurs-d-alerte-hackers-heros-du-troisieme-type-2015-12-2 (gallet_arnaqueattention: ce podcast, subissant certainement une sorte d’effet Gallet, une incompétence webistique ou une censure éhontée, n’est pas disponible sur le site de France Culture. J’espère, par ma remarque tout autant que par le mail envoyé aux services de cette radio publique concernant ce souci, que l’augmentation du budget de la communication instaurée par M. Gallet, alors que les budgets de toutes les radios France sont diminués n’en sera que plus inutile. Il est vrai, à lire le Canard Enchaîné, que ce monsieur semble apprécier de jouer avec l’argent public pour de futiles motifs). ce jeudi 14 janvier, le lien n’est toujours pas corrigé… pacte de réactivité!

Vous irez donc écouter ce podcast ici: http://podtail.com/podcast/cultures-monde/lanceurs-d-alerte-hackers-heros-du-troisieme/
A propos de la justice:
http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-plaidoyer-pour-une-justice-plus-democratique-2016-01-12
Dans cette dernière intervention sur France Culture, on sent plus que jamais Caroline Broué changée, peut-être par la politique de M. Gallet tout autant que par une velléité carriériste, je n’en sais rien. Moi qui aimais son ouverture d’esprit, depuis plusieurs années, et bien qu’on ait pu sentir quelques moqueries polies envers des invités qui n’auraient pas dû l’être, elle semble maintenant (depuis les changements néo-libéraux imposé par le patron de Radio France), et pas seulement à l’occasion de cette émission particulière, avoir perdu toute mesure de sa place et la neutralité qui lui seyait si bien. Pourvu que cela ne s’aggrave pas!

 

Geoffroy de Lagasnerie (son site):

« Ecrire suppose une compétence sociale. Il faut se sentir autorisé à avoir des choses à dire, à avoir des choses à écrire. L’université fait croire que votre parole n’a pas de valeur si vous n’avez pas de thèse. Il faut casser la croyance dans les titres scolaires pour donner à chacun la légitimité d’écrire en son nom propre. »

« les lieux très importants de la philosophie d’avant-garde sont les revues qui ont fait voler en éclat les frontières entre les disciplines et la question des titres. Par exemple, une revue comme Critique, dont Georges Bataille était le fondateur, n’indique jamais la profession ni le titre de celui qui écrit l’article. C’est ça une revue d’avant-garde qui s’oppose à une revue universitaire. »

« J’ai beaucoup de réticences sur la catégorie d’engagement car cela suppose deux temps : le temps du savoir et le temps de l’engagement et je ne crois pas du tout à cette frontière. Je préfère le terme de ‘critique’… »

 

Extrait de la collection iconographique imprimée « Le temps n’existe pas »

samedi, décembre 19th, 2015

Anecdote de travail.
Environ deux jours de travail, pour chaque œuvre, me sont nécessaires pour que je parvienne à un résultat qui me satisfasse. Ce temps de travail n’est hélas qu’un minimum, car il est impératif de pouvoir bénéficier d’une lumière correcte pour appréhender le résultat produit. La nébulosité climatique est à cet égard de première importance: si elle dépasse 40%, le travail est ralenti.
Les jours lumineux sont propices à la création graphique; un soleil qui donne, mais point trop, une heure de bonne augure, une ambiance révélatrice… toutes choses que le commun a souvent bien du mal à saisir… et pourtant il sait combien la lumière peut changer un paysage ou l’intérieur de sa maison!
Triste lot que celui de l’amoureux de la lumière et des arts qui doit se soumettre aux caprices d’éléments imprévisibles!
Il faut hélas souffrir un peu, et de bien des manières, pour parvenir à une création.
Fin de l’anecdote.

Quatre premières œuvres sont proposées à la vente et deux sont visibles dès à présent dans la boutique Galerie au 51 de la rue de Godrans à Dijon (les deux autres le sont sur demande), où vous pourrez également admirer et acquérir, entre autres objets d’art de provenances diverses, une superbe collection de netsukés japonais.
Ces quatre œuvres signées Lornet-design font partie de la série verte intitulée « Le temps n’existe pas ». Les dimensions des œuvres encadrées sont de 530 x 370 mm.
La collection dans son entier est présentée sur cette page dédiée aux œuvres sur le Japon.
L’amateur désirant acquérir une œuvre peut le faire soit sur demande ( contact  at  lornet-design.com ) soit sur place.

Pour se mettre dans l’ambiance: http://www.petitpalais.paris.fr/en/expositions/fantastic-kuniyoshi-demon-prints

Signature (dégoulinante en JPG dégueulasse)

dimanche, décembre 13th, 2015

signatureIl est certain qu’à moins d’acquérir une œuvre originale et authentique créée par… moi, à un prix tout à fait abordable mais cependant fort justifié, vous n’aurez rien d’autre que cette capture assez vilaine, constituant elle-même une œuvre, gratuite. 🙂

Il n’est donc pas improbable que le résultat d’une compression de fichier numérique fasse un jour prochain l’objet d’une attention plus particulière.

La création c’est du « temps »

lundi, décembre 7th, 2015

Un processus créatif prend énormément de temps, probablement même beaucoup plus qu’il n’en faut si l’on se réfère aux critiques des spectateurs, ou même, dans la petite communauté favorisée des amateurs d’art contemporain, des clients.
Un processus créatif prend du temps… Evidemment!
Quel support choisir? Quel prix concéder pour l’achat de matériaux? Quel choix de couleur? Quelles œuvres présenter? Quel propos tenir? Quoi sous-entendre?

Qu’il est difficile de trancher lorsqu’on n’a pas quelques millions sous la main, n’est-ce pas? 🙂
Mais l’élan créatif ne se soumet à rien d’autre que lui-même et qu’à l’humeur de son initiateur.

Cependant le temps est encore là, lorsque, seul, on doit affronter les vicissitudes d’une terrestre vie d’animal fortement carboné.

Voilà pourquoi l’adage « le temps, c’est de l’argent » est une parfaite ignominie.

C’est bel et bien l’argent, et du même coup tout ce qu’il permet de se procurer ou de faire, qui fait gagner du temps.
C’est horriblement rationnel et cartésien 🙁

Cette ignominie est encore plus cruelle lorsqu’on s’aperçoit que ceux qui détiennent l’argent n’en bénéficient pas (au sens étymologique). Ils sont gourdaux, lourds de connerie, s’amusent à yachter, à baiser quelques naïades puériles et à leur offrir ce qu’elles n’apprécieront jamais, afin de se contenter d’un semblant d’activité.

Quel dommage, quelle perte!

La liberté confisquée

vendredi, novembre 20th, 2015

... mais non! ce sont de fiers républicains et de fieffés démocrates!

« La vie devient un actif économique dont on peut dériver de l’argent à condition de la surveiller ».

Evgeny Morozov

A l’heure où, en France, l’état de siège de la Liberté prend la forme d’un état d’urgence accepté par tous ceux qui bavent devant le pouvoir, je tiens à féliciter les rares consciences politiques qui ont osé se tenir debout devant ce que l’Humanité a de plus imbécile.
On lira avec attention ce qu’ils en disent eux-mêmes, en tant que représentants du peuple français:

1- http://gerardsebaoun.fr/2015/11/pourquoi-jai-vote-contre-le-projet-de-loi-sur-la-prorogation-de-letat-durgence/
2- http://www.barbararomagnan.eu/attentats-du-13-novembre-lurgence-dapaiser-5597
3- http://www.pouriaamirshahi.fr/2015/11/19/pour-la-democratie-ne-pas-perdre-son-sang-froid/
4- http://isabelleattard.fr/blog/2015/11/nul-par-la-guerre-ne-devient-grand/
5- http://sergiocoronado.fr/2015/11/nul-besoin-detat-durgence-pour-lutter-contre-les-terroristes/
6- http://noelmamere.eelv.fr/noel-mamere-face-a-une-telle-menace-des-soldats-du-fascisme-religieux-il-etait-necessaire-que-nous-nous-dotions-de-moyens-renforces-pour-les-empecher-de-nuire-a-nouveau-mais-pas-nimport/

De blanc-seing, je ne donne pas aux six députés qui ont eu un sursaut d’humanité, évidemment, mais la décision des 551 députés du peuple qui ont voté pour la mise à l’écart de la justice et de la liberté des citoyens sera jugée, comme disent les idiots, « par l’Histoire ».
Tu parles! « C’est nous qu’on paye », bien plutôt, comme disait Coluche.

And now, the news…

vendredi, novembre 20th, 2015
The Shock Doctrine

Le retour en prison (dorée?)

mercredi, novembre 18th, 2015

De retour d’un pays extra-européen, à la discipline sociale (disons plutôt relationnelle) fort communément acceptée et dont je dois dire qu’elle est fort efficace à tous points de vue, je me retrouvai face (ou plutôt à côté, par une vile et odieuse tentative de dépassement) à des Suisses Allemands dépourvus de l’art de faire la queue.
Absolument tous ceux qui étaient là avaient une correspondance urgente et devaient faire la queue dans un grand hall dépourvu de « chemins de queue », matérialisés habituellement par des poteaux entre lesquels sont tendues des sangles.
J’avais eu le loisir de voir combien la discipline de la queue permettait, lorsque chacun s’y soumettait, d’accélérer les attentes dans ce paradoxe qui allie ennui et urgence.
Je m’y étais fait rapidement, n’y voyant qu’avantages et sérénité, tout en étant bien conscient que ce principe ne devait absolument pas être transposé dans un quelconque autre domaine que celui de l’attente commune.
Attendre le bus? C’est très simple: deux ou trois personnes en file perpendiculaire à la chaussée, puis le reste de la file parallèlement disposée à cette même chaussée, évitant ainsi de bloquer le passage des passants sur le trottoir. Systématique, automatique, simplistique.
Allez donc trouver cela ailleurs que dans les contrées scandinaves, ici, en Europe.

Voilà donc que je séparai une vieille bourgeoise de son mari, qui, lui, avait eu l’audace de me dépasser fort impoliment dans la file, prétextant rejoindre, ostensiblement, un quelconque camarade.
Alors que j’avançai, le parapet disparaissant ne me permettait plus de bloquer cette harpie -qui, fort désobligeamment tâchait de pousser mon sac à dos (je dus lui faire remarquer que ce bagage contenait des choses fragiles pour qu’elle cessât)- et je dus me résoudre à laisser cette peau flétrie passer, par égard à mes quelques manières.

Qu’advint-il? Au final, passée la vérification des passeports, avions-nous plus de quelques secondes de distance?

Fates et fats! Tout une germanophonie que je permets de mettre dans le même sac, celui d’Angela, et que j’exècre. Suffisance et bourgeois importunisme.

Mais là n’était pas mon propos initial.

Oui, lorsqu’on revient en Europe, et bien que doté d’une nationalité toute fictive (elle l’est, de facto, quand on s’aperçoit comme on est considéré dans ces transits), il faut se soumettre, sans garantie d’aucune sorte quant à ses conséquences, à un scanner corporel. Cela dure 3 secondes, jambes légèrement écartées, bras levés en V, pieds posés sur les marques au sol; hop un petit coup de radioactivité bodyfiante.
« C’est pour votre bien ».

C’est à ce moment-là, lors de ces vérifications douanières, que l’on se rend compte que l’on revient dans une prison. Je vous épargne les traditionnels portiques détecteurs de métaux, la séance de quasi déshabillage où vous devez mettre absolument tout ce qui contient du métal dans des bacs à fin d’inspection.
Frivoleries communes!

On se sent à peu près comme une vache à qui on demanderait d’ôter sa cloche avant de rentrer à l’étable, des fois qu’elle contienne je ne sais quel souci désagréable.

Oui, du bétail. Pour le coup, le hall était bien délimité en files d’attentes dûment matérialisées, ce qui revenait à parcourir à peu près soixante mètres au lieu des cinq qui vous séparaient de cette limite fictive entre un continent et un autre.

Un groupe de punks (ou pounks suivant comment on prononce) s’est vu obligé d’ôter ses souliers (ou godasses suivant comment on prononce) car l’épaisseur de la semelle était supérieure à 1,5 cm. Une directive probablement établie suite à la vaine tentative d’un imbécile heureux de faire exploser en vol un avion à l’aide d’explosifs contenus dans ses talons.

Il n’est pas besoin d’être très futé pour se rendre compte, témoignages à l’appui, que la plupart des espions passent sans difficulté tous ces pseudo-barrages avec armes et bagages.

Oui, ces petits tests, ces humiliations, sont destinés à vous faire croire, à nous faire croire que la sécurité est un bien commun.

Et cela ne suffit pas! Voilà maintenant qu’il faudrait s’en remettre à la sagesse fictive d’un balourd mou du gras qui, demandant qu’on revienne sur certains principes, s’octroierait les pleins pouvoirs? Quelle pièce! Et qu’il est bienvenu que par centaines les marionnettes tombent sous les balles des assassins!

Ah vraiment, le pouvoir est une jouissance et chaque jour apporte son lot de réjouissances!

Cinéma japonais et d’Asie top 10 de l’amateur – 2

mardi, novembre 3rd, 2015

Battle Royaletotoro de Fukasaku Kinji (2000). film
Appleseed de Aramaki Shinji (2004). animation
Mon Voisin Totoro de Miyazaki Hayao (1988). animation
Le Royaume des Chats de Morita Hiroyuki (2002). animation
Audition de Miike Takashi (1999). film
Wonderful Days de Kim Moon-Saeng (2004). animation
Paprika de Kon Satoshi (2006). animation
Le Voyage de Chihiro de Miyazaki Hayao (2002). animation
Le Festin chinois de Tsui Hark (1995). film
La Blue Girl de Maeda Toshio (manga). animation (série) !! Hentaï=Not Safe For Work!!

Dimanche nous gouvernent

dimanche, octobre 25th, 2015

Lorsque la forme (ici la partition musicale et son interprétation, le choix des instruments même, la façon d’en jouer, les musiciens dans leur essence…) rejoint le fond (les paroles de la chanson, le texte engagé, et sa vocalisation sans fausse note, le regard du chanteur…), on peut parler de chef-d’œuvre.

http://matthieucote.com/

Il n’y a de vérité que dans l’art. Au delà du don, au delà même de la dénonciation, au delà de l’attrait pour la Justice, il y a le plaisir et le partage.

Cinéma japonais et d’Asie top 10 du néophyte – 1

jeudi, septembre 24th, 2015

La forteresse cachée de Kurosawa Akira (1958). film
Rurouni Kenshi de Otomo Keishi (2012). film
Final fantasy: the spirits within de Sakagushi Hironobu (2001). animation
Ninja Scroll de Kawajiri Yoshiaki (1993). animation
Avalon de Oshii Mamoru (2001). film
Zatôichi de Kitano Takeshi (2003). film
Epouses et concubines de Zhang Yimou (1991). film
Ghost in the shell de Oshii Mamoru (1995). animation
Le Roi des ronces de Katayama Kazuyoshi (2009). animation
Hara-Kiri: mort d’un samouraï de Miike Takashi (2011). film

Bestioles et logo, l’exemple.

dimanche, septembre 20th, 2015
Gecko en chasse dans une pluie d'étoiles. (photo Lornet-Design)

Gecko en chasse dans une pluie d’étoiles. (photo Lornet-Design)

Quel être humain est-on à l’aune de la Vie?
C’était le 3ème jour du moi de mai qu’à la faveur d’une lumière électrique, un gecko vint profiter de cette aubaine pour se mettre en chasse de quelques insectes sur une baie vitrée fort à propos.
Patient, immobile, et pourtant cramponné à la parois verticale, il ignorait que je l’observais par en-dessous! 😮
Quelques jours plus tard, et profitant probablement d’une autorisation parentale, un jeune gecko vint également s’exercer à la chasse.

 

 

Matous et toutous. Logo vétérinaire. En une définition, la beauté est le résultat de la simplicité et de l'efficacité. (photo Lornet-Design)

Matous et toutous. Logo vétérinaire. En une définition, la beauté est le résultat de la simplicité et de l’efficacité. (photo Lornet-Design)

 

Tiré de: Delay Nelly, Le jeu de l’éternel et de l’éphémère, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )

Tiré de: Delay Nelly, Le jeu de l’éternel et de l’éphémère, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )

 

Oh, bien sûr, j’ai surpris le gecko en plein jour, crapahutant sur le mur cyclopéen d’à côté. Il a même essayé de m’empêcher de lui voler son image.
Mais c’était un caprice de star du cinéma… ou un moyen de garder un œil sur sa jeune progéniture par une astucieuse diversion.

« L’art du bien chier »

mercredi, septembre 9th, 2015

Il me semblait important de parler ici du travail d’une jeune étudiante brillante, car l’approche qu’elle a choisie pour son sujet est toute aussi importante que le sujet lui-même.

Son livre déjà tiré à un million d’exemplaires vous fera infiniment plus de profit que les ramassis haineux de quelques pseudo-journalistes à têtes de rats au faciès peu engageant ou pseudo-écrivains tout aussi vilains, prisés et encensés par les médias crasses de notre fort décadente culture hexagonale contemporaine.

Ce livre qu’il vous faut lire, c’est « Le charme discret de l’intestin », disponible bien sûr dans les bonnes librairies ainsi que sur le Net ( http://www.amazon.fr/Giulia-Enders/e/B00RS7JKS6 ).

L’approche vivante du sujet, la simplicité et la clarté du discours mènent à une évidence toute orientale: l’esprit n’est pas séparé du corps, il faut s’occuper des deux et n’en délaisser aucun.
Et alors même que l’on en vient, à la lecture de l’ouvrage, à se soucier de son fort intérieur, la forme légère des tournures et l’humour qui se dégagent des bons mots nous ravissent pareillement l’esprit tout en l’instruisant.

C’est donc une prouesse élégamment présentée comme modeste qu’ont réussie les auteurs Giulia Enders, Jill Enders (communication graphique) et Isabelle Liber (traductrice).

Je ne peux donc ici que les remercier de partager leurs connaissances et leurs réflexions si utiles au bonheur de tous et qui participent, à leur mesure, à l’amélioration de la triste condition humaine 🙂

Bien flatuler et mieux déféquer, se connaître en s’écoutant, je vote pour! B-r-a-v-o! Et bonne lecture à tous, amateurs d’hémorroïdes et d’haleine de chacal! 🙂
La vidéo suivante a des sous-titres en français et anglais.

(oui, hein, vous commencez à vous dire qu’on peut inventer des mots, vous aussi 🙂 )

Addendum: Internet en particulier, mais le réseau tout entier, sont de formidables vecteurs de connaissances et permettent d’accroître le savoir global. Se pose-t-on la question de savoir pourquoi certaines images, certaines connaissances, souvent fort déplaisantes, sont plus ou moins censurées alors qu’on les utilise pour effrayer (paquets de cigarettes)?
Se pose-t-on la question de savoir pourquoi la loi, qui régit toute la vie en société, n’est pas enseignée longuement alors qu’elle dit elle-même que nul n’est censé l’ignorer?
Le dépassement est douloureux, soit. Mais la connaissance n’est pas réservée aux seules professions spécialisées, et la curiosité n’est pas une perversion.
La connaissance généralisée permet d’appréhender plus sereinement les tensions quelles qu’elles soient et d’aider à leur résolution.
Les savoirs et par extension les informations sont une source de pouvoir que depuis trop longtemps certains s’arrogent au détriment de tous les autres.
Si tout n’est pas à portée de clic, il faut porter son attention sur ce qui importe.

Un tea mité

lundi, août 24th, 2015
Pavillon de thé, temple Tenryu-ji, Arashiyama. Photo Lornet-Design, 2015.

Pavillon de thé, temple Tenryu-ji, Arashiyama. Photo Lornet-Design, 2015.

Comme je le disais, on n’entend le monde que l’on ressent que par ses propres yeux. Chaque phénomène, chaque son, chaque image rétinienne n’a de sens que par son propre arbitre. Il est donc tout à fait inconcevable que l’on puisse même imaginer communiquer de l’un à l’autre, puisque chaque réalité, chaque fantasme a autant de sens qu’il y a d’individus.
Il faut également compter avec les connaissances que l’on a, et que l’autre a, d’un sujet ou d’un monde.
Le Japon a d’étranges, au sens étymologique, mœurs; et elles semblent mieux me convenir que celles d’ici, imprégnées de la bêtise culturelle judéo-chrétienne, mâtinée évidemment de tout un tas d’autres éléments provenant de diverses cultures et de temps parallèles.
En tant que natif de l’hexagonie, d’un continent que l’on appelle Europe, je me rends bien compte de quelle fascination pour l’Orient je suis l’objet. C’est à peu près la même qui habite ceux qui, créateurs du soleil levant, voient en cette Europe, souvent historique plutôt que contemporaine, une sorte d’eden.
Du coup, n’est-ce pas bien plutôt la rencontre de ces fascinations qui importe plus que leurs sujets?

Extrait de la correspondance privée du Voyage à Kyoto, agrémentant des photographies non publiées:

« Tout d’abord quelques maisons en allant vers le chemin des philosophes, un exemple d’autel dans un sanctuaire shintô. Les sanctuaires shintô sont probablement très similaires à ce qui existait en Gaule à l’époque celtique et romaine: vastes et remplis de dizaines d’autels plus ou moins imposants, tous en relation avec un lieu ou des animaux ou les éléments ou des personnes. Je vous laisse découvrir ce qu’est le shintoïsme sur la wikipédia. »

Il y a, à l’évidence des cœurs, une similitude remarquable, mais hélas opposable en raison de l’écart temporel qui les sépare, entre le shintoïsme et les religions, pour le peu qu’on en connaît, celtiques. Du point de vue de l’archéologue, la topographie des lieux est fort semblable: sur une colline tenant plus de la montagne, abritée par une forêt, serpentent plusieurs chemins dallés reliant plusieurs autels et habitations. Certains sont délabrés, les portillons de bois ne tiennent plus que par une inertie fragile. S’ils ont encore quelques lanternes de pierre, il est heureux qu’elles soient droites et debout. La forêt cache et abrite, couvre et protège un havre de paix et de moustiques voraces.
Le visiteur impromptu pourrait penser que c’est là un endroit déserté, abandonné, laissé vacant; mais il se ravise bientôt en croisant, rarement, mais certainement, plusieurs visiteurs du cru, venus faire quelques vœux, ou simplement respirer l’air paisible d’une civilisation sur son déclin.
Car oui, le 25 juin dernier, a eu lieu la première exécution capitale de l’année, pratiquée par pendaison uniquement. Oui, l’appât du gain a permis la remise en route des installations nucléaires sur un sol volcanique, oui, le pays s’est engagé à soutenir un effort de guerre aux côtés de ceux qui les ont soumis.

La politique et ses conséquences est l’une des matière les plus facilement prévisible. Elle est comme la volatilité de l’Humanité, instable, insatiable, soumise à la fulgurante bêtise de ceux qui la font.
Il y a pourtant un lieu, un espace plutôt, où l’on peut se retrouver soi-même. Une sorte d’échappée, fugace, intemporelle, hors les murs. Cette obédience, c’est la curiosité, le désir de connaître, la soif d’en savoir plus, le plaisir de la rassasiade. Le bonheur de savoir qu’on est tel que l’on peut être, et que, malgré la vanité de l’existence, il y a une récompense.

Bonus: où l’on ne parle ni de catastrophe nucléaire, ni d’humanité; où l’on ne se moque pas des « premiers ministres » et encore moins des « ministres de la défense » ou, comme on dirait ici « de l’intérieur ». En clic. Une œuvre de qualité mêlant dessins calculés en 3D et dessins traditionnels 2D , comme savent les créer les Japonais. 13 épisodes d’une vingtaine de minutes chacun. Bon visionnage sachant que vivid entre crochets vous y aidera 🙂

jp_critique

La sortie de la série animée (en 2013) a semble-t-il été repoussée de quelques années en raison de la catastrophe nucléaire de Fukushima, en 2011.
Il est évident, à parcourir le manga papier du même nom que la série animée, que cette dernière a été fortement édulcorée! Une BD en 22 volumes à offrir pour les prochaines étrennes 😉

Le temps n’existe pas.

lundi, août 17th, 2015
Jardin sec au Ginkakuji.

Jardin sec au Ginkakuji. Photo Lornet-Design, 2015.

On n’entend le Monde qu’à travers ses propres yeux, toujours. Il n’y a de beauté que ce qui n’existe pas encore.

Revenu fondamentalement changé, si tant est que cela ait jamais une importance, d’un voyage dans l’ancienne capitale du Japon, je me mettais à la lecture d’un livre que je conseille à tous ceux qui, aimant l’absence, le non sens, et le vide temporel, s’adonnent à leur essence et à sentir les exo-endo-phénomènes.
Afin de vous épargnez la lecture de ma pauvre prose, voici les références: Delay Nelly, Le jeu de l’éternel et de l’éphémère, Ed. Philippe Picquier, Arles, 2004 ( ISBN: 2-87730-740-9 )
Il m’avait semblé entretenir une -fort probablement quelconque- relation avec une orientaliste fort documentée (à moins que ce ne soit une documentaliste fort orientée 🙂 ). Elle nous dira peut-être si l’ouvrage que je conseille vaut ce que j’ai ressenti à sa lecture.
Même si cela n’a évidemment que peu d’importance, ni pour le Monde ni pour aucun des ses « éléments » (peut-on seulement diviser arbitrairement le Monde en éléments?), il faut toutefois noter que ceux qui subissent la Vie n’en ont que peu d’intuition.

C’est tout mon contraire.

C’est pourquoi, que l’on fasse ou non, que l’on soit ou pas, l’important est le présent, tant qu’il est partagé, et bien qu’il n’existe pas!

La vion!

jeudi, août 6th, 2015

Addendum aux  Notes de voyage à Kyoto.

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Boing 747. Photo Lornet-Design 2015.

Oui, c’est bel et bien un coup à « se faire petitprincer » que de prendre l’avion.
Surtout juste après le crash volontaire d’un vol de la compagnie à bas prix Germanwings, filliale de la compagnie allemande Lufthansa. Surtout lorsqu’on est dans la carlingue d’un objet volant quelques kilomètres au dessus de la terre et que, quoi qu’il advienne, on ne peut que subir les effets d’une chute inexorable (et en d’autres termes, mourir) si elle devait intervenir.

Il n’y a aucune autre alternative lorsque l’on est un humanoïde et que l’on tombe de plusieurs kilomètres, inévitablement attiré par la gravité terrestre. Dans ces moments, je suppose qu’on rigole ouvertement des statistiques qui disent que le transport aérien est le plus sûr au monde 🙂
Alors oui, certains rupins*, inconscients moqueurs des peurs populaires et habitués aux vols planétaires quotidiens, peuvent bien se gausser de ces facéties, mais certains d’entre eux ont eu à faire face, cependant, à ce genre d’imprévus. Pas les moins riches, pas les moins connus. Et ils n’en sont évidemment pas revenus.
Ne le dites pas, mais les cercueils qui passent à la télévision sont quasiment vides, s’ils ne le sont pas totalement. Quelquefois, on y met une dent ou deux, lorsque la chance a été de la partie.

C’est à ce prix que l’on peut, pour quelques jours, vivre au Japon. On est heureux d’y arriver, et d’en revenir, vivant.
Et point de moquerie stupide!
Non, à moins d’être un véritable idiot, on ne meurt pas sur la route (et je crache sur le bois) comme on meurt depuis le ciel.

Bon voyage!

*: on parle ici de millions, de milliards… et de fieffés salauds.

Taquinerie divine :)

mercredi, août 5th, 2015

Extrait inédit et romancé des Notes de voyage à Kyoto (publication privée), dédicacé à Nana et Ayumi qui nous ont accompagnés ce jour-là 😉

Planchette votive, chope tirelire Toei, temple Koryuji. Kyoto 2015. Photo Lornet-Design, 2015.

Planchette votive, chope tirelire Toei, temple Koryuji. Kyoto 2015. Photo Lornet-Design, 2015.

Alors que nous visitions le temple Koryuji, celui dont on dit qu’il est le plus ancien de Kyoto (VIIème siècle AD), nous fûmes amenés à faire un vœu. Ne sachant pas vraiment quel vœu pouvait être exaucé, c’est moi qui décidai sur l’insistante demande de ma chère partenaire 🙂 , de demander la prospérité tant espérée et si désirable en ces temps d’injustice.
Pour effectuer ce vœu, il suffit de s’acquitter de quelques 300 yens (à peine 3 euros) dans le coffre en bois situé devant le temple, d’inscrire son nom ainsi que son vœu sur une petite planchette de bois, et de la déposer dans une boîte prévue à cet effet, après avoir pratiqué quelques gestes rituels, légèrement différents s’il s’agit d’un temple boudhiste ou shintô (on y reviendra).

Pleins d’espoir et échaudés par le climat étonnamment fort brûlant pour cette époque de l’année, nous continuâmes notre périple vers le parc Eigamura pour visiter les attractions et les lieux de tournage des productions audiovisuelles Toei. Nous décidâmes de nous restaurer avant de commencer notre périple.
Alors que nous nous rassasiions de ramen délicieuses, je commandai, sans surprise, une bière qui me fut servie dans un curieux contenant plastique en forme de lanterne.
Le « verre » était fait d’un cylindre en plastique inséré dans cette chope munie d’une anse, en forme de lanterne.
Curieusement, une fois son office accompli et le « verre » retiré, la chope pouvait se fermer à l’aide d’un couvercle fendu et ainsi servir de tirelire!

Je pris donc cet augure comme un message divin, et, un peu dépité, me résolus à ne rien attendre qui ne vienne de moi!

🙂

Pues, si no entiendes las idiomas…

mardi, août 4th, 2015
Couteaux japonais. Photo Lornet-Design, 2015.

Couteaux japonais. Photo Lornet-Design, 2015.

Il suffit pourtant de quelques outils, bien affûtés…

Pour commencer à œuvrer dans d’inconnus domaines…

Sushis de bœuf. Photo Lornet-Design, 2015.

Sushis de bœuf. Photo Lornet-Design, 2015.

Non que nous soyons novices en la matière, que nenni! Des années de practice et d’observation attentive, d’apprentissage et d’erreurs, nous ont montré la voie.
🙂

 

Ouzo. Photo Lornet-Design, 2015.

Ouzo. Photo Lornet-Design, 2015.

Et pour célébrer ça, hop! tant que tu bois, tu restes d’acier! 🙂

Post scriptum: il n’y a de bons artisans que ceux qui utilisent de bons outils, façonnés à la main, pétris de l’âme du travailleur créateur qui y inclut une partie de lui-même. Ainsi, le travailleur qui utilise ces outils est lui-même dans l’obligation de mettre dans ses œuvres une partie de son âme, à jamais incluse dans celui qui les apprécie.

 

Queremos

dimanche, juillet 5th, 2015

« Queremos » en espagnol signifie à la fois « nous voulons » et « nous aimons ».
C’est une des expressions utilisées lors d’un discours assez renversant et plein de verve que je vous invite à écouter: http://www.dailymotion.com/video/x2wql71_discours-de-jean-luc-melenchon-au-congres-du-parti-de-gauche-le-5-juillet-2015_news
On y notera la fugace apparition d’une pique sur les logos…
Cela me permet de vous dire qu’avec DEUX jours d’avance (voir la date de publication de l’article des sous-fifres journaleux locaux) sur le programme prévu institutionnellement, Môssieur le Président du département Côte-d’Or a élu lui-même (hilare) le logo qui figurerait en lieu et place de l’ancien.

Reportez-vous à mon précédent billet, où vous vous rendrez compte que ma prédiction était fort juste (et fastoche!).

Côte-d’Oriens, vous allez payer 1,3 millions d’euros (au moins) le changement de logo de votre département, ainsi que la signalétique des bagnoles et des bureaux. Continuez de bien travailler, afin de payer vos impôts! 🙂
Et si possible, continuez de voter pour ceux qui profitent éhontément de vos sous! Ils ne vous inviteront pas à leurs sauteries, soyez-en sûrs.

PS: j’ai des captures d’écran 🙂

Logo, politique, bêtise graphique

lundi, juin 22nd, 2015

Ça n’arrête pas! Le sujet du logo est véritablement une mine d’or pour la presse… et certains prestataires! et si je pouvais en faire mes choux gras, je ne cracherais pas dans la soupe… aux choux! 🙂
Je le dis tout de go!
Canard_logo_againUn récent article du Canard parle du montant assez coquet de la conception du futur logo du Conseil Départemental de la Côte-d’Or ( sur l’origine du nom Côte-d’Or, d’après la Wikipédia ).
Il s’agit donc bien de la conception, si j’en crois la presse, et non pas de la réalisation du logo… Cessons ici les viles supputations et gageons que de surcoût il n’y aura pas!

La conception de trois logos tels que présentés ci-dessous a donc supposément coûté entre 10000 et 13000 euros de l’aveu même de la presse. Oui, car seuls le Canard Enchaîné et le Bien Public ont avancé, à ma connaissance, ce chiffre. Le Président du Conseil Général, M. Sauvadet, n’a quant à lui avoué qu’un montant assez vague du changement global de la signalétique ( « plus d’ 1 M€ » discours pages 23 et 24), alors que son contradicteur, Mme Popard, lui reprochait un montant contre lequel l’exécuteur du changement avait pesté en son temps -électoral- (« son coût que
vous estimiez alors à 2 millions d’euros » page 1).

Messieurs dames, élus, parlementaires (et journalistes aussi), sachez que lorsqu’on change un logo, c’est évidemment toute la signalétique qu’il faut, à tout le moins, modifier, sinon renouveler.
Il n’y a donc pas lieu de mettre en avant une ligne plutôt qu’une autre dans un devis global.

Le coût global du changement de logo du Conseil Départemental de la Côte-d’Or et de ce que cela implique sera donc, prévisionnellement, de 1,3 millions d’euros.

Chers futurs clients, à vos calculettes 🙂

Parmi ces trois logos, un seul sera choisi suite à la votation démocratique (arf) des habitants du cru, ou pas. On peut se demander s’il y aura une géo-localisation des IP (et donc un flicage des votants à leur insu, loi sur le renseignement oblige) afin que le citoyen autochtone soit bien écouté.
De fait, la piètre organisation de ce vote saute aux yeux: d’une part par l’utilisation de Google forms, un outil gratuit de sondage en ligne proposé par une entreprise privée américaine, et d’autre part, par l’absence de mention concernant l’utilisation des données recueillies lors de l’utilisation de cet outil ( http://www.cotedor.fr/cms/logocotedoriens ) pas plus que l’assurance que le sondage soit véritablement et démocratiquement soumis à une autorité de contrôle indépendante, citoyenne, et légale.

En somme, une vaste fumisterie.

Ne serait-on pas, en ces temps de disette, en droit d’exiger que des développeurs web, des programmeurs, des graphistes du cru, travaillent pour des services publics plutôt que de faire appel à des entreprises aux buts pour le moins obscurs afin de rendre aux citoyens la transparence et la proximité qu’ils désirent tant?
D’après l’absurdité des propos de M. Cazeneuve ( « Pour commencer, il y a, dans le débat public, une bonne part d’hypocrisie. Les opérateurs internet détiennent nos données personnelles et je suis convaincu que nombre d’entre eux utilisent des techniques extraordinairement intrusives à l’égard de nos propres existences. Ainsi, M. Facebook vous demande si vous êtes prêt à être ami avec des tas de personnes dont vous ne lui avez jamais indiqué que vous les connaissiez. J’aimerais savoir comment M. Facebook parvient à le savoir ! » ) il semblerait que, la jalousie et la volonté de domination l’emportant sur le droit et la raison, l’Etat veuille prendre exemple sur le secteur privé.Diplo_juin_2015
Quelle hauteur de vue, quel esprit développé, quelle sagesse! Quel argumentaire de cour de récré, monsieur le Ministre!
Vous lirez, cher concitoyen, cet article ( http://www.monde-diplomatique.fr/2015/06/TREGUER/53099 ).

Il est donc tout naturel que des élus, avec le financement citoyen, fasse preuve d’une grande retenue budgétaire en utilisant des outils gratuits, privés, et provenant de puissances étrangères pour que le débat démocratique ait lieu et que, probablement, la plus grosse part de l’argent mis en commun aille dans les poches de leurs sympathiques copinous!
Fi des querelles géo-politiques, des conflits d’intérêts et autres billevesées! C’est pour ton bien, mon bon citoyen!

Revenons donc à l’aspect pour le moins décevant de ces propositions de logo. Le premier est donc celui qui va être choisi le 5 juillet prochain (ne me remerciez pas pour cette prédiction toute personnelle). Il rappelle furieusement celui qui était utilisé depuis 2008 (vous le trouverez sur les deux DERNIERES pages du bulletin de juin 2015 ou en en-tête du site), tant par les couleurs utilisées que par sa géométrie générale.
Il est vrai que le texte change quelque peu: au lieu de « Conseil Général Côte d’Or » (sic car le nom du département doit utiliser un trait d’union) sera inscrit « Côte d’Or LE DEPARTEMENT » (re sic).
Cela rappelle furieusement le publicitaire slogan « Atoll les opticiens », tout en voulant combler l’absence de culture générale de ceux qui n’ont plus accès à l’instruction publique gratuite et qui pensent que la Côte-d’Or est une tablette de chocolat 🙂

Les réformes diverses, porteuses de progrès, ont leur place jusque dans un logo :). On s’étonnera ensuite qu’après avoir appris des règles qui changent sans cesse, les étudiants commencent, assez rapidement, à se foutre royalement de l’apprentissage…

Bref 🙂

Le premier logo donc montre, outre le texte couleur or, un motif graphique inséré dans une forme d’oriflamme: il s’agit possiblement d’une représentation du ciel, en bleu et en haut, de trois parties de collines couleur or (ou jaune) dont les épais contours sont dessinés en blanc au milieu, puis d’un premier plan rouge également avec un épais contour blanc similaire aux collines.
La taille de ce dernier élément, qui probablement veut rappeler le rouge du drapeau national, puisque figure sur le logo du bleu et du blanc, a été fort mal appréciée: en effet elle a quasiment les dimensions du logo Marlboro. C’est fâcheux, mais il est si vrai que finalement, la culture graphique d’un prestataire n’est jamais passée au crible.

Le second logo, pas plus que le suivant, ne mérite une description. Je me contenterai de l’ affubler d’un petit nom: camembert bleu vilain pseudo techno.
Le troisième logo aura lui aussi droit à une nomination fromagère: Livarot bleu vilain façon ticket de rationnement.

Ces trois logo ont leurs pendants en noir et blanc.
Quel travail créatif! 🙂
Je reste dubitatif quant au respect du cahier des charges résumé ici:

  • Une esthétique graphique et typographique
    L’harmonie générale (équilibre, structuration, cohérence, simplicité…) des couleurs, des formes, des typographies utilisées
    L’actualité de la proposition (sobriété, dynamique…), de par ses couleurs, ses formes, ses typographies
    L’originalité (singularité, personnalisation) proposée par le logo.

 

  • Un fort impact et une bonne lisibilité
    La capacité du logo à se décliner sur les nombreux supports (affiches, plaquettes, signalétique, bâtiments, véhicules…)
    La capacité du logo à être vu, lu et reconnu dans un environnement concurrentiel (par exemple en bas d’affiche parmi d’autres logos), dans un environnement graphiquement chargé (par exemple sur un fond photographique), en lecture éloignée (sur la signalétiques de bâtiment et événementielle) ou en tout petit format (sur certains objets publicitaires par exemple).

 

  • Du sens et des valeurs
    La capacité du logo à porter le sens et les valeurs du département de la Côte-d’Or (cœur de région, partagé entre histoire et modernité, en équilibre urbain/rural…) d’une part, et le sens et les valeurs du Conseil Départemental (collectivité de proximité au service / en responsabilité des solidarités humaines et territoriales) d’autre part.

Les deux premiers points sont une belle description de ce qu’est un logo! à l’exception de « l’actualité de la proposition »: si un logo est « actuel », il ne remplit pas sa fonction intemporelle.
Vous pouvez vous en convaincre en cherchant la date de la création du logo Michelin, par exemple.
Mais là, je vous emporte, lecteurs, dans les très hautes sphères du graphisme, de l’art et de la philosophie 🙂
Le troisième point est le plus intéressant, et curieusement, celui qui ne transparait dans aucune des propositions: voyez-vous le partage entre histoire et modernité, l’équilibre entre l’urbanité et la ruralité vous sauter aux yeux? Non. Sentez-vous la proximité de cet organe d’Etat, la solidarité humaine? Non.

Bravo donc encore à cette pantomime mêlant politiques, agence de communication (toutefois un grand bravo aux stagiaires qui ont, eux, travaillé) et bêtise crasse. C’est digne de ce qui se fait « à la capitale » concernant le logo de la COP21!

Anguille?

vendredi, juin 12th, 2015
Anguille? Photo Lornet-Design, 2015.

Anguille? Photo Lornet-Design, 2015.

C’est toujours le plus dur de trouver un titre. Ça ne transparait même pas: le pékin du web arrive, lit (quand il sait)… « bon, mouaif’… » et se barre.
La plupart des « pékins » ne se rendent pas compte. Ils n’essaient même pas.
Et l’auteur s’en contrefout 🙂 C’est « ça » qui est bien!

Mais il n’empêche que lorsqu’on revient, tel Ulysse, mais avec en moins l’envie de revenir (si c’est pour retrouver une bande d’assoiffé(e)s du gland, hein…), et bien on peut se surprendre à tomber. Et un peu de haut, « qu’on tombe »; une fois qu’on a quasiment touché la ionosphère, limite 🙂
On revient hélas sur le plancher des vachettes d’obédience hispanique, avec leurs airs de cadors, qui veulent prendre le pouvoir qui, finalement, leur revient. Ben oui, hein, pourquoi se gêner?

On revient, et là, paf: sous prétexte d’ « égalitarisme » « éducationnel » (ils ne l’ont pas faite encore, celle-là) on va propulser l’éducation et l’instruction dans les abîmes, afin de favoriser le pouvoir d’achat des rupins. La « réforme » de Najat ne va conduire qu’à une seule chose: seuls les plus fortunés auront accès aux enseignements permettant de comprendre la saloperie du monde et sa non-humanité (et éventuellement de songer à y remedier… »lol qu’ils ont envie de le faire »). Les autres feront des « enseignements pratiques interdisciplinaires », comme, par exemple, savoir marcher jusqu’à son établissement scolaire (éducation physique et sportive) tout en chantonnant (éducation musicale) un poème de Prévert (français, littérature).
On se marre, non? 🙂
Et bien c’est ce qu’on appelle dans les milieux autorisés: le progrès.

On se retrouve également nez à nez avec une loi (c’en est une) sur le « renseignement ». Concerne-t-elle la manière dont on peut se renseigner sur telle ou tel puissant dans l’éventualité sinon d’éliminer leur ύβρις*, au moins de tâcher de la contrôler? Non.
Elle concerne ceux qui n’ont d’autre but que de servir leurs maîtres, histoire qu’on leur scope (ah merde, c’est du grec… disons: trifouille) les parties intimes…

Ah oui, on tombe de haut, c’est vraiment le cas de le dire. Anguille** (sur polystyrène).

J’ai 308 dossiers à traiter, ne m’attendez pas.

*un truc vraiment scatologique (ou est-ce eschatologique?)
Il manque un esprit rude, les connaisseurs auront corrigé.
** ce n’en est évidemment pas une…

Le bâillon de la terreur

mercredi, juin 3rd, 2015

https://www.laquadrature.net/fr/agissons-contre-le-projet-de-loi-de-surveillance

Non à la loi renseignement

« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils ont enfermé les sociaux-démocrates,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas social-démocrate.

Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n’ai rien dit,
je n’étais pas syndicaliste.

Lorsqu’ils sont venus me chercher,
il ne restait plus personne
pour protester. »

Martin Niemöller

L’art contemporain symptôme météorologique

samedi, mai 30th, 2015

Ce qu’on appelle en anglais « appropriation art » est le fait, pour un artiste, de reprendre le travail, la création d’un autre, en le modifiant peu ou pas. ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Appropriation_%28art%29 et http://www.artlex.com/ArtLex/a/appropriation.html )

Tout récemment, ce drôle de concept artistique est revenu sur le devant de la scène avec le scandale créé par Richard Prince à propos de photos qu’il a tout simplement volées sur Internet, aggrandies, puis vendues 90 000 dollars pièce après avoir ajouté un texte en dessous, sous forme de commentaire typique des plateformes existantes sur le web. ( http://fr.artmediaagency.com/115443/des-photos-instagram-volees-vendues-90-000-sur-frieze-new-york/ )

L’une de ces photos: https://instagram.com/p/2ygLRoR2hV/?taken-by=doedeere
L’original: https://instagram.com/p/3Bz1q2R2oI/?taken-by=doedeere

Certains fâcheux se contenteront de dire que ce type de geste artistique (si l’on ose dire) ne date pas d’hier: Marcel Duchamps ou encore Warhol auraient eux aussi usé du procédé ( https://en.wikipedia.org/wiki/Appropriation_%28art%29 ).

Il y a toutefois une différence notable: ils se sont servis de produits industriels, commerciaux, publicitaires, dont la valeur artistique, bien qu’existante a priori (tout objet a été sinon créé, au moins dessiné), n’est pas leur essence.

Débats sur la propriété intellectuelle il y a eu, et il y aura encore.
Non que ce ne soit pas intéressant. On lira avec attention quelques articles:

http://www.law.harvard.edu/faculty/martin/art_law/image_rights.htm
http://www.artinamericamagazine.com/news-features/news/landmark-copyright-lawsuit-cariou-v-prince-is-settled/

Et je m’arrête là à ce sujet, car mon propos n’en finirait pas, et je serais bien incapable de trancher dans l’infini de la connerie :).

Ce qui m’afflige dans la gestuelle artistique de Richard Prince, c’est le prix de recel. Car c’est bien là où je veux en venir: l’art contemporain et son image, dans une grande majorité, sont pollués par la connivence de la médiacratie ploutophile.
Doit-on en douter encore? ( http://fr.artmediaagency.com/108548/des-personnalites-du-monde-de-lart-impliquees-dans-le-scandale-hsbc/ )
Cela rappelle hélas les procès d’hommes puissants et/ou riches, en général impliqués politiquement, tout aussi véreux, qui n’aboutissent jamais lorsqu’ils sont (chance!) lancés aux frais de ceux qui n’auront jamais les moyens de vivre leurs petites frasques crasses et illusoires.

Quelle est donc la sensibilité de ces gens-là, sinon l’attrait de la possession? Que signifie donc le mot « appropriation », sinon qu’il est entièrement voué à la vaine tentative de la propriété?
Quelle âme, quel homme révèle le procédé?
Oh, rien de neuf sous le soleil, comme on dit. L’éternelle volonté de domination de l’Autre, et l’absence probablement totale d’empathie.

Cela pourrait être risible s’il ne fallait ajouter à ces travers la foutue incapacité de ceux-là qui s’appellent et sont reconnus comme artistes, à créer pour l’Inutile. Car l’Art n’est rien d’autre qu’une autre Vanité.

Mais cette vanité-là, elle procure, elle partage, elle se moque bien d’elle-même; elle a d’autant plus de valeur qu’elle semble avoir disparu…

C’est donc bien un glissement vers l’atrocité de l’Humanité qui s’opère dans le monde de l’art contemporain: l’unique dieu c’est le pognon. Ces « galeries », ces « artistes », ces « œuvres », ces « mécènes » ne sont rien d’autre qu’une suite de chiffres, dont l’intérêt est nul, totalement.

L’équilibre chancelle, retournons donc à nos moutons.

PS: Richard (quel nom!) regarde un peu ce qu’est une des vraies sortes de « appropriation art », ici dans le domaine de la vidéo ( https://www.youtube.com/watch?v=R8n0EDaEgn4 ). Note bien également qu’il y a une véritable cause, quoi qu’on puisse en penser: http://www.straycatalliance.org/who-is-sca/mission

Adieu les faux artistes, adieu les égoïstes pourris, adieu les idiots, adieu les hommes médiocres et sans âme. Il n’y a que vous, faux enthousiastes impuissants, pour vous essayer à tuer en voulant dénoncer le meurtre, et pour appeler cela: »art ».

Beware

jeudi, mai 28th, 2015
Caterpillar. Photo Lornet-Design, 2015.

http://www.kyotomm.jp/ Caterpillar. Photo Lornet-Design, 2015.

Coucou Richard Prince!
Prends garde,  honorable vieillard, car jamais plus tu ne feras grasse matière fécale de ceux qui ne te demandent rien.
Et ne viens jamais me taquiner, car tu sauras à qui tu t’es frotté (un petit minimum de quelques millions de dollars bien vieux et trébuchants).
Crois-moi, j’ai plus de temps que toi 🙂

Croûton!

Patience…

vendredi, mai 22nd, 2015

Sur le collotype: http://www.openculture.com/2015/05/the-art-of-collotype.html
A Kyoto: https://benrido-collotype.today/
Il y a aussi sur le site http://www.openculture.com/ pléthore de biens culturels gratuits.

Samaplukiléplu

vendredi, mai 8th, 2015
Jardin après la pluie. Photo Lornet-Design, 2015.

Jardin après la pluie. Photo Lornet-Design, 2015.

Oui, ça lave des conneries mondialisées de l’art contemporain qui prend une vitrine de coiffeur de quartier pour objet de tergiversation inutile (post précédent), prétextant une « vision » et glosant à posteriori pour de futiles motifs mercantiles.
Oui 🙂
Il a donc plu. Et c’est tout.

PS: cette photographie est également à vendre, à partir de 300 euros, en fonction du type de papier utilisé et du format demandé.
L’encadrement est possible.
Bien le bonjour par chez vous!

Zut! C’est fermé :(

vendredi, mai 1st, 2015
Godamnit! It's closed!

Godamnit! It’s closed!

L’uni verse

jeudi, avril 23rd, 2015

demivieAlors que d’aucuns cherchent parmi les égarés ou les indépendants de quoi rassasier leur soif de dividendes, il faut bien leur rappeler qu’une philosophie n’est pas qu’un simple mot, même si c’est quand même, aussi, cela. Une demi-vie qu’on espère forcément plus courte que la seconde moitié mérite d’être assassinée proprement, avec délectation et dans les formes qu’on peut 🙂
Le processus de vieillissement n’est un naufrage que pour les vaniteux imbéciles.
Il est donc temps d’accélerer le mouvement afin d’atteindre les 900 km/h et de prendre de la hauteur en se propulsant à une bonne dizaine de kilomètres au dessus de la mêlée, histoire d’aller voir ce qui se passe dans notre dos, là-bas, par derrière la nuit ou par devant le jour.
Evidemment, ce ne sera plus jamais « du typique ». La machine est lancée à tombeau ouvert. 🙂
Retrouver l’espace d’un instant une prime jeunesse dépassée de longue date, et avec elle, ses espoirs chaque jour affligés; goûter à nouveau l’altérité, apprendre de ceux qui ont bien voulu jouer le jeu, et qui, manifestement, offrent avec bonheur leur joie de partager.
C’est pourquoi il est indispensable de prévoir quelques présents afin d’honorer comme il se doit un accueil sans pareil, promu par une jeunesse universelle et que l’on espère dépourvue de vanité.
Car oui, le réseau permet mille autres choses que des velléités guerrières de tout ordre et de toutes obédiences, aussi stupides soient-elles.
On avisera donc.

Feedback

vendredi, avril 3rd, 2015

Suite à création d’un pace car fonctionnel pour le championnat WEST (conduisible par la direction de course et équipé de girophares visibles de jour comme de nuit), l’équipe de moddeurs Enduracers a intelligemment intégré ce nouvel élément dans le dernier Service Pack de leur mod internationalement reconnu comme étant tout simplement le meilleur pour rFactor.
L’équipe d’Enduracers est constituée de passionnés qui, pour certains, travaillent également dans le monde du sport automobile. Ainsi, les tests sont effectués par de véritables professionnels, techniciens, ingénieurs et pilotes de course.
Chaque détails du mod Endurance Series est peaufiné et testé avant d’être dévoilé publiquement, ce qui explique un temps d’attente parfois long 🙂
Le SP3 du mod Endurance Series comprend également les scènes 3D ainsi que les templates de décoration des voitures sous licence Creative Commons (CC BY-NC-ND je suppose). Il est ainsi entièrement personnalisable sous condition d’accord avec Enduracers, gratuit et non commercial.
La page d’annonce de la sortie du SP3 du mod Enduracers Endurance Series pour rFactor (screenshot ci-dessous).
La page de crédits du mod Endurance Series d’Enduracers (screenshot ci-dessous)
Vous aurez compris, même à la NSA, qu’étant crédité pour ma maigre contribution (la flèche verte sur les images), je fasse un peu de pub pour cette production de qualité.

Enduracers_SP3_release

Enduracers SP3 release website screenshot.

Enduracers_credits

Enduracers credits website screenshot.

 

 

 

Un logo type de souche merdique

samedi, mars 14th, 2015

logo_cop21_XLAvant toute chose, vous me pardonnerez un langage cru, familier, vulgaire voire argotique. Puisqu’il faut endosser un vêtement, celui d’artiste, de créateur, bien que pompeux et certainement injustifié, me sied très bien. A ce titre, la liberté est totale dans tous les moyens d’expression et elle devient obligatoire lorsqu’on se rend compte de la vanité et de l’absence de sens de la vie.
Ce n’est cependant pas parce que l’Humanité est crétine qu’il faut s’y rallier.

Alors que je parlais du prix minimum d’un logo ici, et que tous se souviennent des prix affolants des logos ANPE (2,4 millions d’euros en 2004) et Pôle Emploi (500 000 euros en 2009), le Canard nous informait il y a peu de la « nouvelle » solution des élites de la République pour contenir la crise qui ne les touche pas.
On notera que concernant les logos à gros prix, la presse, à son habitude, n’a pas fait état des détails contractuels. Il est certain que le coût de la création elle-même devait être inclus, mais quid des droits d’auteurs et d’exploitation. Bref.canard
Afin donc de faire bonne mesure face au système astucieux qu’ils avaient pu mettre en place dès qu’ils s’étaient aperçus que le vulgum pecum allait bénéficier d’un confort qui leur était réservé, et pour faire croire que, eux aussi, se lamentaient, les puissants ont décidés de faire eux-mêmes, sans compétences et dans le but de réduire les dépenses de l’Etat (mais pas les leurs) un LOGO. logo_cop21
Pas n’importe quel logo; le logo d’une « conférence des parties ». Le nom prête à sourire, de quelque manière qu’on le tourne. Il provient de l’anglais conference of the parties, acronymé en COP (cop signifie flic en argot anglais). On peut se dire qu’avec un titre aussi abscon, et sous lequel on hésite à mettre une exposition érotique ou un salon de l’armement, la tâche du graphiste n’a pas du être simple.
C’est sans compter que le graphiste en question -peut-on l’appeller ainsi?- est au fait de la signification de l’acronyme sus-nommé: il s’agit d’une conférence internationale sur le climat. Un truc écolo, mazette.
Sur le logo, on remarque le sous-titre: « UN CLIMATE CHANGE CONFERENCE » (la casse est ici reproduite).
N’est-ce point d’un ridicule achevé? La conférence ayant lieu en France, l’emploi du français eût été approprié, tout autant que l’usage de points pour abréger United Nations en U.N.
Cependant, il est vrai que depuis quelques temps l’ajout de termes anglais à des logos est d’un chic sans pareil. On lira à ce sujet l’article du Canard sur le logo (encore!) voulu par Huchon. logo_cgidf

Il suffit! Revenons au logo lui-même.
Une forme de feuille lancéolée qui n’existe pas dans la nature et donc la reflète fort mal à supposer que le but soit effectivement de suggérer l’idée de naturalité. Cette feuille n’a pas de pétiole, c’est un limbe simple, dénué de toute attache à la vie qui l’a produite.
On remarquera que, de loin, la feuille semble rongée en un endroit et malade car on note une chlorose au sommet (une décoloration de la feuille due à un manque de chlorophylle).
Voilà qui laisse augurer d’une piètre réussite à cette conférence pro natura.
On ne parlera même pas des couleurs, le vert étant une des couleurs les plus difficiles à imprimer ( https://en.wikipedia.org/wiki/CMYK_color_model ).
Un dessin de tour Eiffel déformé apparaît en blanc à la base de la feuille, histoire de faire comprendre aux illettrés que la conférence a lieu à Paris, comme indiqué en grands caractères juste au dessous. C’est une volonté ministérielle.
Bien plus encore qu’une contre publicité faite au graphisme, ce logo est l’expression de la désinvolture des organes d’Etat face aux enjeux qui concernent au premier chef la survie d’une Humanité qu’ils détestent.
Passant de postes de fonctionnaires non élus et rémunérés par les citoyens à des fonctions élevées dans les entreprises privées dont le but avoué est de faire des profits éhontés, et jamais redistribués à ceux qui les créent, grâce à l’exploitation d’une populasse prolétarienne docile, les puissants se gaussent de ceux qu’ils nomment en chœur avec leurs amis des médias, les « anonymes de la société civile ».

Bravo.

 

Mastering english language

jeudi, février 5th, 2015

Let’s have a little bit of FUN 🙂
… Well… for those who love languages AND manage achieve or succeed to listen to a free minded master of comic!

This next one has more or less the same signification of the previous picture I made: a disturbing, astonishing, stunning way of depicting POWER!
PS: go fuck yourselves, bastards empowered with bullshit! 🙂

Briser les e-cono

vendredi, janvier 16th, 2015

Faites pro.

Politique

mercredi, janvier 14th, 2015
Charlie?

Charlie?

 

Le jeu vidéo, la 3d et l’Histoire

samedi, janvier 10th, 2015

On m’a demandé il y a peu de temps de bien vouloir répondre à un questionnaire concernant « le métier de dessinateur infographiste en archéologie ».
J’étais tout à fait disposé à y répondre et ainsi devenir le number one du répondeur aux questionnaires 🙂 , mais au final, le questionnaire m’est apparu comme inopportun au regard de ma situation.
En effet, s’il fallait que je me considère, ce serait au moins comme archéologue et historien de l’art tout autant qu’infographiste. Oui, j’ai quelques diplômes, ceux-là mêmes dont aujourd’hui encore, l’ « élite » politique s’efforce  de minimiser la portée dans une visée néo-libérale du marché du travail, tout en obligeant chacun à leur obtention, sous peine de relégation dans les basses couches de la populasse. Allez comprendre ce paradoxe, qui résume assez bien ce qu’est la pensée politique, si toutefois on osait l’appeler ainsi.
C’était bien dans le but de simplifier le processus créatif et la « productivité » d’un savoir trasmissible facilement que je poursuivais un cursus d’archéologue infographiste.
C’était bien sûr sans compter sur la rigidité du système universitaire et socio-professionnel français. Ceux qui sortent du lot, s’ils n’ont pas un solide réseau destiné paradoxalement à résorber leur inventivité, sont vite mis hors d’état de nuire et relégués parmi ceux que d’aucuns aiment à appeler « les anonymes ».
Je ne minimiserai pas ma part de responsabilité, car dans toute société judéo-chrétienne, la culpabilité est une vertu! 🙂
Bref, comment pouvais-je répondre à un questionnaire qui s’adressait à un prestataire de services ayant à travailler en collaboration avec d’éminents archéologues? Comment pouvais-je répondre à un questionnaire destiné, hélas, à ceux qui rentrent dans les petites cases pré-établies par un système plus qu’imparfait?
Je ne pouvais pas, pas plus qu’être une de ces petites mains de l’industrie du jeu vidéo qui, pourtant, parvient aujourd’hui, mais encore petitement, à produire ce que la plupart des ministères de la culture n’arrivent qu’à imaginer en rêve ( voir cet article).
Il est si vrai que l’élément humain domine dans les relations sociales au mépris des aptitudes de chacun. Hélas, les relations sociales sont bêtement hiérarchisées, par chez nous. Une petite faveur contre un poste, un petit billet contre un silence, mon dieu que tout cela est vilain.

 

Les beaufs

mercredi, janvier 7th, 2015

cabuLe Canard que je viens d’acheter aujourd’hui sera le dernier avec des dessins de Cabu.

Chers congénères, cher moi-même, je ne vous dis pas merci et je ne vous salue pas.

Pace car West 2015

lundi, décembre 22nd, 2014

WEST_2015_1600x1200_tvQu’y a-t-il de plus harassant, de plus trépidant, de plus stressant, et de plus motivant que l’organisation d’un événement commun à plusieurs équipes?
C’est une question rhétorique 🙂
Quel qu’en soit l’objectif, le travail de groupe est toujours source de conflits et de récompenses. C’est ce qui a motivé mon implication et ma participation à l’organisation d’un championnat d’Endurance sur le jeu en ligne rFactor. Outre l’organisation proprement dite, faite de réunions diverses et de débats nombreux sur bien des aspects que la plupart des participants à un jeu ne soupçonnent même pas, ce fut aussi l’occasion pour moi de créer une affiche, de modifier une voiture et de se remettre un peu dans le bon sens de la marche.
Un travail d’équipe, voilà qui fait du bien.

 

La voiture de sécurité du World Endurance Series Tournament 2015 (organisé par la LCC et RFR), basée sur la safety car du mod Endurance Series créé par Enduracers modding team, utilisant la rampe de girophares livrée avec le jeu rFactor, a enfin une illumination des feux clignotants situés sur le toit, afin d’ajouter non seulement au réalisme, mais également à la visibilité du pace car.
La modification que j’ai faite a été rendue possible grâce aux outils de développement fournis par ISI, combinée avec un travail acharné de recherches et de tests tout autant que d’apprentissage.
L’intégration de cette option sera probablement faite dans le SP3 d’Enduracers Endurance Series, avec quelques améliorations, qui sait, comme la suppression du feu stop central arrière (qui « flotte »), et peut-être d’un bouton marche/arrêt synchronisé avec l’allumage des phares (une option de nommage des matériaux que j’ai eu la flemme de faire 🙂 ).
Le pace car créé pour le championnat WEST 2015 avec sa livrée WEST (également réalisée par Lornet-Design), stickers noirs brillants sur peinture moutarde matte:


Vidéo au format mp4
Envie de participer à ce jeu? Renseignez-vous ici 😉
Les organisateurs de cet événement, ceux qui ont sué sang et eau, et qui n’en auront fini avec leur calvaire quà la toute fin du championnat ( 🙂 ) sont:
Romain, Marc, Fabs, faburne, Taranis, Evolm, Mullog, Sweed (s’est retiré). A leur santé! 🙂

Le guide du retard

mardi, août 19th, 2014

Initialement intitulée « guide du routard (recyclage) », cette photographie inédite de Le Jocrisse fut prise en juillet 2009.
C’est une photo que je trouve assez réussie, prise sur le vif, si l’on peut dire :). Elle me rappelle par son titre le titre, justement, du Guide du routard intergalactique, bêtement dénoncé par les ayants-droits du nom guide du routard.
Quelle bêtise bien frenchie. Mais passons.

guide du routard (recyclage). Le Jocrisse.

guide du routard (recyclage). Le Jocrisse.

 

Digression sur l’art contemporain…
Dans une vaine tentative d’arter et de contemporainer qui me prend, divers titres me viennent à l’esprit: « ma boule », « rouge ou bleu, choisis ton camp », « la pupille de dieu », des machins bien nuls qui raviveront l’esprit mollasson des convives vernissées.
Ultime question concernant cette arnaque (oh oh), pourquoi intituler « sans titre » une œuvre qui n’en a justement pas… La question ne se pose pas, m’ont répondu le marchand et l’artiste, il faut juste lui donner un prix exorbitant! Welcome to the matrix 🙂

 

Le papier et la communication imprimée

vendredi, juillet 4th, 2014

La racaille des présidents au gnouf, les mono-neurone millionnaires s’amusant avec une balle, les espoirs bientôt et à nouveau déçus, la vie continue jusqu’à la mort. L’âme y survivra-t-elle?

boîte

Boîte.

J’ai eu récemment à travailler sur un assortiment de cartes destinées à un mariage. Elégance et sobriété devaient primer, une pointe d’humour pouvait se faire jour, c’était là le cahier des charges.
Lorsque que beauté et sobriété se rencontrent, l’efficacité n’est jamais très loin. Il faut bien sûr être capable de quelques émotions, il faut être sensible pour les appréhender.
En matière de graphisme imprimé, la question du support peut donc devenir primordiale. Non qu’elle soit nécessaire, mais elle se pose en premier, car du support dépend le rendu final, tant d’un point de vue graphique et colorimétrique que d’un point de vue de la sensation que procure le toucher d’un papier.
C’est ma muse et un ami qui m’ont rendu sensible à l’importance du papier en tant que support, mon amour matérialiste pour les beaux objets et ma sensibilité personnelle ayant fait le reste, mélangée à la stupéfaction devant les exploits de certains hommes à savoir les fabriquer.
Il fallait donc pour cette commande un carton d’invitation à la cérémonie de mariage ainsi qu’au vin d’honneur comportant deux volets, une invitation au repas séparée, un menu, ainsi qu’une carte de remerciements et de faire-part.
La douceur de l’événement, sa date à la météo parfaite, ainsi que ses instigateurs, un peu libertins (« Qui refuse les contraintes, les sujétions; qui manifeste une grand esprit d’indépendance, qui fait preuve de non conformisme. »), commandaient l’usage d’un papier sortant de l’ordinaire. Quelques éléments de la fête avaient d’ores et déjà été préparés sur des supports tout à fait exotiques, provenant d’une lointaine contrée du soleil levant.
Comme pour toute commande, le commanditaire avait prévu un budget étendu mais limité. Le talent du graphiste allait avantageusement se lier à des supports haut de gamme, sans qu’ils soient exclusifs et que leur prix ne soit excessif.

Toute la communication autours de cet événement serait faite sur support papier, avec le concours de La Poste comme coursier.

Cette décision supposait l’utilisation d’enveloppes, qui furent choisies parmi la gamme « Pollen » éditée par Clairefontaine (120g/m²). -http://www.clairefontaine-pollen.com/les-cartes-et-enveloppes.html
Les enveloppes d’envoi des invitations seraient rectangulaires au format 220×110 mm, de couleur blanche, celles des remerciements et des faire-parts, carrées, au format 165×165 mm, également de couleur blanche.

Pour l’affranchissement, un timbre aux couleurs de Baccarat en forme de cœur fut choisi opportunément puisqu’édité juste au moment de l’événement.

Papier Rives tradition

Invitation au mariage

Le carton d’invitation à la cérémonie, comportant les deux prénoms des mariés dans une typographie calligraphique de belle facture, simple et raffinée, fut décoré par un élément d’une peinture de Tien-shih Lin, illustrant le poème de Liu Yu-hsi’s sur « L’été mourant » (poésie T’ang 618-906 A.D.). A l’intérieur, sur le volet gauche, figurent les coordonnées et sur la partie droite le texte de l’invitation, dans un typographie également calligraphiée mais différente, en cela qu’elle est plus simple et droite, de celle utilisée pour les prénoms. Le revers de l’invitation présente une sombre histoire de robots qui dialoguent, censée être drôle pour les amateurs de cinématographie.

Ce carton d’invitation, envoyé à chacun des participants par voie postale, est imprimé sur un papier Rives tradition extra blanc (250g/m²) de dimensions 210×100 mm fermé, 420×100 mm ouvert, un papier au grain feutré sur toutes ses faces, à la texture traditionnelle et raffinée.

Papier Curious Translucent

Invitation au dîner

Le carton d’invitation au dîner, de format 210×100 mm, est quant à lui imprimé sur un papier CuriousTranslucent d’Arjowiggins (230g/m²) de dimensions 210×100 mm. C’est un papier calque sur lequel apparaît en faux filigrane, grâce à sa translucidité et à une impression à 20% d’encrage, le dessin monochrome de la peinture de Tien-shih Lin, reprise de la page première du carton d’invitation.
Faut-il le préciser, cet élément graphique d’une beauté d’obédience (ça veut rien dire, on s’en fout) est le fil conducteur de toute la panoplie papetière de cet événement.
Les deux typographies (celle des prénoms et celle du corps de texte) du carton d’invitation sont reprises sur celui du dîner, afin de conserver une ligne graphique facilement reconnaissable, et viennent couvrir une partie du faux filigrane.

papier couché

Menu de mariage

Le carton du menu, pour d’évidentes raisons pratiques, est quant à lui fabriqué dans un matériau plus robuste et moins noble: un simple papier couché demi-mat 350 g/m² blanc, au toucher assez lisse, même sans aucun pelliculage (à y réfléchir un Condat aurait mieux fait l’affaire, l’impression du lettrage n’aurait pas présenté le crénelage qu’on distingue à la loupe).
De dimensions 105×150 fermé et 210×150 ouvert, il reprend le motif graphique du carton, mais qui court sur les pages 4 et 1. A l’intérieur, page 2, les vins, et page 3, le menu. La typographie reprend la même disposition que le reste: calligraphie noble en page 1 et calligraphie plus simple en pages intérieures.

Papier Conqueror Diamant

Remerciements et faire-parts

Les faire-parts et cartons de remerciements, bien que d’un format différent ont la même première page; l’élément graphique, de même taille, est simplement et judicieusement tronqué sur l’un de ses côtés. Imprimés sur un papier Conqueror diamant étonnamment ultra-blanc alors qu’en papier recyclé, ils présentent un toucher soyeux, sans grain ni aspérité. De dimensions 140×150 fermé et 280x 150 ouvert, il permet l’insertion d’une photo des mariés en costume de pingouins, en page 3; la page 2 étant réservée au texte, toujours typographié selon la charte choisie pour toutes les autres impressions. La page 4 reprend bien évidemment l’histoire cocasse des robots, avec une petite variante dans le propos.

Pour cette recette sobre et élégante, créative et privée, ne comptez pas moins de quatre chiffres. Pour ceux qu’un tel montant rebute par sa petitesse, il est possible de gonfler la facture en utilisant des procédés encore plus coûteux tels que l’embossage, le gaufrage, la dorure ou l’argenture à froid, les découpes ou les vernis sélectifs.
Post-scriptum: et j’allais presque oublier les fameux porte noms! Ceux-ci furent calligraphiés à la main, avec une plume Rotring (le support ne s’y prêtait pas) un feutre Mitsubishi 0.8 mm sur le même papier Curious Translucent que les invitations au dîner. Et jamais je ne vous dirai que c’était les chutes de découpe des invitations 🙂

 

 

Triphasé de merte, la fiche! :)

samedi, juin 21st, 2014

On se souvient du tollé engendré par l’affaire de l’affiche de la fête de la musique 2013… ( http://www.lornet-design.net/decadence/ )

En cherchant sur le web l’affiche de la mouture 2014, je suis tombé sur l’avis d’un graphiste ébahi par l’affiche 2014… D’aucuns diront « lol » 🙂

La voici: http://fetedelamusique.culture.fr/fichier/p_download/2171/download_fichier_fr_affiche_fm_2014.pdf

Réalisée par Trafik.

2 couleurs, 1 typo et demi, 200 euros sur la table, 200 000 dessous? 🙂
Pardonnez-moi, c’est l’ambiance Bygmalion…

Ha bé c’est la crise mon bon p’tit populo d’amour…

On remarquera que sur le site officiel, seul l’élément graphique circulaire (assez sciant, il est vrai) est rappelé… https://www.fetedelamusique.culture.fr/fr/
Vous dire s’ils en sont fiers, tout là-haut…
Que de progrès en une seule année! Bravo!

Ma religion se résume à…

lundi, juin 9th, 2014

http://www.metrolyrics.com/jai-retrouvu00e9-mon-flingue-lyrics-renaud.html

Merci Renaud, d’avoir trouvé les mots. (j’ai retrouvé mon flingue)

Edit 2017 en réponse à la suppression de la vidéo par taTeube sur ordre de la maison de disque certainement: va te faire baiser par les flics et continue bien de te faire enculer par ta boîte à fric de major. Et surtout ne partage rien, sur le web, c’est vraiment que des pédo-nazis.
🙁

Happiness is NOT a cigar…

vendredi, juin 6th, 2014

Well, depends 🙂

Contemporary art

mercredi, mai 14th, 2014

In a simple definition, contemporary art is a mean to ask « what is art? » I do not remind or call anything else from my courses in this matter @ university.
For example, if you defecate in the middle of an empty white room and say it’s an art exhibition, and ask people to come see it, you can always say: « my art is about asking what art is ».
Don’t smile, international contemporary artists already did it, and you can buy the shit for quite a lot, moron! 🙂

Basically, contemporary art is anything you want, but you have to write something beside it to lead people to understand what you mean, in a false manner.

So here’s the first less smelly:

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Le texte explicatif est: « et nous en faisons tous partie ». Rabbit hole.

 

Desiderata

mercredi, novembre 13th, 2013

Go placidly amid the noise and haste, and remember what peace there may be in silence.

As far as possible without surrender be on good terms with all persons.

Speak your truth quietly and clearly; and listen to others, even the dull and the ignorant; they too have their story.

Avoid loud and aggressive persons, they are vexations to the spirit.

If you compare yourself with others, you may become vain and bitter; for always there will be greater and lesser persons than yourself.

Enjoy your achievements as well as your plans.

Keep interested in your own career, however humble; it is a real possession in the changing fortunes of time.

Exercise caution in your business affairs; for the world is full of trickery. But let this not blind you to what virtue there is; many persons strive for high ideals; and everywhere life is full of heroism.

Be yourself. Especially, do not feign affection.

Neither be cynical about love; for in the face of all aridity and disenchantment it is as perennial as the grass.

Take kindly the counsel of the years, gracefully surrendering the things of youth. Nurture strength of spirit to shield you in sudden misfortune. But do not distress yourself with dark imaginings. Many fears are born of fatigue and loneliness.

Beyond a wholesome discipline, be gentle with yourself. You are a child of the universe, no less than the trees and the stars; you have a right to be here. And whether or not it is clear to you, no doubt the universe is unfolding as it should.

Therefore be at peace with God, whatever you conceive Him to be, and whatever your labors and aspirations, in the noisy confusion of life keep peace with your soul.

With all its sham, drudgery, and broken dreams, it is still a beautiful world.

Be cheerful. Strive to be happy.

Max Ehrmann, « Desiderata », 1927.

Décadence

mercredi, octobre 16th, 2013

Voici l’image créée pour la Fête de la musique 2013: cible
Je n’ai pas le courage de la poster ici, vous allez comprendre pourquoi. Elle illustre un article relatant le profond malaise de la profession de graphiste, quant à l’estime qu’on a de lui. J’attendais cet instant, car cet événement me touche particulièrement à plusieurs titres. D’abord parce que dans le monde de la création graphique comme dans TOUS les domaines de notre société, le médiocre prend le pas sur le désir de perfection, aidé en cela par un discours lénifiant, pur produit de la dictature de masse organisée par les pouvoirs politiques et leur dieu argent.
Ensuite parce que les cerveaux sont rongés. Non qu’ils le soient plus ou moins qu’avant, encore qu’il faudrait  pouvoir quantifier les effets probablement néfastes des produits du « progrès », mais parce qu’ils le sont TOUS.
La vie n’est pas un combat, un challenge, une route. C’est un cadeau, et c’est pour cela qu’on ne la vit qu’au présent.
Revenons à cette affiche pour le moins bâclée tant dans sa forme que dans le message qu’elle est supposée transmettre, elle a dû être créée en quelques heures.
Tout d’abord, les logos figurants en haut et en bas de l’affiche: ils sont fournis par les entreprises, en théorie dans un format et dans une colorimétrie convenant à l’impression (CMYK) et à l’affichage sur écran (RGB), si possible dans un format vectoriel. Si jamais les images fournies sont au format bitmap (qu’elles sont donc pixellisées) et surtout si elle sont dans une résolution trop petite, il faudra alors les recréer afin d’obtenir une qualité suffisante. Mais gageons que cela n’est pas le cas, et qu’il ne faudra pas recréer la roue: le Crédit Mutuel est un des sponsors, on peut supposer que cette banque a les moyens de ses clients pour se payer ce qu’elle veut.
Ensuite l’image de fond: il s’agit d’un visage humain de profil dont on ne voit que la partie frontale; il est traité en deux couleurs, l’une pour l’ombrage, l’autre pour le fond, rempli avec un léger dégradé. Il s’agit soit d’une photo vectorisée, à la main ou de façon automatique, soit d’une création pure. J’ai un petit doute sur ce dernier point… 🙂
En fond d’affiche on a figuré un rayonnement radial en deux tons partant de la bouche du visage pour finir vers le bord droit de l’affiche.
Mais le pire, ce sont les typographies utilisées, leur agencement et leur transformation. Le texte est de couleur jaune et l’effet recherché est de donner l’impression qu’il sort de la bouche ouverte du visage. Hélas, il ne suit ni les lignes du visages et de la bouche ouverte, ni celles du rayonnement radial, par derrière. L’élargissement  du texte, de gauche à droite est, on peut le dire, torché.

Le motif central de l’affiche laisse deux grands vides au dessus et en dessous du motif principal, celui du dessous étant réservé, sur une version où il apparaît en blanc, à une éventuelle personnalisation de l’image.

Cette affiche est signée. J’aimerais connaître le prix concédé à ce type de produit. Si j’avais les moyens, j’en donnerais 1000 euros tout au plus (aller, 3000 si l’on est à Paris, héhé). C’est pas mal pour une ou deux journées de boulot probablement effectuées par un stagiaire non payé. Notez que je dénigre ici non le stagiaire, mais le procédé: le stagiaire est pas ou peu payé, il est obligé de suivre les directives souvent stupides d’un « caïd » de la boîte qui l’a engagé. En général on ne laisse que peu de latitude créative à un jeune, parce qu’il est jeune, mais surtout parce qu’il se pourrait bien qu’il prenne la place du « directeur artistique ».

L’article cité plus haut fait état du malaise des graphistes face aux exigences stupides des commandes publiques (délais trop courts, budget insuffisant…) qui ne laissent aucune place à la créativité puisqu’elles commandent ni plus ni moins qu’un produit, une marchandise.
Même si l’argument débile « des goûts et des couleurs » peut trouver un écho face à une critique, il n’en reste pas moins qu’un professionnel se trompe rarement sur la qualité d’une création. Oui, l’artiste est libre de faire du « rien » s’il le souhaite, et cela depuis l’avènement de l’art contemporain, communément accepté avec le début de l’œuvre abstraite de Kandinsky et théorisé avec Duchamp. Mais l’artiste ne doit pas fabrefacere en se pliant aux exigences d’un système devenu fou, dont l’évident principe est la négation, même pas philosophique, de l’Humanité. En servant ce système, l’artiste coupe littéralement la branche sur laquelle il est assis.
Vous aurez compris que ma critique ne s’applique pas vraiment à cette affiche, bouc-émissaire d’une révolte corporatiste bien compréhensible, mais de fait cloisonnée. C’est bien plus au système capitaliste néo-libéral, qui petit à petit impose ses règles aberrantes aux Etats et donc à leurs peuples, que s’adresse ma critique. La poussée de la crétinerie, la montée de la peur de l’autre, l’individualisme crasse, la malhonnêteté, l’hypocrisie, générés par l’attrait de l’argent, mais surtout par son manque, dont chacun peut faire l’expérience quotidiennement, conduisent inexorablement à un affrontement sanglant.
Pour le moment, tout va bien, l’agressivité est retournée contre soi. Mais gare!

 

American ability…

jeudi, octobre 3rd, 2013

I guess founds are not the only means…

Bonus:

Education

jeudi, septembre 19th, 2013

Tous unis pour toutes les causes

mardi, juin 11th, 2013

Lornet-Design soutient l’association La péniche du cœur avec la création d’un logo!

rFactor skin BMW E90 "La péniche du cœur" TUPTLC 2013. Graphic design Lornet-Design.

« La péniche du cœur »

rFactor skin BMW E90 "La péniche du cœur" TUPTLC 2013. Graphic design Lornet-Design.

« La péniche du cœur »

rFactor skin BMW E90 "La péniche du cœur" TUPTLC 2013. Graphic design Lornet-Design.

« La péniche du cœur »

rFactor skin BMW E90 "La péniche du cœur" TUPTLC 2013. Graphic design Lornet-Design.

« La péniche du cœur »

rFactor skin BMW E90 "La péniche du cœur" TUPTLC 2013. Graphic design Lornet-Design.

« La péniche du cœur »

rFactor skin BMW E90 "La péniche du cœur" TUPTLC 2013. Graphic design Lornet-Design.

« La péniche du cœur »

rFactor skin BMW E90 "La péniche du cœur" TUPTLC 2013. Graphic design Lornet-Design.

« La péniche du cœur »

 

 

 

 

 

 

La FFSCA (fédération française des simulations de courses automobiles) parraine une course d’endurance « open » de 4 h sur le jeu rFactor à l’occasion de l’événement « tous unis pour toutes les causes« , organisé par la ligue Tourisme et GT et le site PilotesF1.com.
Le but de cette compétition de simulation automobile est de représenter des associations à vocation humanitaire ou sociale et de récolter des dons qui seront offerts à l’association soutenue par le gagnant de la course.
C’est donc un événement placé sous le signe de la générosité auquel chacun peut participer grâce à un site web dédié: TUPTLC.fr

La course se déroulera le 4 juillet 2013 sur le circuit d’Interlagos au Brésil, les voitures utilisées seront des BMW E90, tirées du mod BMW E90 Super Trophy (WTCC – BMW E90 Mod by Thome – Converted by MaNTzEl aka AmStaFF). Chaque équipage de 2 personnes doit créer une carrosserie représentant l’association qu’il a choisie afin d’en faire la publicité.
Lornet-Design a choisi, sur d’avisés conseils, de représenter l’association Péniche du cœur, qui a pour but l’hébergement d’urgence dans une ambiance conviviale, favorisant les échanges humains, dans l’esprit et le respect de la charte des Restos du cœur.
Située Port Saint Bernard / Jardin Tino Rossi dans le 5ème arrondissement de Paris, la péniche du cœur accueille des personnes sans-logis. Pour en savoir plus, visitez également l’ancien site www.penicheducoeur.org.

L’équipe courra sous les couleurs de la team LCC (Les Casse-Cou) qui ne ménage pas ses efforts pour permettre aux pilotes de s’entraîner sur leurs serveurs ouverts et qui organise de nombreux opens.

Lornet-Design a réalisé la peinture de la carrosserie de la voiture numéro 22 « Péniche du cœur » de la team LCC. Le cahier des charges demandait de rappeler les couleurs de la péniche ainsi que sa silhouette longitudinale, afin que l’association soit clairement identifiable. Le choix d’un thème bicolore blanc et bleu utilisé sur la péniche s’imposa, de même que la reproduction des lisses de coque bleues, décalquées sur les flancs de la voiture.
Afin d’obtenir une texture de qualité, il a fallu reproduire le cartouche portant le nom de la péniche au format vectoriel, ce qui permet de le dimensionner à loisir sans pixellisation.

Il manquait toutefois un véritable logo, car l’association ne semble pas en posséder. L’idée de la bouée, symbole du sauvetage, m’a permis de réunir les éléments constituants le nom de l’association en un seul logo: la péniche ainsi que sa mission sociale sont figurées par la bouée, et le cœur est dessiné grâce à la saisine en corde. Le logo a été réalisé dans un format vectoriel, en deux variantes, l’une en relief (visible sur la voiture), l’autre en aplat de couleurs.

Ces logos, utiles pour la communication imprimée et via les écrans seront gratuitement mis à disposition de l’association, si elle le souhaite. L’ unique contrainte, inhérente à la création artistique sera l’obligation de ne pas modifier la création sans le consentement de l’auteur.

Music!

lundi, avril 8th, 2013

You certainly do not know that I am a great music lover, with quite a good ear and an intuitive play at the guitar. Anyway, I’d like to share with you some pieces of good dam music.
First let’s begin with music history, and Georg Friedrich Händel with this magnificient interpretation of its Passacaglia by Noa Gabay playing the harp.

So what? you may tell me… So let’s check what kind of music Georg Friedrich Händel leaded to…
Here’s  a pot-pourri of several songs created afterwards following Händel’s lesson, all mixed in one. Besides the great musical mix, be careful with the lyrics, as they might be associated and quite grivois, as english humor likes to do it.

Stay tuned, post’s to be updated!

Update!

Pour la neutralité du net.

mardi, janvier 3rd, 2012

http://mediakit.laquadrature.net/view.php?full=1&id=725

Support 42 ! Soutenez 42 !

Web 3d 2011, un nouveau souffle

dimanche, juillet 3rd, 2011

La conférence internationale sur la web 3d s’est déroulée dans une faculté de médecine. C’est joli une fac de médecine parisienne rive gauche. C’est en vraie pierre de taille, robuste, décoré de statues en ronde-bosse, de bas-reliefs honorifiques à la gloire des grands qui sont passés par là et qui ont lâché quelque fortune pour le bien commun  🙂 . Présentation sommaire de la conférence en vidéo.

Web3D conference 2011 Paris

Web3D 2011 Paris

Vanité

Vanité

Les salles et amphithéâtres s’articulent autour d’une cour à galerie agréablement végétalisée et ponctuée de deux fontaines: idéal pour s’en griller une petite sans devoir s’exiler trop loin alors que le buffet n’attend que vous !

Une copine m’attendait depuis un moment, de marbre devant cette effervescence momentanée.

Tout le gratin de la 3D web s’était donné rendez-vous pour divulguer lors de passionnantes conférences les avancées technologiques permettant un espoir renouvelé dans l’utilisation de cette vieille technologie, jusqu’alors phagocytée par les solutions propriétaires et la mauvaise volonté de certains monopolisants.

L’enthousiasme des intervenants principaux (Alain Chesnais, président de l’ACM -Association for Computing Machinery- , et Neil Trevett, président du groupe Khronos) ainsi que leurs discours distanciés contrastaient assez fortement avec d’autres interventions, plus focalisées et techniques (je n’en ai pas compris le dixième ou presque 🙂 ).
Tous les intervenants ainsi que la plupart du public sont des universitaires, des ingénieurs, des industriels, des entreprises, des organisations d’état, bref la vraie vie de l’argent et de la technologie  🙂 .

Tout comme dans la vie des démocraties d’aujourd’hui, où ce ne sont pas les peuples qui décident, mais les financiers via les politiques, le monde de la web 3d est soumis aux besoins des industries, et fait peu de cas des utilisateurs, sauf à obtenir un contenu gratuit. J’exagère à peine 🙂 .

Cependant, les technologies ouvertes issues de ces relations techno-économiques restent accessibles aux utilisateurs et leur permettent de créer des contenus tout en apprenant à s’amuser de certaines difficultés. C’est tout de même grâce à l’élaboration de langages ouverts comme le VRML et le X3D que Lornet-Design a pu créer sa démo.

Dijon 3d @ Web3D conférence 2011 Paris

Dijon 3D @ Web3D 2011 Paris

Lornet-Design a donc présenté son humble projet « Dijon 3D » lors de la session « web 3d showcase », en retard d’une heure sur le programme.

Le web 3d artshow qui précédait a mis en lumière l’utilisation exclusive de Second Life par les artistes présents, qui ne semblaient pas se rendre compte des questions que cette utilisation exclusive peut soulever.

L’élaboration de standards ouverts pour la web 3d permet aux utilisateurs, quels qu’ils soient, de créer et de divulguer de façon libre et accessible, sans être assujettis à des formats propriétaires, et sans être tributaires d’un service privé souvent limité dans le temps, comme l’a souligné Nicholas Polys (Virginia Tech). C’est bien de cela qu’il s’agissait lors de cette conférence. Les artistes étaient donc totalement à contre-courant, dans le mauvais sens du terme.

Mais les artistes, dont l’égo est souvent pathologique  :), ne semblent pas voir que l’utilisation des nouvelles technologies pose également la question de la liberté. Présentation intégrale du web 3d artshow et du showcase en vidéo.

 

La petite histoire de la présentation de Dijon 3D:

Pour présenter une démo il faut un ordinateur portable. Le Dell Inspiron 9100 de Lornet-Design, équipé d’une carte graphique ATI Radeon Mobility 9800, ne supporte pas le x3dom en raison d’accords stupides entre Dell et ATI à l’époque de sa construction (en 2004). Les drivers ne sont plus développés car Dell obligeait ses utilisateurs à passer par Dell pour les mettre à jour. Résultat: il faut racheter un ordinateur. Stupide lobbying.

Je demandais donc à Alain Chesnais, car très sympathique il m’apparaissait, s’il pouvait me prêter un PC capable d’afficher du x3dom. Il utilise un Mac. Ok, compris. Mac affiche x3dom sans souci, c’est cross-platform, mais je me dispensais de le lui rappeler. Il me dirigea vers Anita Havele, executive director du Web 3D Consortium, fort charmante, qui me dirigea vers Johannes Behr (Fraunhofer Institute) tout à fait disposé à me prêter son Mac 🙂 … C’est ainsi que je rencontrai Yvonne Jung, talentueuse et sympathique ingénieur informatique chez Fraunhofer Institute, les créateurs du x3dom et de Instant Reality.

Le moment venu, Johannes était hélas occupé, mais se fit fort de me diriger vers un étudiant stagiaire chez EDF qui me prêta son ordinateur pour faire ma présentation. Je l’en remercie encore. J’apprenais par la suite que l’image 3D de la cathédrale Notre-Dame de Paris sur l’affiche de la conférence est de son fait.

Affiche Web3D conférence 2011 Paris

Affiche Web3D 2011 Paris

C’est donc avec un certain stress que j’abordai ma présentation, du fait du retard accumulé sur le programme (je ne voulais ni m’imposer ni prendre sur le temps d’autres communications, pas comme certains…) et parce que je savais que mon discours tenait en 10 minutes, sans compter le temps de la manipulation. Mais bon, la démo est en ligne, vous pouvez manipuler vous-même, c’est facile.

Du coup j’ai dû couper à la hache mon discours en direct, ce qui le rend peut-être un peu biscornu.

Voici donc le texte intégral de la démo Dijon 3D par Lornet-Design à la conférence internationale web3D 2011.

Je passerai sur les rencontres d’ordre privé, un dîner avec un véritable artiste 3D, arrosé d’un excellent Bordeaux, la veille de la conférence au « café des artistes », ainsi qu’une rencontre du troisième type, fugace et déstabilisante, à la « 2001 » :). Et ce n’est qu’ensuite, une fois revenu derrière mon clavier, que je me suis aperçu que j’avais également rencontré sans le savoir, la célèbre et talentueuse Wildpeaks (le site est en flash ^^).

Je n’ai pas assisté à toutes les conférences, mais lors de celles où j’étais présent, je me suis abstenu de taper mes mails sur mon mini ordi, afin de ne pas emmerder mes copains de banc d’amphi avec un tac-tac-tac  de clavier chiant, histoire de faire croire que j’étais un busy man. Il était déjà assez difficile de comprendre l’anglais souvent approximatif, quant à l’accent, de certains communicants. Quand j’ai eu envie de lire mon Canard préféré, je me suis retiré dans la salle de pause. Je n’ai pas non plus twitté les trucs et les machins en direct. Et pour cause, je n’avais ni ipod, ni ipad, ni tablet, ni ordinateur portable sur moi, encore moins de minitel, tout juste une antiquité mobile que j’avais éteinte.

En guise de conclusion provisoire, on peut dire que cette conférence internationale sur la technologie web 3D a mis en évidence plusieurs axes de réflexion et de développement: d’une part, la gestion de données massives, surtout concernant la géolocalisation « sociale » et militaire (le consortium web 3d travaille beaucoup avec l’Etat américain), d’autre part la prééminence de l’Internet mobile et sa suprématie future. Le tout étant bien évidemment concerné par l’élaboration de standards visant à faciliter le développement, la création et la commercialisation rentable de produits destinés à l’utilisateur.

Il manquait cependant dans les discours, en guise d’ouverture, un questionnement sur l’éthique liée à ces nouvelles technologies: la géolocalisation est un moyen très efficace pour tracer la vie de tous les citoyens du monde, équipés de multiples « sensors » (censeurs ? 🙂 ), l’Internet mobile est « révolutionnaire », mais plutôt dans le sens ou le pouvoir peut à nouveau, et grâce à la naïveté des citoyens-utilisateurs, reprendre le dessus par sa puissance de contrôle.

Ces questions sont d’une importance cruciale, comme le rappelle par ailleurs Benjamin Bayart, et l’éducation à l’utilisation des nouvelles technologies est indispensable.

Il reste que j’ai été honoré de participer à cette conférence internationale sur la technologie web 3d, où j’ai beaucoup appris, et de pouvoir présenter mon projet de ville 3D « Dijon 3D ».

 

 

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